AU VU VU UV UV LU UV UV VUS VU UE EU UV VERRA RAR AAA AE
SALIFIABLES.
Du potassium et du sodium.
LE potassium et le sodium ont, l’un et l’autre, la facuité de s’unir au chlore, et les combinaisons formées, par chacun des deux métaux, avec ce principe , ont été décrites dans la traduction de l'édition précédente du système de chimie de M. Thomson. Mais comme les chlorures se rencontrent mêlés ensemble , et quelquefois dans des proportions très - variables, la connaissance qu’on a de la déterminaison précise des élémens qui les constituent rend l’analyse de semblables mélanges trèsfacile ; c’est de l’analyse de ces mélanges que M. Gay- Lussac s’est occupé le premier, comme une acquisition nouvelle pour la science, et un moyen d’emploi utile dans quelques arts. On peut, suivant M. Gay-Lussac, parvenir d’une manière satisfaisante à cette analyse, à l’aide de plusieurs procédés d’une exécution facile ; mais il préfère, comme réunissant à une très-grande simplicité toute la rigueur désirable , le procédé qui suit, fondé sur l’abaissement très-inégal de température que produit la dissolution dans l’eau de chacun des deux chlorures. Après avoir reconnu que 50 grammes de chlorure de potassium se dissolvant dans 200 grammes d’eau contenus dans un vase de verre de la capacité de 320 grammes d’eau et du poids de 185 grammes , produisent un abaissement de température de 11°,4 centigrades, tandis. que la même quantité de chlorure de sodium donne lieu seulement , dans les mêmes circonstances, à un abaissement de 1°,9, ce savant observe que si l’on dissout dans 200 grammes d’eau 50 grammes d’un mé- Jange des deux chlorures , le froid produit sera relatif à la proportion de chaçun des chlorures ; d’où il suit
Mélange de chlorures de potassium ei de sodium.
qu’alors il sera toujours possible de conclure l’un de l’autre. On pourrait former ainsi une table, indiquant l’abaissement de température correspondant à un mé- Jange connu des deux chlorures ; mais M. Gay - Lussac propose , comme moyen devant suflire, celui de calculer la proportion de ces chlorures par une simple règle d’alliage, en partant de l’abaissement de température produit par la dissolution de chaque chlorure dans Peau. Soit d cet abaissement , la règle pour calculer les chlorures de potassium dans 100 parties du mélange avec les degrés de froid énoncés , est :
Chlorure de potassium. . . . . . 100°—190
Les proportions de mélanges connus calculées par cette règle ne différeront jamais de plus d’un centième des véritables. Il suffira en opérant ainsi, 1° d’avoir un thermomètre très-sensible , sur lequel on trouve facilement indiqués des dixièmes de degrés ; 2° de réduire le mélange des deux chlorures en poudre très-fine , afin qu’il se dissolve dans l’eau le plus rapidement possible ; 5° de tenir par le col seulement le vase-dont on se sert pour contenir l’eau, et dans lequel on doit plonger le thermomètre pour en connaître la température, afin que la chaleur de la main re puisse pas influer sur la température de cette eau ; on y verse ensuite promplement 50 grammes du mélange , et pendant que le thermomètre est suspendu dans le liquide avec la main gauche, on ent le col du vase avec la main droite, et on lui imprime un mouvement giratoire très-rapide pour accélérer la dissolution. Pendant qu’elle s'opère , le thermomètre baisse très-promplement; on suit sa marche avec attention , et on observe le degré le plus bas auquel il s’arrête.
Ce procédé qui exige à peine dix minutes pour être exécuté en entier, est susceptible de la plus grande précision ; et, à raisôn de son extrême sensibilité, iFpeut être employé dans les arts, !
, * Annales de chimie et de physique, tome XIX, page 41
LITHION. 209 Du Lithion. *
On trouve dans la mine d’Uto, en Suède, un minéral, que M. d’Andrada distingua le premier sous fe nom de pétalite. Ce minéral , quoique connu des minéralogistes depuis plusieurs années, n’a fixé que récemment l’atiention des chimistes. On ne l’a jamais rencontré cristallisé; mais sa forme primitive, obtenue et calculée par M. Haüy au moyen de la division mécanique et à l’aide du gonyomètre; est un prisme rhomboïdal, dans lequel la proportion entreles deux diagonales, est comme} 13:72 ce qui détermine les deux angles opposés, l’un à 137°,8”, et l’autre à 42°, 59”.
