‹ Supplément au Traité de l'exploitation des mines de houille, ou, Exposition comparative des nouvelles méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustiblesChapitre 13 sur 52 · REVÊTEMENTS EX MAÇONNERIE · texte numérisé non relu

REVÊTEMENTS EX MAÇONNERIE

boulons auxiliaires, sur laquelle vient reposer Tembase de ravant-dernière tige. On enlève la dernière, on la remplace par la vis, qui redescend de toute sa hauteur afin d*être en état de fonctionner de nouveau. Cette manœuvre, analogue à celle que font les ouvriers sondeurs quand ils veulent retirer l'appareil du trou de forage, se répète chaque fois que la vis a achevé sa course ascendante. Lorsqu'au lieu de tiges , on se sert d'une chaîne , on dispose la traverse de façon à la passer dans les mailles. L'opération est plus prompte.

La première fois qu'on fit usage de cet appareil, on s*aperçut, à plusieurs reprises , principalement le lundi matin , au moment de reprendre le travail abandonné le samedi soir , que la dernière assise de maçonnerie était en adhérence avec la face extérieure de l'appareil. Lorsque ce fait, attribué à un serrage trop énergique de quelques briques, venait à se produire, le gabarit entraînait avec lui la maçonnerie et détruisait une partie du travail exécuté l'avant- veille. Pour se soustraire à cet accident, M. Dubois imagina d'interposer, entre la caisse et la maçonnerie, des planchettes (fig. i4 et 15), de 3 à 4 millimètres d'épaisseur, d'une hauteur de 0.45 à 0.50 m. et d'une longueur égale à la distance comprise entre deux pattes consécutives; ces planchettes, munies d'une poignée qui permet de les mettre en place et de les retirer ensuite, maintiennent le parement de la muraille dans un état d'écartement tel qu'aucune adhérence ne peut avoir lieu. On a eu plusieurs fois l'occasion d'employer le gabarit i la mine de Marihaye, où il a donné les meilleurs résultais, sous le double rapport delà perfection du travail ^l de la sûreté des ouvriers.

Il a servi notamment à revêtir, sur une hauteur de 200 m . . «" puits d'un diamètre intérieur de 3.50 m.

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La muraille a deux briques d'épaisseur, plus les garnissages nécessaires pour combler les dépressions. De deux en deux mètres, sont placées des chaînes en pierres de taille, munies d'échancrures propres à recevoir les extrémités des bois de refend qui divisent l'excavation en quatre compartiments.

Le mortier se composait de deux volumes de trass et un de chaux hydraulique éteinte.

Les postes d'ouvriers étaient de 8 heures; chaque poste comprenait deux maçons, un manœuvre pour les servir et un ouvrier mineur, chargé de retirer les boisages provisoires, d'élever l'appareil à l'aide de la vis, etc. La journée du receveur établi au jour était de 12 heures.

Le travail marchait avec une rapidité telle que la fourniture des matériaux était souvent en retard sur leur emploi. L'opération a duré 73 jours, ce qui donne une moyenne de 2.63 m. par Si heures de travail, tant pour la maçonnerie et le crépissage que pour l'installation des bois de refend. Plus tard l'avancement a été de 2.70 m. Jamais on n'était arrivé à pareille rapidité d'exécution.

Le gabarit a laissé derrière lui un revêtement vertical (le section parfaitement uniforme, sans inflexions ni gauchissements, sans bosses, saillies ni dépressions; enfin Toeuvre la plus rt^ulière et la plus solide qu'il soit possible d'obtenir en fait de revêtement de puits (i).

(0 I/autour du prissent ouvrage a donné, dans le n» du 25 janner 1861 ïlujomn.il /,<i Mciisr^ une description sommaire de cet appareil, qui, pou apîvs, a t'*t<5 n^produîte, sans iudiv'ation d'origine, par quelque* journaux pt^riodiquos.

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