‹ Supplément au Traité de l'exploitation des mines de houille, ou, Exposition comparative des nouvelles méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustiblesChapitre 12 sur 52 · CREUSEMENT DES PUITS ET DÉS GALERIES · texte numérisé non relu

CREUSEMENT DES PUITS ET DÉS GALERIES

puits vint à s*écrouler et recouvrit de débris les outils de forage qui étaient au fond de Texcavation. Ces deux accidents produisirent un retard d'environ quatre mois.

Le temps employé à ce travail a été de 11 mois, répartis comme suit : 210 jours de travail effectif, 39 de chômage pour cause de réparations et 92 d*interruption de travail ; en tout 341 jours pour atteindre une profondeur de 105.20 m. Si Ion retranche les 48 premiers mètres de Tancienne excavation au fond de laquelle le forage a été commencé, il reste 62.20 m., soit un avancement de 0.25 m. par jour employé, ou environ 0.30 m, par journée de travail effectif, en mettant de côté les 92 jours consacrés à réparer les dégâts causés par Téboulement de la maçonnerie.

De la conservation des bois appliqués aux revêtements des puits ; emploi de la fonte.

M. Chaudron, ingénieur de la mine des 24 actions, recherchant les conditions de ventilation qui influent sur la durée des bois de soutènement, a trouvé que les parties les plus exposées à Faction d'un courant d air frais sont aussi celles qui se conservent le mieux. Ainsi les bois de deux cuvelages construits dans des puits de retour de Tair ont été complètement détériorés en 17 et en 20 ans. Et même, au bout de 11 i/s ans, un tronçon qui avait été soumis à des alternatives de sécheresse et d*humidité, par suite de Faffluence intermittente de l'eau derrière cette partie du cuvelage, se trouvait déjà hors de service.

L'air, dont le volume était de 2.75 m. en entrant dans le puits, parcourait souterrainement 1600 mètres environ. Tandis que ces cuvelages ainsi consumés exigeaient une reconstruction immédiate, ceux des puits d'entrée de Tair, qui avaient été établis à la même époque, se trouvaient encore dans l'état le plus satisfaisant.

Le même ingénieur a constaté que le revêtement d*une chambre d'accrochage, dans laquelle passait tout le courant d'air de la mine, était encore en bon état après avoir servi pendant 5 à 6 ans , durée du champ d exploitation desservi par cette chambre; à l'exception toutefois de quelques parties de la surface des bois qui,n'ayant pas été exposées directement au contact du courant ventilateur, offraient des trace de pourriture sèche (i).

Quant aux bois réservés au soutènement des puits, il convient de les écorcer et, si c'est possible » de les équar-

(1) 3* buUetin des ingénieurs sortis de l'école des minea du Hainaut Page 19.

HEVÊTEMENTS EN MA(:ONNKUIE. dCl

rir à vives arélcs. Les exploitants d*un grand nombre do mines Westphaliennes les font, en outre, raboter, afin d eulever les esquilles qui restent à leurs surfaces, après le travail de la hache ou de la scie, et qui donnent prise à la c^rie sèche. Cette pratique, en facilitant la pose des cadres à Taplomb les uns des autres, détermine rinstallation correcte des guidonages et, par conséquent, diminue notablement les frottements des cages et Tintensité de leurs chocs.

Les Westphaliens remplacent quelquefois , dans les cadres de revêtement des puits, le bois par la fonte de fer. A la mine Heinrich Theodor, près d'Essen, les parois d'un puits, foncé à travers des roches fort disloquées, exerçaient en divers points une pression telle que les cadres en bois étaient quelquefois rompus. Cette circonstance engagea les exploitants à se servir de cadres en fonte, assemblés de la même manière que ceux en bois; les pièces avaient une largeur de 0.15 m. et une épaisseur de 0.10 m.

Revêtements provisoires en fer malléable ou armatures pour le soutènement des puils.

Le lecteur a vu,dans la première partie de cet ouvrage, la description du procédé employé pour soutenir provisoirement les parois des puits en fonçage, en attendant le revêlement définitif en maçonnerie. Ce procédé qui consiste à encastrer, par leurs extrémités , dans la paroi de f excavation, des C/adres de boisage reliés par des porteurs, renferme de graves inconvénients lorsque ces pièces de revêtement doivent être assez rapprochées les unes des autreset surtout lorsque le rocher n'est pas assez solide. De plus, les entailles dans lesquelles se logent les oreilles des

162 aiAPITKK II. — Vl' SECTION.

cages sont difficiles à remplir lorsque vient le muraillement ; enfin, les bois, exposés aux alternatives d*humidité et de sécheresse et aux chocs des fragments lancés par let coups de mines, sont promptement détériorés ou détruits.

