centim
Les diamètres les plus avantageux , pour une longueur de 0.60 m., sont donc compris entre 18 et 20 mm., dimensions les plus usitées.
Instruments destinés à élargir la hase des foiimaux de mine.
II peut arriver que le mineur ait à disloquer de grandes masses de rocher , sans craindre d*ébranler des terrains a voisinants. Dans ce cas, il réalisera une économie notable de temps et de poudre , s'il pratique au fond du fourneau, percé à la manière ordinaire , une chambre ou cuvette et qu'il y concentre toute la matière explosive.
Voici deux instruments propres à cette opération.
L'un est le foret dilatable de M. Verjus, mécanicien à Cherbourg, qui s'en est servi pour faire sauter une masse de 30 mètres cubes , au moyen d'un trou de 5 mètres de longueur, mis en communication avec une chambre de 0.30 m. de diamètre, bourrée de 4 kil. de poudre.
Une tige porte à son extrémité inférieure une palette en acier: à la base de celle-ci et dans son épaisseur sont pratiquées des échancrures présentant deux plans inclinés en sens contraire. Au-dessous, un fort boulon, sur lequel sont articulées deux lames contondantes reliées à la palette par des rivets qui peuvent glisser dans des rainures.
I^es figures 1 et 2 (Pi. Il) représentent: l'une, Tinstrument replié et prêt à pénétrer dans le trou ; l'autre, déplié, au moment où il fonctionne. Lorsque les lames , livrées à leur propre poids, sont libres de suivre leur tendance, elles se replient Tune sur l'autre, leurs extrémités pénètrent dans les échancrures et leurs tranches reposent sur les plans inclinés. Alors le volume de l'instrument lui permet d'entrer dans le trou de mine. Quand il touche le fond , quelques coups de masse appliqués sur la tige déterminent la pression des plans inclinés sur les lames, qui, forcées de s'écarter latéralement attaquent les parois de
16 CHAPITRE II. 11* 5ECTI0X.
Vexcavation. A chaque coup, on fait pivoter de quelques degrés rinstruments, et ces opérations successivement répétées déterminent le creusement d'une chambre ayant la forme d'une poire. L*arc parcouru par les lames est très-court d*abord, il diminue encore à mesure que la chambre s agraodit. Celle-ci achevée, il suffît de soulever l'instrument pour qu'il reprenne sa forme primitive ; puis on le ramène au jour où l'on le débarrasse des débris du forage.
L'autre instrument a été proposé par M. Kraat de Zurich (i).
C'est un fleuret composé d'une lige en fer dont l'extrémité inférieure recourbée, présente deux tranchants aciérés m et n au moyen desquels on peut creuser les chambres k travers des trous d'un faible diamètre (fig. 3 et 4). Hais si la section est suflisamment large , on insère dans la tige, en Ty attachant avec deux boulons, 6,6, un appendice en acier fondu A, muni de tranchants, met n, (fig. 5 et 6). Dans Tun et l'autre mode de construction, la partie postérieure de l'outil est coupée obliquement, en sorte que le tranchant inférieur forme un plan incliné.
Le mineur après avoir foré le trou , dont le fond est indiqué par la ligne pointillée, y introduit l'instrument élargisseur. La manœuvre se fait à la manière ordinaire, c'est-à-dire par rotation et percussion. La pointe, ou point de rencontre des deux tranchants, agit d'abord seule, puis, peu h peu, elle s'enfonce suivant la diagonale, ainsi que l'indiquent les tignes pointillées 1...2...3... etc., jusqu'au moment où les deux tranchants de l'outil , agissant dans leur plénitude, attaquent simultanément le fond et les parois de l'excavation : d'où résulte une série de surfaces coni-
(I) Lon4on Joumai ofarts. JuiUet. 1851, p. 49.
ques, sur lesquelles repose Toutil incessamment repoussé contre le rocher. La longueur et, par conséquent, l'acuité des tranchants sont, comme toujours d'ailleurs, en raison inverse de la dureté de la masse à percer.