La couleur du pétalite est le blanc, avec de très-légères teintes, de rouge, de bleu, ou de vert, dues probablement à un mélange de substances étrangères. Sa cassure en long est lamelleuse , celle en travers est conchoïde, à petites cavités, ou quelquefois fibreuse. Son éclat ex- - térieur se rapproche de l’état nacré , à l’intérieur il est presque vitreux. |
La pesanteur spécifique du pétalite est, suivant M. Arf: wedson, de 2,421, de 2 4268, selon le docteur Gmelin et Le docteur Clarke , l’établit à 2 45. |
Le pétalite est translucide, et en petits fragmens , presque transparens. Sa réfraction estsimple , au moins , Lorsqu’on regarde l’objet à travers les faces parallèles du miné ral. Sa dureté paraît être à peu près la même que celle du feldspath. Il raye facilement le verre , ce‘qui n’a pas lieu à l'égard du feldspath. Sa fusibilité au chalumeau est à peu près la même que celle de l’adulaire. Le verre ,
1 Il avait été fait déja mention, dans l’appendix joïnt à la traduction de la précédente édition , de la lithine, comme d’un alcali nouvellement découvert dans le pétalite; mais dans l'exposé qui y a été présenté des propriétés de cetté substance reconnues d’abord par M. Arfwedson , et depuis par M. Vauquelin, les dénominations de lithine et de lithion, métal d’où on l’obtient, n’ayant pas été appliquées d’une manière exacte, on a cru convenable, pour éviter toute ambiguité ou crreûr, d'offrir ici l’histoire du lithion telle que M. Thomson la donne dans sa sixième édition, en y ajoutant ce que MM. Vauquelin et Arfwedson ont fait connaître sur ce métal et son oxide. R.
. Les Can ta
CEA 0 LAS m Ge REX À "r4
Comment on l'obtient,.
Ses proprié- (es,
Jorsque la fusion a été complète, est transparent ei parsemé de petites bulles d'air à l’intérieur ; avec ad-
dition de borax, il se fond en un verre incolore ; mis en
digestion dans des acides, il est en partie décomposé,
Ce minéral atlira l'attention de M. Arfwedson , jeune chimiste , élève de M. Berzélius, et il le trouva composé de silice, d’alumine , et d’un alba, Une perte de poids qui eut lieu, dans trois analyses qu’il en fit, le porta à examiner la nature de cet alkali. 1] lui reconnut des propriétés particulières ; et, d’après l’idée que lui en suggéra M. Berzélius, M. Arfwedson crut devoir distinguer cet alkali nouveau par le nom de lithine, de ko ( pierre.)
Outre le pétalite, la lithine a été également trouvée dans le minéral connu sous le nom de spodumène où triphane.
On peut retirer la lithine de ces minéraux en les traitant ainsi qu'il suit : Après les avoir réduits en poudre , et mis à l’état de fusion dans un creuset, avec une suflisante quantité de carbonate ou de nitrate de baryte, on fait dissoudre la masse fondue dans l’acide hydro-chlorique ; on ajoute ensuite assez d’acide sulfurique pour précipiter la baryte, et déplacer l'acide hydro-chlorique; après avoir alors filiré la dissolution, qu’on évapore à siccité, on redissout le résidu dans l’eau, et on ajoute à la liqueur filtrée assez de carbonate d’ammoniaque pour en précipiter tout, excepté la lithine. On filtre et on évapore à siccité la liqueur filtrée, et le résidu, calciné dans un creuset, devient sulfate pur de lithine. Si l’on dissout ce résidu dans l'eau, et qu’on précipite exactement tout l'acide sulfurique, au moyen d’eau de baryte introduite dans la dissolution , la lithine seule y restera ; et, en l’évaporant, on pourra obtenir cette substance à l’état de pureté.
-La lithine , ainsi obtenue , est blanche ; elle verdit les couleurs bleues végétales ; sa saveur est aussi pleinement caustique que celle de la potasse elle-même. Elle n'attire pas , comme ce dernier alkali, l'humidité par son exposion à l’air , elle y reste parfaitement sèche ; mais elle absorbe par degrés l’acide carbonique et se convertit en carbonate. Elle n’est que peu soluble dans l’eau, com-
paralivement à la potasse ou à la soude. Gmelin trouva
qu’elle se dissout à peine dans l'alcool de la pesanteur .
