‹ Supplément à la traduction française de la cinquième édition du Système de chimieChapitre 69 sur 131 · DES CORPS GRAS · texte numérisé non relu

DES CORPS GRAS

saponification de différentes espèces de graisses, est plus grande que le poids de la graisse employée. Des tableaux comparatifs de tous les produits et de leurs élémens , soit en poids , soit en volume , établissent ces conséquences ; et M. Ghevreul observe ; que dans les graisses acidifiées l'hydrogène est au carbone dans le rapport des élémens de l’hydrogène percarburé. Lorsqu'on chauffe doucement avec du massicot, les

acides margarique et oléique , et conséquemment les

graisses acidifiées qui sont formées de ces acides, il se dégage une quantité d’eau résultante , ainsi que M. Ghevreul le fait voir, de la combinaison de l'hydrogène de ces acides avec l’oxigène du massicot, ou bien, comme il en adopte et appuie l’opinion, qui se dégage simplement par la combinaison du massicot avec les acides secs.

De l’examen que M. Chevreul a comparativement fait des acides margariques et oléiques d'homme ; de mouton et de porc, il résulte , 1° que dans les trois acides margariques , le carbone est à l'hydrogène sensiblement dans le rapport de l'hydrogène percarburé ; 2° que l’oxi-

gène de l'acide margarique de mouton est à loxigène

ce

des acides margariques d’homme ét de porc à très-peu près :: 1:12, rapport d’après lequel M. Chevreul propose de distinguer l’acide märgarique de la graisse de mouton par le nom d'acide margareux ; 3° que dans les acides oléiques d’homme et de porc, il y a plus d’oxigène que dans l'acide margarique, et que dans l’acide oléique du mouton il y en a plus que dans l'acide margareux. |

M. Chevreul observe, comme un fait remarquable , que la composition de l’acide oléique consiste dans de l'hydrogène percarburé , plus de l’oxide de carbone; et il lui a semblé, ne considérant pas la différence comme assez marquée pour établir une distinction } que l’acide oléique de mouton contient moins d’oxigène oléique que. les acides oléiques d'homme et de porc. Aprasias k

M. Chevreul comparant ensuite les principes des stéraïnes et des élaïnes avec ceux des acides margarique et oléique, il déduit, des rapports qu'il a trouvé exister entre ces principes et les acides qui en proviennent, les causes qui doivent épérer leur transmutation , et

douner lieu en même temps à la production du principe doux. Lorsque la potasse, ou toute autre base alcaline , agit sur les graisses examinées, la plus grande partie ‘du carbone et de l’hydrogène , dans un rapport très-rapproché de celui des élémens de l'hydrogène percarburé, relient une portion d’oxigène pour constituer les acides margarique et oléique., tandis que le reste des élémens de la graisse, c’est-à-dire du carbone, de l'hydrogène, et une quantité d’oxigène qui paraît inférieure de moitié à celle qui serait nécessaire pour brûler cet hydrogène, forment le principe doux en fixant probablement une portion d'eau,

Enfin M. Chevreul s’est assuré, par l’analyse élémentaire de la cholesterine , que c’est à raison d’un excès de carbone qu’elle ne produit point d’acide margarique lorsqu'on la soumet à l’action des alcalis.

On retrouve donc présentés dans ce mémoire de M. Chevreul sur les corps gras les résultats des analyses de ces corps et des produits de leur saponification , qu’il avait exposés dans sept mémoires précédens. Il les compare ; il déduit des proportions des principes élémentaires et de la nature des principes immédiats qui en résultent, la raison des propriétés physiques des corps gras , qui sont composés de ces principes immédiats , ct celle des changemens que leur fait subir l’action des alcalis, ou de la résistance qu’ils lui opposent,

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