Les chambres, quel que soit l'instrument qui a servi à les creuser, occasionnent, ainsi que nous l'avons dit plus haut, une notable économie de temps et de poudre. En effet, l'expérience prouve qu'il ne faut , pour forer un trou de 44 millimètres de diamètre, que le tiers du temps nécessaire pour en faire un de 75. Or une chambre de 75 millimètres, pratiquée au fond d'un fourneau de 44, produit le même effet que si l'excavation avait dans toute la longueur, du fond au jour, le même diamètre que cette chambre ou 75 mm. Ainsi , malgré le temps que l'on dépense à creuser cette dernière, il n'en reste pas moins une économie de travail de 30 à 40 % Enfin, il est établi qu'un volume de poudre concentré en un même point agit avec plus d'efficacité que quand il est dispersé sur un certain espace, par exemple sur une partie de la hauteur d'un fourneau ordinaire.
Appareils destinés au percement des excavations.
Depuis l'invention de la poudre, l'art d'excaver les roches n'a subi que quelques modifications de détails , le principe est resté le même. Les vibrations de la masse du fleuret et les frottements du tranchant sur les débris accumulés au fond du trou de mine ont toujours absorbé une grande partie de la force vive que développe la percussion du marteau sur la tête de l'outil. La roche broyée et réduite en poussière cause encore une perte de travail , qui diminuerait sensiblement si les débris consistaient en
18 CHAPITRE n. — II* SECTtM.
fragments. Ajoutons encore h oeU U dépense nëeessitëe par les réparations des fleurets , promptement usés , émoussés et déformés.
Les Américains ont, les premiers, recherché les moyens de substituer Fintermédiaire des machines à Faction directe deThomme. Déjà en 1853, ils avaient imaginé quelques perforateurs, la plupart encore à Fétat de projet (i). n ne paraît pas que ces appareils aient élé conçus en vue des travaux souterrains , mais seulement des carrières à ciel ouvert, c est-è-dire pour des forages exécutés à la surface.
Dans ces derniers temps, les Anglais ont aussi inventé un assez bon nombre de perforateurs mécaniques ; mais presque toujours ils ont dû renoncer à leur emploi par suite de la difficulté de faire panenir au point d'installation de l'appareil , la force motrice , c est-à-dire la vapeur d*eau. Cet obstacle a disparu depuis que Ton a songé à utiliser la pression de Fair condensé.
En 1855, comme les ingénieurs sardes , préoccupés du percement du mont Cenis, étaient à la recherche de moyens de battage expéditifs, M. Colladon de Genève émit Fidée d'employer Fair comprimé en qualité de moteur et d'installer, devant le front d'entaillement, des petits cylindres dont les pistons porieraieul , sur le prolongement de leurs axes, des fleurets battant à grande vitesse. Le savant professeur attirait en outre l'attention sur la facilité de transmission de cet agent et sur son importance quant à la ventilation du tunnel.
M. Sommelier apprécia inmiédiatement tout le parti que que Fon pouvait tirer de cette idée , aussi simple que féconde, et, dans le cours de Fannée 1861, des perfora*^
(1) Voyage dans rAmôriqae du Nord, par M. 0. Lambert, IffiS.
teurs et des compresseurs hydrauliques, dont il avait imaginé le mécanisme et qu'il avait fait construire dans rétablissement Gockeril, à Seraing, fonctionnaient à Bardonnèche avec un succès qui dépassa toute attente. Bien* tôt un second front d'attaque fut installé à Modane, à raatre extrémité du tunnel, qui est aujourd'hui , comme chacun le sait , en bonne voie d'exécution.