LITHION. 291
spécifique de 0,85; et, qu’en ajoutant de l'alcool à une dissolution aqueuse delithine, cet alkali se précipite, après quelques heures d'intervalle. La lithine, chauffée dans un creuset de platine, agit avec une très-grande énergiesur ce métal.
Sir Humphry Davy parvint à extraire de la lithine, sa base métallique. Il trouva qu’elle ressemblait beaucoup à celle des autres métaux alkalins, au sodium spécia lement, avec lequel la base de la lithine paraît être le plus souvent presque alliée. MM. Arfwedson et Gmelin essayèrent l’un et l’autre ,sans succès, celte réduction, à l’aide de la pile galvanique.
Il n’a point été fait de tentatives, pour déterminer la proportion d’oxigène avec laquelle le lithion s’unit, lorsqu’il est converti en lithine ; mais on peut en approcher de très-près par le moyen qui suit. Le sulfate de lithine a élé analysé par MM. Arfwedson et Vauquelin , et les résultats de leurs analyses ont donné, pour parties constituantes de ce sel , savoir :
Arfwedson.
Acide sulfurique . . . . . . 68,65 . . 5 Liduihe de 0 Da ut éllualo 8niB6 T0 à 2,288
100,0 Vauquelin.
Acide sulfurique . . : . . . 69,2. . 5 Etes h ion sun tenurb9o rail 2522
Il résulte de ces analyses, quele nombre équivalent, pour la lithine (ou la quantité capable de saturerun atome d’acide sulfurique), est 2,283 , (suivant M. Arfwedson, et 2,225, selon M, Vauquelin; or, le terme moyen de ces deux nombres est 2,254; d’oùil suit, qu’on peut, sans erreur sensible , adopter 2,25 pour le poids d’une molécule intégrante, de lithine ; et si nous la supposons un composé d’un atome lithion et d'un atome oxigène ( comme cela est probable d’après l’analogie ) , alors la
Chlorure.
‘composition de la lithine sera
Lithion L] L2 L] L2 L] LJ L] L1 L2 L] 1,29 Oxigènel. Fu sue FUEL SON
et le poids d’un atome de lithion sera 1,25,
Dans la série de ses recherches sur les combinaisons de la lithine , M. Arfwedson obtint et put reconnaître, à quel-
- ques propriétés particulières et distinctives, le carbonate,
le carbonate neutre, le sulfate, le sulfate acide , l’acétate, le tartrate, le borate de lithine, et le sulfate triple d’a lumine et de cet alkali. En faisant bouillir une dissolution concentrée de carbonate de lithine avec une quantité suffisante de chaux caustique éteinte, et en faisant fondre ensuite dans un creuset d'argent , à la manière ordinaire des alkalis, le résidu de la dissolution filtrée, M. Arfwedson obtint la lithine à l’état caustique.
Le lithion se combine avec le chlore, et il en résulte un composé auquel on peut donner le nom de chlorure de lithion. Ge chlorure n’a pas été directement formé, mais on peut l'obtenir, lorsqu’après avoir saturé la lithine avec de l’acide hydro-chlorique, et évaporé la dissolution à siccité, on chaufle le sel desséché à l'abri du contact de l'air. L’hydro-chlorate de lithine ne cristallise pas, mais il se dépose pendant l’évaporation, sous la forme d’une croûte de texture irrégulière. Il entre immédiatement en déliquescence par son exposition à l'air. Chauffé, il se fond à une très-basse, température. Le chlorure de lithion , exposé à l'air, en attire promptement l'humidité, et est ainsi converti en hydro-chlorate de lithine. Ce chlorure est composé, suivant l'analyse de
M. Arfwedson , de
Chlosé:: 3168280, 4:0 Lithine ... 0,944. . «+ 1,303
or 4,5 est le poids d’unatore de chlore, et 1,508 dif-
- fère très - peu de 1,25, qui est le poids d’un atome de li-
thion ; d’où il suit évidemment, que le chlorure de ce métal est un composé de 1 atome chlore + 1 atome lithion.
Nous ne connaïssons pas de composés que le lithion soit capable de former avec l’iode et les combustibles acidi-
p FER. 293 fiables simples. M. Vauquelin s’est assuré que la lithine s’unit au soufre de la même manière que la potasse et la soude. Il en résulte un sulfure de couleur jaune, qui a
des propriétés semblables à celles des sulfures alcalins ordinaires. !
