AGIDES AVEC /BASE SIMPLE
A De l'acide chromique. : à . En: faisant bouillir de l’acide sulfurique étendu sur du chromate de plomb ou de baryte, en grand excès., l'acide ,chromique qu’on obtient n’est jamais purs il retient beaucoup: d'acide sulfurique , lors même ‘qu'on:
emploie dix fois plus dé ce dernier acide, qu'il n’en
faut pour décomposer le chromate employé. Par des évaporations successives , le liquide, contenant ainsi lés deux acides , cristallise en totalité en petits prismes quadrangulaires. d’un rouge foncé. Si la chaleur et la concentrotion étaient poussées trop loin ,‘il se dégagerait de Voxigène, et il se formerait du sulfate d’oxide vert de chrôme, Les cristaux ; obtenus par les’ évaporations , très -'solubles dans l’eau, et même déliquescens , sont composés d’un atome d'acide sulfurique, et d’un atome d'acide chromique. On a procédé à leur analyse en les faisant d’abord bouillir avec un mélange d’acide hydrochlorique et d’alcool, afin de décomposer l’acide chromique et le changer. en oxide vert; le liquide ayant ensuite élé divisé en deux portions égales, l’une, précipitée par le chlorure de barium , a donné l’acide sulfurique ; et l’autre ; décomposée par J’ammoniaque ; a fourni l'oxide de chrôme, et par conséquent l’acide chromique. On peut obtenir immédiatement le composé d’acide sulfurique et d’acide chromique ; en: mêlant lun ét. Pautre de ces acides dans un état convenable de concentration ; il se produit aussitôt-un précipité rouge. L’acide nitrique ne paraît pas contracter une union bienaäntime avec l’acide chromique, car:il ne cristallise point avec lui, et
une chaleur modérée l’en sépare complétement."
De l'Acide méconique.
: Get acide éxiste dans l’'opium , combiné probablement avec la morphine. M. Sertuerner, qui en fitla découverte; lui donna le nom d’acide méconique, du mot grec pärw».
» Annales de chimié et de physique, tome XVI , page 102.
| ACTDE MÉCONIQUE: ? 97% pavot. Il aiété proposé divers procédés pour extraire cet acide de l’infusion d’ opiuni ; mais auoun d’euxne semble bien convenable. Celui qu'indique M. Robiquet , donne de l’acide méconique, mais on ne peut. parvenir par son emploi à obtenir la totalité de cet, acide, qui existe dans l’infusion. |
Après avoir fait. Rai l'infusion d oblunie avec unc quantité de magnésie plus que suffisante pour précipiter la totalité de la morphine , on met le précipité en digestion dans l’alcool, jusqu’à dissolution complète de la morphine. Il reste une certaine quantité de magnésie , à l’état d’union avec l’acide méconique. L’acide sullurique. dissout cette matière avec laquelle il forme un liquide de couleur brune. En versant de l’hydro-chlorate de baryte dans cette dissolution, ilse produit un précipité, consistant dans du sulfate de baryte , et du méconate de baryte, légèrement rosé. De l’acide sulfurique faible, laissé pendant long-temps en digestion sur ce précipité, décompose le méconate ; l’ acide méconique se dissout dans l’eau , et le sulfate de baryte resté. En faisant alors évaporer la liqueur. l'acide méconique se dépose en cristaux bruns: Cet acide est alors accompagné d’une matière colorante, qui le rendant beaucoup moins soluble dans l’eau , donne lieu au méconate de magnésie et de baryte de se précipiter; car ces sels, lorsqu’ ils sont purs, se dissolvent dans l’eau. Après avoir fait sécher les cristaux bruns à une basse température , on les expose à une température plus élevée, mais qui ne suflit pas pour décomposer la matière coloranite ; l'acide méconique se subline’et se dépose sur la partie supérieure de la cornue.
L’acide’ méconique ainsi obtenu est blanc. Il cristallise ordinairement en longues aiguilles, ou lames carrées, quoiqu'il affecte quelquefois d’autres formes. Chautfé à la température d'environ 66° centigrades , il se fond , et dès qu’il est fondu il commence à se shit, sans éprouver de décomposition.
L’acide méconique est extrêmement soluble, et dans l’eau et dans l'alcool. Sa savéur est acide , ‘et il rougit les couleurs bleues végétales" Il se combine avec les diffé. rentes, bases , et forme , par ces combinaisons, des sels qu’on a distingués par la dénomination de méconates, Les
Préparation:
Proprietes,
Pccouverte.
Propriétés.
méconalés dé potasse, de soude ét d’ammoniaque; sont solubles dans l’eau ; il en est de même des métonates de baryte , de chaux et de magnésie. | GUCYLOER ES
Lorsqu'on verse de l’acide méconique dans des disso= lutions de peroxide de fer, il se produit une forte couleur rouge, changement semblable à celui qu’occasione, dans les mêmes dissolutions , Facide sulfé-chyazique ; mais il ne donne lieu à aucun précipité dans les liquides. Cet acide ; introduit düns uné dissolution de sulfate de cuivre, fait passer la couleur du liquide au beau vert d’émeraude. Il ne se forme point d’abord de précipité, mais à la fin il se dépose une poudre d’un jaune pâle. L’acide méco-
nique donne ésalement lieu à la longue à ‘un précipité
dans la dissolution du per-chlorure de mercure.’ De l'acide lampique.
