ERA TS
Oxig.. 72,55. ‘Car. 27,63 0,9727| 88,218/7d... 56,68. Id. 45,52 0,9804| 88,924 Hyd.. 14,055. Car. 85,965 0,5590| 50,706! 14... 24,615. Car. 75,585 0,620 | 56,244|0x... 88,9. Hyd. 11,1 1,9273/188,518/0x... 36,097. Az.. 63,903 1,001 | 94,259!Zd. . . 55,069. Zd. . 44,951 » |477,0506!1d. .. 62,888. Id.. 37,112 3,1812/288,518|Zd... 69,320. Id.. 30,680 Ac. nitr..sec..| + » : |677,086|/d... 73,842. 1d.. 26,158 - Ac. nit. conc.| » |902,019|Ac.sec. 75,059. Eau 24,941 Ammoniaque.\o,5912| 53,884 Hyd. ..17,287. Az.. 82,713 So-car. d’am.| » |122,993|Ac.car. 56,190. Am. 45,810 Cyanogène . .11,81851164,954|Carb. 45,339. Az.. 53,661 Ac. hyd. cyan. |0,9458| 85,597] Carb. 44,65. .Hyd. 3,645
Vap. d’alcool.|1,6004| » Carb. 52,661. Hyd. 12,896 L- | FOX. 345,449.
Vap. d’éther..|2,5808| »
Va... 65,515. Hyd. 15,529
= M. Jacob Perkins ayant reconnü par plusieurs éxpériences ingénieuses faites en pleine mer, que l’eau est un
1 Annales de chimie et de physique, tome XV, page 586.
Nota. On a vu que, d’après l’analyse faite’ par M. ‘Thénard d’une eau oxigénée dont la densité était de 1,452, cette eau consistait dans gram à gram.
0,398 d’oxigène et 0,466 d’eau pure; d’où ce savant avait conclu, que dans l’eau oxigénée de 1,452 de densité, la quantité d’oxigène ajouté serait à la quantité d’oxigène constituant de l’eau à peu près comme 4o à 41. Maïs ce calcul était établi dans l’hypothèse de 88.19 d’oxigène et de 11,71 d'hydrogène, en poids; pour la constitution de l’eau; et cette constitution devant être, suivant MM. Berzéhus et Dulong , de 88,90 oxigène et 11,10 hydrogène, il s'ensuit que le rapport devicndrait celui de 40 à 41,32, R, 14
.Compressibifileé de l'eau,
Opium.
Jlpo BASES: SALIFIABLES.
fluide susceptible de compression, a déterminé, à son arrivée en Angleterre , la quantité de cette contraction. Il a, dans cette vue , employé un appareil nommé piézomètre , qui consiste.en un petit tube de fer fermé à l’une de ses extrémités ; on y introduit l'eau par l'extrémité ouverte au moyen d’un petit orifice fermé par une soupape très - sensible, ouvrant de dehors en dedans. Le tube ayant-été exactement rempli d’eau (-dont on connaissait le poids) fut porté sous une presse hydraulique , el soumis à une pression de 326 atmosphères ; reliré et pesé , on trouva une augmentation de poids de 3 et demi pour 100. On avait eu Je soin de faire préalablement bouillir l’eau , et de la laisser refroidir jusqu’à 8,9 degrés cent., température qui fut maintenue constante, pendant la durée de l'expérience.’
BASES SALIFIAB LES.
De la Morphine.*
La substance à laquelle on a donné le nom d’opium est un suc laiteux exprimé des tiges, des feuilles et des têtes du papaver somniferum. Ce suc devient promptement solide , et prend la couleur brune foncée , qui caractérise l’opium. Cette substance , que Paracelse intro duisit le premier comme remède en Europe, et qui constitue un article important dans la matière médicale, élait d'un usage immémorial dans l'Orient comme drogue enivrante. Il avait été fait beaucoup de recherches par des chimistes et des pharmaciens pour déterminer la composition de cette substance ; mais ce fut M. Derosne