Du Fer,
| Lorsqu'on chauffe au rouge un mélange de limaille de Séténinre de
fer et de sélénium en poudre , il s'opère uné combinaison, sans aucune apparence de combustion; mais si, après avoir mis du sélénium au fond d’un tube de verre, et placé par-dessus de la limaille de fer, on applique une chaieur suffisante pour volatiliser le sélénium , la limaille de fer absorbé cette vapeur ; elle devient rouge de chaleur , et cet état d’ignition continue pendant aussi longtemps qu’il y a du séléniure absorbé. Le séléniure de fer, ainsi formé, a une apparence métallique ; sa couleur est le gris avec une nuance de jaune. Ce séléniure ne se fond - pas, mais il devient agglutiné en une masse cohérente. Au chalumeau, il abandonne une portion de son sélénium , et il est converti en une masse noire, cristallisée, cassante ;, qui paraît être un séléniate de fer.
Le séléniure de fer se dissout, aisément dans l’acide hydro-chlorique , avec développement de gaz hydrogène sélénié ,'et c’est le meilleur procédé pour se procurer ce gaz. Outre le gaz hydrogène sélénié , il s’en dégage encore un autre, qui n’est soluble ni dans l’eau, n1 dans les alkalis caustiques. Ce gaz a une odeur très-désagréable que les vaisseaux de verre retiennent pendant long-temps , même après avoir été nettoyés. ?: PONT MM: Marshall Hall ét Guibourt.oût publié lan et Pautre un Mémoire sur Poxidation du fer par le concours de l'air ct'de l’eau; le ‘premier, dans le Journal de l'institution royale, vi, 55, et M. Guibourt, ‘dans le Journal de pharmacie, 19, 241.
* 6e édition de Thomson , vol. 1, page 343, Annats of philosophy, VI, 169 ct 198; Annales de chimie et de physique , tome VII, page 284, ct tome X, page 82.
+ 6° édition de Thomson, vol. E, page 4ox , ct Annales de’chimie et de physique, tome UX, page 242. E srEt
Oxidation dx
fer par le con-
co
de
urs de l'air ef l’eau.
M. Hall ayant fait ses expériences en plongeant des feuilles de fer dans de l’eau à la température ordinaire, purgée ou non purgée d’air, et en exposant à l'air un morceau de tôle couvert avec de la mousseline humectée , en conclut, en opposilion à ce qui avait été généralement admis, 1° que l’eau, bien purgée de l’oxigène qu’elle tient ordinairement en dissolution, et parfaitement isolée du contact de l'air, ne peut oxider le fer à une température ordinaire; 2° que l’oxigène ou l'air, parfaitement secs, ne peuvent pas non plus aliérer le fer; 3° qu’au contraire, l’oxidation s'opère très-facilement par le concours simultané de l'air et de l’eau; dans ce cas, l’air fournit l’oxisène, qui étant saisi par l’eau, est transmis par elle, comme intermédiaire nécessaire, au fer; ou plutôt peut-être , la présence de l’oxigène , sous forme d’hydrate , est-elle indispensable à l’oxidation du métal.
Le résultat général des expériences de M. Guibourt, est que le fer décompose l’eau par lui-même, et à froid , et que cette décomposition augmente avec la température. Néanmoins dans plusieurs de ses expériences , faites dans de certaines circonstances, M. Guibourt obtint un résultat contraire; cette différence donna lieu, pour en expliquer la cause, à faire remarquer que le fer et son oxide doivent être considérés comme deux corps hétérogènes, d'énergies électriques différentes, et pouvant, par leur contact, déterminer la décomposition de l’eau, de la même manière qu’un élément de cuivre et de zinc dans la pile voltaïque. x
Par cette considération, du fer bien net, tenu sous de l’eau privée d’oxigène , n’éprouve. aucune altération; si l’eau contient de l'air, il se forme de l’oxide d’un brun rouge, qui conserve sa couleur s’il est isolé du fer, et devient d’un vert brun, s’il reste adhérent à la surface de ce métal. Dans ce dernier cas , la décomposition de l’eau est favorisée par le contact du fer et de son oxide..et lhydrocène qui en résulte, ramène à un degré inférieur l’oxide rouge formé par l’action de l'air. 4.