Ge fut sir Humphry Davy, qui, dans une expérience intéressante , reconnut , le premier, qu'en plongeant un fil de platine chaud dans de la vapeur d’éther, ce fil devenait rouge de chaleur, et continuait de l’être ainsi jusqu’à ce que la vapeur d’éther eût été entièrement consumée, et que pendant cette décomposition de l’éther, il se formait un acide particulier, M. Faraday fit depuis quelques expériences sur cet acide; mais c’est à M. Daniell quenous sommes redevables d’une descriptionsatisfaisante de ses propriétés. Après avoir adapté à une lampe à espritde-vin du fil de platine disposé à la manière d’une mèche ordinaire, ilremplit cette lampe d’éther qu’il enflamma, et tout étant convenablement préparé . il la placa sous le chapiteau d’un alambic ordinaire, au bec duquel fut ajusté un récipient. La mèche de fil de platine devint immédiatement rouge de chaleur, et se maintint dans cet état pendant six semaines entières; et au bout de ce temps, M. Daniell recueillit environ sept décilitres de. la vapeur d’éther condensée. C’est à ce liquide qu'il a trouvé convenable de donner le nom d'acide lampique. À
L’acide lampique, ainsi recueilli, est une liqueur in-+ colore ayant une saveur fortement acide et une odeur
2 6e édition de Thomson, vol. 1F, page 158; Annales de chimie et de physique, tome V, page 277.
ACIDE LAMPIQUE. :: 379 piquante. Cette liqueur étant chauffée, la vapeur qui s’en exhale est extrêmement irritanteet désagréable; et lorsqu'on la respire, elle occasione ‘une ‘oppression qui ressemble beaucoup à l’effet produit par le chlore:
Sa pesanteur spécifique varie de 1,000 er au-dessous , WÉpo8BMUU RD U0 4 1000 A de 4040 D: COEUR D :
On peut rendre ce liquide plus pur'en l’évaporant avec ménagement ; et la vapeur’ qui s’en élève , suivant M, Daniell, n’ést pas celle d’éther mais bien une vapeur d’alcool. La pesanteur spécifique de la liqueur ainsi rectifiée est 1,015. Elle rougit les couleurs bleues végétales.
M. Daniell, ayant combiné l'acide lampique avec les différentes bases, trouva que tous les lampates terreux et alcalins sont solubles dans l’éau , et jouissent à peu près , autant qu’il les a décrites , des propriétés des acétales corréspondans. |
L’acide lampique précipite à l’état métallique Por, le platine , l’argentet le mercure de leurs dissolutions acides.
Le lampate dé cuivre cristallise en rhomboïdes bleus.”
Le lampate de plomb est'ün sel blanc cristallisable , d’une saveur sucrée. Lorsqu'on mêle de l’acide sulfurique avec l'acide lampique , la couleur devient noire , et il se sépare du charbon. Lorsque l'or, le platine , l'argent et le mercure sont précipités à l’état métallique par l'acide lampique , il y a dégagement de gaz acide carbonique.
M. Daniell détermina la composition des lampates de soude et de baryte , ainsi qu’il suit :
Lampate de soude. Lampate de baryte.
‘Acide. ... 62,1 6,554. Acide. . . 30,5 6.365 Soude. . . 37,9 4,000. Baryte.. . 60,5 9,750
Le résultat d’une autre expérience a donné, pour la Composition de l'acide lampique :
QUAI, : FOCUS M die. 0: AGIGS4 | Baryte. 1 . 598 . * 19,760
Ainsi le nombre équivalent , pour l'acide lampique, est, d’après l'analyse du lampate de soude, 6,365, sou, suivant deux analyses différentes du lampate de baryte, 6,554. ILest à remarquer combien ces nombres se rapprochent
Semble étre le méme que l'acide acetique.