quiannonca le premier à cet égard, en 1803 (Annales de
1 Trans. philos. 1820, et Ann. de chim. et phys. XVI, 321.
2, Dans son chapitre, qui traite des bases salifiables, M. Thomson distingue, sous lé titre particulier de bases combustibles, l'ammoniaque, la morphine, ‘a strychnine , la bruoine, la picrotoæine : et la delphine. Il avait été parlé de la morphine dans la traduction de la précédente
édition , section XITL, des parties constituantes des plantes’, tom. IV,
pag. 75; et dans l’appendice qui termine ce volume on avait pré-
MORPHINE. 843 chimie, tome XLV, page 25%), des résultats de quelque importance. Il obtint de l’opium une substance incoloré, cristallisée en prismes à quatre pans, à bases rhomboïdales, insipide et inodore , insoluble dans l’eau froide , mais se dissolvant dans l’eau chaude , et promptement et très-facilement dans tous les acides. |
M. Derosne, qui reconnut dans cette substance les qualités enivrantes et vénéneuses de l’opium , la considéra comme en étant le principe narcotiquz. Ï observa aussi, qu’en ajoutant de la potasse à une infusion d’epium, ilse produit un précipité abondant, qui a la propriété d’agir sur les couleurs bleues végétales à la manière d’un alcali, propriété qu’il attribue à la présence d’un peu de potasse que, dans son opinion, le précipité retient encore. : HE
En 1817, M. Sertuerner, pharmacien à Eimbech dans le Hanovre, publia (Gilberts Annalen, LV, 56) les ré-
sultats de ses expériences sur l’opium, qui avait été depuis plusieurs années l’objet de ses recherches. M. Sertuërner avait reconnu, qu’en versant de l’ammoniaque dans une infusion d’opium , il se forme un précipité qui consiste principalement dans une substance à laquelle ii
donne le nom de morphium , représenté en français par
celui de morphine; comme il le reconnut ‘capable de neutraliser des acides , il crut pouvoir lui donner la dénomination d’un alcali. Les expériences de M. Derosné
ont élé depuis répétées et confirmées par MM. Robiquet,
Choulans, Pelletier et Caventou, ainsi que par divers autres chimistes et sur le continent , et dans la Grande- Bretagne. d Fm
On à indiqué, pour se procurer la morphine, trois procédés différens , dont les deux premiers ont été répé-
senté un court exposé de la strychnine et de la picrotoxine comme alcalis nouvellement découverts, et on avait annoncé celui déjà trouvé par M: Pelletier dans la fausse augusture , pages 757, 759 et 760. Mais comme M, Thomson traite plus en détail dans sa 6e édition de ces nouvelles substances alcalines, on a cru devoir les rétablir ici dans le même ordre que l’auteur anglais, en présentant la traduction de ce qu’il en dit. R. |
* Um est la terminaison adoptée par les Allemands pour les alcalis; la terminaison des noms de ces corps est chez les Anglais en a, et en âne pour les Français, | |
Préparation,
Procéde de M. Sertuerner,
Procedé de M. Robiquet,
Procédé de M. Choulans.
944 BASES. SALIFIABLES.
tés ayec succès. Celui de M. Sertuerner consistait à mcler ensemble 8 parties d’opium avec 2 ou 3 parties d’acide acétique concentré et un peu d’eau,-et à bien remuer ce mélange de manière à le mettre en consistance de pâte molle. On étend cette pâte avec environ un litre et demi ou deux d’eau, et on passe le tout à travers un linge ; le résidu peut-être lavé avec un peu d’eau pour le passer une seconde fois. Le liquide ainsi obtenu n'est que peu coloré. En y versant de l’ammoniaque caustique , il s’y produit un précipité abondant de morphine ; et en évaporant la liqueur du quart au cinquième de son volume , on obtient une nouvelle quantité de celte substance. Mais la morphine, qu’on s’est ainsi procurée, n’est pas encore entièrement dépouillée d’extracüf, Pour la purifier, M. Sertuerner la mettait en digesüon dans une petite quantité d’alcool froid, qui se chargeait de la plus grande partie de l’extractif. Et en la faisant alors dissoudre dans de l'alcool bouillant , la morphine s’en séparait par le refroidissement de la liqueur, en cristaux à l’état de très-grande pureté.
Par suite de quelques recherches, que M. Robiquet avait cru devoir faire sur la nature de la morphine, il se décida à choisir de préférence la magnésie comme intermède pour se procurer la morphine. En éonséquence il fit bouillir pendant un quart d'heure une dissolution aqueuse concentrée d’opium avec une pelite quantité de magnésie, dans la proportion, qu'il considéra comme suflisante, de 1 partie sur 40 d’opium. Il se forma un dépôt grisâtre abondant. Après avoir séparé-ce précipité par le filtre, il fut lavé d’abord à l’eau froide , et laissé ensuite pendant quelque temps en macération dans de l'alcool faible, chaud, mais non bouillant, La matière colorante fut aussi en plus grande partie séparée ; on filtra, et le dépôt , lavé d’abord avec de Palcool froid , fut dissous par une ébullition soutenue avec de l'alcool rectifié. La liqueur ayant alors été filtrée encore bouillante déposa , en se refroidissant , la morphine à l’état de cristaux presque dépourvus de couleur.
M. Choulans fit digérer 120 grammes d’opium bien sec et réduit en poudre, dans des quantités d’eau froide distillée, successivement ajoutée jusqu’à ce que celle du