Ces remarquables appareils ont eu évidemment quelque influence sur les recherches ultérieures; mais il ne serait pas possible de les utiliser tels quels dans la plupart des travaux de mine, d'abord à cause de leurs dimensions encombrantes, ensuite parce que, comme ils n'agissent que dans une direction horizontale constante, on perdrait le bénéfice résultant des joints et des fissures du rocher. Toutefois un instrument beaucoup plus petit et plus léger, construit par l'ingénieur sarde dans le but de percer les pétards ou fourneaux de mine de raccordement, semble très-applicable au creusement des puits et de galeries de faible section.
Cependant on fit des essais, sur une plus petite échelle, dans diverses localités de TÂllemagne , aux fins de remplacer le travail à la main par celui des machines. Parmi les personnes qui se sont livrées à ces recherches , on remarque MM. Schwartzkopf , constructeur de machines à Berlin et Schumann , conservateur des modèles à TËcole des mines de Freiberg, dont les appareils, bien que cn- ' core imparfaits , méritent dattirer l'attention. Le dernier avait déjà exécuté un modèle en petit dès 1855 , peu après la proposition de M. Golladon. Dans ces derniers temps , M« Sachs , inspecteur des machines de la société de la Vieille-Montagne , mettant à profit les travaux de ses prédécesseurs, a creusé, à Moresnet , une galerie, au laoyea d'im perforateur de son mvention.
40 CHAWTRE ÎI. — II* SECTIOW.
La Belgique a également fourni son contingent ; quelques personnes suivant des voies fort diverses ont produit des inventions plus ou moins pratiques, plus ou moins viables, mais renfermant des germes que Tétude développera peut-être. Tels sont les appareils de MM. Gassart et Lepourcq de Seraing , de MM. Cornet et Deschamps du couchant de Mons, et surtout de M. Lisbet delà Louviëre, qui a fait construire son appareil dans le Pas-de-Calais.
Le percement mécanique des roches donne lieu à deux classes d'appareils : Les Perforateurs , destinés à percer rapidement des fourneaux de mine où l'explosion de la poudre détermine la dislocation du roc , et les Excavaleurs, qui pratiquent directement l'ouverture des galeries, à l'aide d'outils en acier et sans l'intermédiaire d'une substance explosive.
Les perforateurs se divisent eux-mêmes en deux catégories: Les perforateurs à percussion^ dont l'outil est astreint à des mouvements de frappe ou de battage , de rotation et de progression , afin d'entamer la roche et d y creuser un trou circulaire qui se prolonge insensiblement dans sa profondeur. Et les perforateurs à rodage, dans lesquels n'ont lieu que les deux derniers mouvements* (rotation et progression ) le rodage suffisant à pratiquer un trou cylindrique. Les perforateurs à rodage sont peu nombreux, l'attention des inventeurs s'étant presque toujours portée vers l'imitation des manœuvres usitées dans le battage à la main.
On peut encore établir le classement des perforateurs sur une autre base : suivant qu'ils sont mus par la force eorporelle des ouvriers , mais d'une manière autre que dans le travail du fleuret et du marteau ; ou qu'un moteur inorganique est substitué à la vigueur de l'homme, celui-ci
n'ayant presque à faire usage que de son intelligence. Nous suivrons dans cet exposé la première classification.
Perforateur de M. Schwartzkopf.
L'auteur admettant comme principe le battage du fleuret par la masse, a dû rendre le fleuret indépendant de la tige du piston, disposée comme organe de percussion, n emploie comme moteur l'air comprimé à deux atmosphères.