Telles sont les considérations qui ont engagé M.

Delaroche, directeur gérant de la mine de Streppy-Brac-

quegnies, district du Centre, à supprimer l'encastrement

des pièces et à remplacer le bois par le fer dans toutes

. les parties du revêtement.

Le puits St-Adolphe est circulaire ; son diamètre, qui est de 4.50 m., laisse une excavation de 4 m. après la construction du revétemeot d*une brique d^épaisseur. Les passes successives du fonçage, c*est-à-dire les tronçons alternativement creusés et murailles, ont une hauteur de 20 à 25 m. et sont soutenus provisoirement par un système de couronnes ou de cadres circulaires et de porteurs en fer laminé.

Chaque couronne se compose de 10 segments, en fer double-T (PI. VI, fig. 10), qui présentent une longueur de développement de 1.41 m. Ils sont juxtaposés et assemblés au moyen d'éclisses en fonte.de 0.20 à 0.25 m. de longueur, insérées dans le creux des pièces et reliées par des boulons de 15 millim. de diamètre (fig. 7). Les éclisses, principalement celles qui se trouvent au dessous, exposées aux éclats des coups de mine, sont sujettes à se rompre et l'on se propose de les remplacer par d'autres , en fer forgé, de 0.02 m. d'épaisseur, par conséquent plus minces que les premières. Les couronnes, placées à des distances qui varient de 0.50 m. à 1.00 m. suivant la solidité du terrain, sont embrassées par les extrémités recourbées de porteurs en fer méplat de 0.01 sur 0.06m. (fig.8). Chaque segment reçoit deux porteurs, en sorte que deux cadres consécutifs sont réunis par vingt porteurs, disposés régu-

nEVÉTEMÉNTS EX MACONNKIUK. 163

lièremeat sur le périmètre du puils. Tout le système est maiûteou dans un état général de tension par des coins et des bois de reliement insérés entre les couronnes et la paroi du rocher (fig. 9).

Ce revêtement, qui est fort solide, peut durer indétinimein ; la pose, faoile et prompte, peut être exécutée par p'importe quels ouvriers. 11 permet de réaliser des économies de matériaux et de main d'œuvre : d'après M. Vanderslagmolen , ingénieur de rétablissement (i) , les revêtements en fer ne coûtent que la moitié des revêtements en bois ; l'économie de temps s élève à 3 ij^ heures par mètre courant de percement, soit 7 à 9 pour cent de la totalité du temps employé. En tenant Compte de la suppression des frais de surveillance, d'ouvriers, de machmistes etc., il se trouve que le revêtement est remboursé au bout de neuf mois.

Gabarit mobile pour murailler les j)nits.

Ln puits bien muraille doit être de section uniforme sur toute la hauleur, et son axe, coïncider avec une ligne droite et verticale. Les maçons du couchant de Mons arrivent à ce résultat au moyen du mazinguet, règle en bois, égale au diamètre intérieur du puits, au milieu de laquelle pivote une autre règle en bois, égale au rayon. • La première étant disposée en coïncidence avec le diamètre du puits, il suflSt de faire tourner la seconde pour décrire la circonférence et guider ainsi l'ouvrier dans la pose des briques. On déplace l'instrument à mesure que le travail avance. Des fils à plomb, suspendus dans le puits

10 BuUelin des ingénieurs sorti de V Ecole des mines du ffarnauf, page 92.

- : — Vl" SK(.TIO\.

^■1 M^- i; nazinguet, déterminent la Vi

--■-. r- r:5-Jéfectueux : la suspension (

.■•\ .::•.: :aîe qui exige beaucoup de soi

> •> fï>:u un embarras continuel, et

-- .i .■rv.i:-.Mion, les arrachent fréquemme

ç*ii ^:re appliqué, sans de grandescc

. jiL- 1 section elliptique, forme quel

r i'i'Iopter. Chaque Ibis que la maçi

..:•: . j:e certaine hauteur, il faut déplai

^__^.rs ji-iinairement humides et chargés

.C-. -i: iu~ijîereuse qui réclame beaucoup

■ji.:. '> >*>Iives de ces échafaudages laisse

.^^ciiic'îf. des boulins qui en diminuent notai

-^..-Liir -.1 rx^ d<îs ouvriers doivent ensuite bouchi

^» «iiS'ei'.dus au cable d'extraction.