de celui6,575, poids d’une molécule intégrante d'acide. acétique. D’après-cette coïncidence.et les propriétés des, lampates, telles que les établit M.,Daniell , M. Thomson, annonce:qu'il est porté à soupgonner que l'acide lampique. n’est autre.chose que l’acide-acétiqué.masqué par la présence d’un peu d’éther et d'alcool, ou de quelque,ma-, tière huileuse formée ‘pendant la combustion, lente \de Péther. La présence d’éther, ou même d’alcool, expli-. : querait la précipitation à l’état métallique des métaux ci-dessus énoncés , tandis que les sels formés semblent être des acétates. Le seul faitqui paraît ne pas s’accorder avec celte supposilion est la couleur bleue par laquelle , suivant M. Daniell , le lampate de. cuivre se distingue car il est bien connu que l’acétate de cuivre a la couleur. d’un vert-de-gris. | crue
M. Daniell essaya de faire l’analysé de l’acide lampique en brûlant du lampate de baryte avec du chlorate de polasse. Il consuma 473 milligrammes de ce sel, contenant 188 milligrammes d’acide lampique. Le seul produit qu'il obünt, consistait dans environ 150 centimètres cubes de gaz acide carbonique ; 65,5 centimètres cubes de l’oxigène abandonné par le chlorate de. potasse avaient disparu ; indépendamment de la quantité qui en existait dans l’acide carbonique. Or, 65,5 centimètres cubes de gaz oxigène, doivent s'être unis, pour former de l’eau , avec 151 centimètres cubes de gaz hydrogène ; d’où il suit, que les élémens dégagés dans'cette expérience , de 188 milligrammes d’acide lampique ; furent :
millig.
190 centimètres cubes de gaz acide carbonique = 75
191 centimètres cubes d'hydrogène. . . . . . de 11
DOME RUE AC, eine
Cette quantité de. 86 milligrammes, soustraite de celle de 188, milligrammes, poids primitif de l'acide Jampique , donne pour reste 102 milligrammes, que M. Daniell suppose s'être dégagés à l’état d’eau. Or, 102. milligrammes d’eau équivalent à peu près à 131 céntimètres cubes de vapeur , et ce volume de’vapeur se résout en 65,6 centimètrés cubes de gaz oxigène et 157
ACIDE PYRO=MUCIQUE: 581
centimètres cubes de gaz hydrogène ; et shylà ces quantités, on ajoute le carbone et l'hydrogène premièr ement dégagés, ‘on‘voit:que les 188 milligrammés d’ Aoidle jam: pique” sont ae rNinssrs pme: 40 MPAlDs 53 ic
9 volumes. carbone. : 2 A, 5 atomes A : 233 st volumes hydrogène. — =8 atomes hy drogène. = Fe. | 4 volumes, oxigène. +4, atomes oxigène, | Eye
te
£ f eo Fee Mes, D K ALU Len Et (AS 2: #4 A | À nubat LtR CNE 29
Mb 0! ; comme le brad 8 1305) poids: dé Tibute d'acide lampique, ne correspond pas avec: de: mombre équivalent pour l'acide, déduit de l’analyse du Jlampate de soude‘ et: du: lampaté de’ barÿte ; il est évidént que M. Daniell. a dû commettre quelque erreur, Eten effet , il est douteux que le mode qu'il avait adopté soit susceptible d’un grand degré de précision, Il a été abandonné par M. Gay- Lussac Jui -même qui en eut le premier l’idée." Ne QU |
\J9 $ HN EU rs 1 De l'acide Py'o-mucique. AU
En calcinant dans une cornue l’acide appelé Sac-lactique, et depuis mucique, M. Houtou-la-Billardière obtint un acide particulier auquel il donna le nom d’acide pyro-mucique. à raison de l’analogie de sa formation avec l'acide pyro-tartarique. Les produits de la distillation ayant été mélés avec quatre fois leur poids d’eau, et la liqueur filtrée , soumise à l’évaporation à un degré convénable , le nouvel acidé s # dépose en cristätie et ces crystaux étant séparés, il s’en forme encore en évaporant de nouveau l’eau mère.
L’acide pyro-mucique, ainsi obtenu, commence à fondre à la température de 130 degrés centigrades ; et si la chaleur est continuée ;'il se Mn La en nr colorés en jaune , qui étant dissous dans l’eau , deviennent, par une nouvelle cristallisation dans cette liqueur évaporée k RER blancs et purs. L’acide pyro-mucique est
1 6e édition de Thomson, vol. Le page 160: donna! des sciences
et arts, tome VI, page 318.
Propriétés,
58a . ACIDES: COMBUSTIBLES.
blanc ; inodore , et d’une saveur acide ;il fond à la tem pérature de 130 degrés centigrades ; et’au-dessus de cette température , il se sublime et se condense en:un liquide qui se solidifie par le refroidissement. Get: àcide n’est as déliquescent , il rougit les couleurs bleues végétales ; ilest plus soluble dans l’eau chaude que dans ce liquide froid. L'alcool le dissout plus abondamment que l’eau ; les sels ‘que l'acide pyro-mucique forme avec les basés , ont recu le nom de pyro-mucates. Ces sels sont, pour la plupart, solubles et cristallisables. Suivant l’analÿse de M. Houtou-la-Billardière, le pyro-mucate de baryte est composé de: Het | | 44
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99:9 D'où il suit , que le nombre équivalent, pour l’acide pyro-mucique , est 13,331. | | bot Cet acide, analysé par le moyen du peroxide de cuivre, donna, pour le rapport de ses élémens :
Carbone. . . .. «tu 269,118.
HOxipèmen dei Hu us 45,806 W'Hydrogène. 5 opus. sisi pres vb