Voir à Tatlas les figures 7 et 8 de la planche IL
Une colonne creuse, C, en fonte, à laquelle est anexée une crémaillère , sert de support à l'appareil ; sa base est munie de deux pointes en croissant qui pénètrent dans les dépressions de la roche, et son sommet, d*une forte vis de pression destinée à tendre Tappareil entre le sol et le faite. Le long de cette colonne circule une douille de suspension, que soulève ou abaisse un pignon engrenant les dents de la crémaillère et mis en mouvement par une manivelle. Un plateau en fonte, P,, est invariablement fixé à cette douille au moyen d*un boulon faisant office de charnière. C'est sur ce plateau que glisse la partie travaillante de l'appareil , appelée à se mouvoir en avant et en arrière. En vertu de cet agencement, Toutil est susceptible, non seulement d'avancer et de reculer , mais encore de s'installer à diverses hauteurs au-dessus du sol et de prendre n'importe quel degré d*inclinaison. De plus, l'arbre de la manivelle pouvant être muni de deux roues , on peut aisément transporter la machine d'un lieu à un autre en la poussant à l'instar d'une brouette.
Entre les jumelles, à l'extrémité de l'affût , une bâche remplie d'eau. Cette eau , soumise à la pression de Tair condensé est injectée au fond du trou de mine.
SS CHiprnE n — m* sbcîns
Lvutû ou partie mobile a, pour pièce cylindre à simple effet, e, dans lequel on pistoa, p, trmë tf ane izrjc L^. t, foactioace sous Timpulsioa de Ftir comprimé, coc: rictroductioa est réglée par uo robinet ou tiroir- \o:.ri^,i de ^llson et une coulisse en S. Le cylindre est a:uché à un plateau, P^. dont le prolongement recoorbé à angie droit sert de support à la glissière du fleuret. Dès qji^ le fleuret , frappé par la tête de la tige dn piston , a yjTié contre la roche, il est aussitôt retiré en arrière par un ress-jrt à bou'lins.
La diithbuûon de Pair comprimé est proToqoée pnr une came, i, aitachée à Tarbre du robinet de Wilaon et par un appendice, a. sorte de pas-de-vis , fixé à la tête de la tige du piston. A chaque double excursion de la tige — ^une allée ei une Tenue — l'appendice opérant sur la came deux pressions successives. Tune dans un sens, Fautre en sens contraire, force Tarbre à décrire deux fois le même are de cercle, une fois en avant , une fois en arrière. Ce double mouvement se transmet au robinet, dont les deux Grinces se présentent alternativement à la lumière du tiroir , ce qui détermine fintroduction puis révacaatîon de Tair comprimé.
La rotation du fleuret dépend de la rotation d'une roua a rochet, r, conduite elle-même par un cliquet, x, articulé sur l'arbre du robinet de distribution. Chaque fois qoe se produit une oscillation , le cliquet chasse devant lui une dent de la roue: la roue, à son tour, communique ao fleuret un mouvement suivant un arc correspondant à la portion de circonférence occupée par la deui.
La partie travaillante suit ravancement du forage , au moyen de la vis \\ qui traverse un écrou inhérent à la plate-lbrme, P*, du cylindre. Un ouvrier fait tourner eette vis à Taide d'une manivelle et par nntermédiiire de deux roues coniques.
Le diamètre du piston moteur est de 0''104t et sa course de 0"078. L'appareil a été construit en vue de frapper de onze à douze cents coups par minute.
Ce perforateur a fonctionné pendant quelque temps pour le creusement du tunnel de Bingen et était alors mu par la vapeur. Il a été également employé dans les mines de Saarbrûcken. On se propose, dit-on, de rappliquer au percement des galeries souterraines de la ligne de Siegen-Rhur , ce qui permettra d'apprécier exactement sa valeur.
La machine de Schwartzkopf pèse près de 250 à 300 kilogrammes ; ce poids trop considérable est un obstacle sérieux à son emploi dans les travaux souterrains. La disposition est fort ingénieuse, mais semble peu pratique. En effet, la crémaillère adjointe à la colonne aura baucoup à souffrir des chocs, la charnière maintiendra difficilement la partie travaillante dans une position déterminée et en état de stabilité. Enfm les organes de la rotation automatique des fleurets et ceux de la distribution, constamment exposés* à des chocs violents, devront être fréquemment réparés.
Perforateur de M. Schumann (i). Planche II fig. 9 et 10.