D'après ces observations , et en comparant entre elles les expériences de MM. Hall et Guibourt, et leurs résultats, il paraîtrait démontré , que le fer ne décompose pas l'eau à un tempéralure ordinaire , quand üls sont Fun ct
COBALT. VODANIUM. 299
Fautre parfaitement purs. Mais l’oxidation , une fois com-
mencte, par une cause quelconque, peut continuer par l’action seule de l’eau. :
t Du Cobalt.
Le cobalt absorbe aisément le sélénium , à l’aide de la chaleur. Cette combinaison chauflée au rouge se fond, abandonne .son excès de sélénium , et forme une masse de couleur grise avec éclat métallique , et d'une cassure lamelleuse. ?
Du Vodanium.
M. Lampadius a donné le nom de vodan ou vodanium (de celui d’uné ancienné divinité des Germains) à un métal, qu’il annonce avoir découvert dans un minéral , que M. Van Trebra avait recu de Topschau en Hongrie. M. Breïthaupt, qui a désigné ce minéral, sous le nom de pyrite de vodan ou vodanium , le décrit ainsi qu'il suit. : on ne l’a rencontré jusqu’à présent qu’en masse, et dans cet élat, il est rempli de cavités. Sa cassure est inégale et grenue à petits où à gros grains. Les fragmens sont anguleux, indéterminés, à bords non particulièrement aigus. |
Ceite pyrite est plus dure que le fluate de chaux, mais moins que l’apatite; elle est cassante, aisément frangible; sa pesanteur spécifique est 5,192.
Ses parlies constiluantes sont, suivant M. Lampadius, du vodanium, du soufre, de l’arsenic, du fer, et du nickel. , Nous ne connaissons pas quel est le procédé qu’employa ce chimiste pour extraire le vodanium de cette mine, et le réduire à l’état métallique; mais il a assigné à ce méla!, nouvellement découvert, les carac- -tères suiyans. É
Ce métal est d’un jaune de bronze, semblable à celui du cobalt glauque , et sa pesanteur spécifique ést 11,470.
Le vodanium est malléable ; sa cassure.est hapiforme ; il a la durété du fluate de chaux, et il est très-attirable
1 Annales de chimie et de physique , tome XI, page 4o. Ê 2 6e édition de Thomson, vol. I, page 413, et Annales de chimie et de physique, tome IX, page 244.
Séiéniure.
Oxides.
à l’aimant; il ne se ternit point à l'air à la température ordinaire , mais par la chaleur il est converti en un oxide noir,
La dissolution de ce métal dans les acides est inco - : lore , ou , au moins elle n’a qu’une légère teinte de jaune de vin. Son carbonate hydraté est également blanc, Son hydrate, précipité par l’ammoniaque caustique, est d’un bleu indigo. :
Les phosphates et arséniates alkalins ne donnent lieu à aucun précipité dans une dissolution acide saturée de ce métal. Il n’y en est pas produit non plus par l’infusion de noix de galle. Une lame de zinc précipite une poudre noire métallique de la dissolution de ce métal dans l’acide bydro-chlorique. Le précipité, occasioné par l’hydro-cyanate de potasse, est d’un gris perlé.
L’acide nitrique dissout aisément et ce métal et son oxide , ét la dissolution fournit des cristaux aiguillés incolores, qui se dissolvent avec facilité dans l’eau. *
Nota. Depuis la découverte du vodanium , annoncée par M. Lampadius, M. Stromeyer qui a fait en dernier lieu l’analyse d'échantillons du minéral même , d’où ce chimiste l’avait extrait, assure n'avoir trouvé dans ce minéral, que du nickel, du cobalt, du fer, du cuivre ‘4 du plomb, de l’antimoine , de l’arsenic et du soufre, sans aucune trace de vodanium. ?
Du WU anganèse,
M. Arfwedson assure avoir trouvé un oxide de manganèse , intermédiaire entre les oxides vert et le peroxide de ce métal. Il annonce l’avoir obtenu en chauffant au rouge du nitrate de manganèse, ou en exposant à l'air l’oxide vert. Il est composé comme le 4° oxide de M. Berzélius, et il est noir; s’il en est ainsi, l’oxide doit être formé de
1 Atome manganèse — 5,5, ou 100 1,5 Atome oxigène. . . 1,0 42,+857 ?
rs Ge édition de Thomson, vol. I, page 414, Annals of philosophy, XIII, 252, et Annales de chimie et de physique , tome XI, page 201. 2 Annales de chimie et de physique, tome XIV, page 555.