..>. .i;f'::eur de la houillère de Marihaye, pi

i>.fr e but de supprimer ces difficultés et(

3i.;ij:r.afait construire un appareil qu'il nomi

^.itu ;a gabarit de muraillement des pui

aù-f . 4ui maintient la section du puits parf

0'-«*-- ^^^^ ^^^ donnant plus de solidité à

..:vii it ,'a réduisant les dépenses.

:o ;ui*>e, sans fond, dont la section extériei

^ nr;^ t^gale à la section intérieure que 1 on v(

i irii..\^nnerie.

^ l i\ 13 de la pi. VI représentent un gabî

,,: ii;::: cet ingénieur s'est servi récemment.

.-: M^ jppareil est de 1 .50 m. Il se compose de

, r»,'.-j:?.5:ulaires en fers d'angle, courbes, repliés

. :■> .v.rlorents , soudés îi leur point de joncti

■ V ii; ;Mes h têtes fraisées, reliés par leurs bri

^ 1 ".oyoïi do boulons. La tranche supérie

KEVÉTEMKMS EN MAÇONNKhiE. 165

nranie de quatre pattes, p, p (âg. 16), destinées à ler sur la surface du dernier lit de maçonnerie, ainsi on le verra plus loin. Sur tout le pourtour intérieur et

I moitié delà hauteur, sont boulonnés des fers d'équerre, posés en couronne, qui servent de suspension au plansr sur lequel s'installent les maçons. Ce plancher, suptë par quatre étriers, e,e, se compose de deux sommiers,

de solives «, ^, et de planches , dans lesquelles des rerlures ont été ménagées pour livrer passage aux Tiers et au courant d air. À deux mètres au-dessous, accroché à des anneaux boulonnnés, a, a , un palier,

II on obtient le contact avec la maçonnerie au moyen de lions n,n, traversant des écrous fixés à ce palier même, gabarit est suspendu par des tringles ou par des chaites, dont le nombre est en rapport avec la dimension puits; ces chaînettes, fixées aux parois intérieures, sont nies par un anneau, à la manière usitée pour les tonnes itraction.

Jne forte chaîne ou un équipage de tiges analogue à ni dun forage (fig. 11 et 11 bis) se rattache par son rémité inférieure à l'anneau et se prolonge jusqu'au r. Là elle se termine par une tige liée à une vis d'appel lets rectangulaires , dont la largeur peut varier de 2 à aètres et dont le diamètre est en rapport avec la résisice à vaincre. L'écrou de cette vis , manœuvré par les ux bras d'un levier, b, b, est installé sur une charpente, telle façon que son axe , de même que ceux de la i et des tiges soient dans le prolongement de l'axe i puits.

Pour que la chaîne ou l'équipage des tiges ne soit pas ûporlé dans le mouvement rotaloire, imprimé à l'écrou Bodant l'ascension du gabarit , la partie carrée de la ^ d'appel est embrassée par une fourche h , prolonge-

ICO

CMAHTRK II.

Vf SECTION

ment d'une barre açticuléc, c, c, bou pièces de la charpente.

\ oici la manœuvre de Tappareil :

La caisse, librement suspendue aux \ se place naturellemeul dans la verii fond du puits la position exacte du muraillement, qui, dès lors, se !■ avec la marji:e de rexcavalion.

IjPS maçons élèvent d'abord la comprise entre le rouet et les pat ta!lant, pour celte Fois seulemf caisse. Lorsque la dernière • re bonis du j;abant, le iravailf Los ouvriers du jour font toum lie suivre ce mouvement cire entraîne dans son ascension ' 0.f?5 a 0.30 m. d'exhaussen que la caisse resie engager 1 .25 m. dans la partie maçr jclissent en posant quatre s(Kis des quatre pattes, i «les intervalles compris r rocher. Celle opération (le l'appareil et pose dr alternaiivemenl jusqu'à' arrêté.

Le cri'pissage des • lies lîoisîîges provisoii"" l»our cela sur le palier, d'homme, ménagés c

Lorsque la vis, a^ peut plus fonctionna (^u traverse, î^jusi'

-li «il

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