Construit en 1855 , sous l'inspiration de M. l'Oberbergbauptman, de Beust, il a été l'objet de plusieurs modifications, à la suite desquelles prise de brevet eut lieu au commencement de Tan 1856.
Cet instrument, qui ne pèse que de 60 à 70 kilogrammes, est facile à installer dans toutes les positions.
Son bâti ou affût , en fer forgé , affecte la forme d'une
(1) Freiberger Jahrbuch fur dem Berg-und-Huttermann, 1861.
24 aupiTBE n. — u* sEcnoR.
fourche; il se compose de deux jumelles ou barres carrées, B , B^ réunies au moyen de deux appendices, A^ A, saillants par le bas. Les extrémités antérieures des barres se terminent par des pointes destinées à pénétrer dans les dépressions de la roche , tandis que l'appendice postérieur est traversé par une vis, V, qui fait avancer ou reculer une couronne de pointes, lesquelles viennent s'implanter dans l'un des bois de revêtement ou dans un étai spécialement installé à cette tin. A ce bâti est, en outre , annexée unelonp:e visnxe, Ti\ qui, au moyen dun ëcrou, £ . pousse en a\'ant ou ramène en arrière la partie travaillante. Celte vis tourne sous l'impulsion de la main de l'homme, par rintermédiaire d'une manivelle , M, et de deux roues coniques.
Le cylindre moteur, r. à double effet, a un diamètre de 0*117 et une longueur de 0"iOT. 11 repose sur le bâti, avec lequel il est en con:2c: par des entailles faites à ses brades et à ses couverc'es. Enfin la tige du piston p, — à prtivsre mé:aH:q::e simple — traverse les deux fonds du CTjLTiire ei pore > tleurei, î\ nxé, au moyen d'une vis de :rf55::>r, dins ure couir.e pyramidale k section carrée.
Lir cccrrlne ceK^uche r^r un crince, o, pratiqué iizs 1* c: -Trrcle ce la K-^îte ce disnibuùon et s'échappe Z'tr zr i-ire cr^ce • c . cuven sur Tun des côtés du
L* rr::-. 7. c5: ei :ou: sent^K^ 3t celui des machines i "iz»tzr. >:z- r: UT: rien: dérive ie la EanÎTelle, m, et se TELyZjr. k f I zf f rir r:r.:cnréd:air^ de deux roues tfenfeLkfT • . V - — rTc^ri n::.-'.:^. ru> è>î:r r4rbpe,«,d'une i'.r-* itTTrir-.rue, r .c;5.:rr'-u:r^lir-cirr,f.Lesécrons :h :i .^^ IL i-r:-r :r: i:î^ i:t\-.>d:s e2 f^uae de soif, afin Ut isirLiie: ** :*:— li'jc-us ie ce biliu-der.
lanîT» £. j'I&ic e:i iviu; d« cyliad:)?, loorae sous
Fimpulsion de la même manivello m et fait fonctionner un petit volant, régulateur, w. Une vis sans fin, t^, entaillée sur cet arbre, met enjeu une petite roue dentée, r, engagée dans une rainure, r, de la tîge,et lui communique un mouvement rotatif auquel participe le fleuret.
Le recouvrement du tiroir est assez grand pour laisser au fleuret le temps d'agir. La section de la tige offre une surface moindre en avant du piston qu en arrière , afin de réduire Faction de Tair comprimé au moment ob le piston revenant en arrière exige du moteur un travail moindre. G*est encore dans le même but que les lumières d*admission de Tair ont un plus grand orifice à la partie antérieure qu à la partie postérieure.
Cet appareil réclame le concours de deux ouvriers, dont les manœuvres sont les suivantes : après avoir pratiqué, au pic, quelques dépressions sur les parois ou sur le sol de la galerie, afin de loger les pointes de Tenfourchement, ils fixent rinstrument dans la position voulue et serrent la vis à pointes contre le bois préparé à cet effet. Ensuite ils attachent le porte-vent à Torifice adducteur o' et adaptent un fleuret à la tige t du piston. Puis, à Taide de la manivelle Myi\s poussent en avant la partie travaillante, jusqu à ce que le tranchant du fleuret vienne en contact avec le point de la roche où doit s'effectuer le creusement. Alors le vent est donné, un ouvrier tourne la manivelle m et l'appareil est en train. Tant que dure la marche, cet ouvrier imprime à l'arbre a une rotation régulière, pendant que l'autre , principalement chargé de la surveillance, fait avancer la partie travaillante au moyen de la manivelle Af et donne de l'eau dans le trou. Les deux hommes se réunissent pour remplacer les fleurets émoussés.
Les premiers essais auxquels on a soumis la machine de M. Schumann ont été assez nombreux pour qu'on puisse
et iS^r sur je pr:ij:»ii^?sixiei.: de ik pnerst S^f^soneaDOL a* it miiA â* LD:iissii:»ii»srf . c.sLrj::: àî- J^bîmiç- îs
aDU'THaiL ï* 'l»"-:o tki l'riLjiiit'iL"- tL ustii irais i qiasst
éja-Tr «jrt rexiTrci-ie îf .1 '-.-■ -■-"■«■ fn* *-î Tcçiàs* es 11
lu le.'^ferîf-i: z.is riz.ir. i^r riLii-izarre na peu r«î::5 c^'l:f->*, '.tI^ r.rri: Ift* :e>i.u..5 cie-rr^és. Ces exî*r:ei:^5 ir^:ifr*i: >î. S:i T.tr* i noi-àri son instrumcii: cr niz-rr^ lT«:.T:ij s^rrcin-'-r z^ des deux ouvriers çui le irSLiri: r:i:"^:cr:r:. L r^irrj:: k son bat en rcs:p:S\''i::: .1 fjs^L^rc 7^ -i r::-:r*c tc-snamt de WiUoa, îT-i î*i r^rzù: ir rfzi:^ i>::— rJij^ ':i distribatioD de Tair ccriiprizir.
Cei appareil es: er.::r? ei i:i.r:-^ iacs !i oûne de Rotsohôaber<:.
Quoique bien 5ur^r!e;:r i criù if M. Sciwirtikopf, il his^ onoow à Josirer s-rcs iver? nrr«:rt5 : îe» ébramleinenis auxquels il esi consiaci—ft: srzrLîs dracent lieu k do nombreuses reparà:ior-s : ".:s ciinferaecis de fleuret oecasîonnent de uv^uiVles >er:f5 Cf :rc:r-s : enfin Texpérionoo pnnivo qu une frappe u-urcrcie • sans égard à la «atui^ do la iwUe, cnu^tne de graves incoQTénients,
OrriLS ET INSTRUMEffTS DU MINEUR. 87
Petit perforateur du Mont-Cenis.
H. Sommelier a proposé dernièrement d'appliquer aux mines un petit perforateur simplifié quil avait intenté, il y a cinq ou six ans dans le but de percer les fourneaux obliques à la direction des galeries, mais dont il n*a jamais eu besoin de se servir.
Cet instrument (représenté par les figures lia 15 de la planche II), dont la longueur, non compris le fleuret , n'est que de l^'Sâ se compose d'un cylindre moteur à l'air comprimé et de deux petits appareils propres à imprimer au fleuret un double mouvement, de rotation et de progression.
Le cylindreesten cuivre; il a 0,055m. de diamètre inté* rieur; son piston p, de même diamètre, mesure 0"42 de longueur; se prolonge antérieurement par une tige cylin* dre a de O'^OS de diamètre, autour de laquelle il reste donc un espace annulaire de 12.5 mm. de largeur, en communication constante avec la chapelle. L'air comprimé débouche incessamment dans cette chapelle à travers un tuyau en caoutchouc vulcanisé b ; son affluence est réglée par un robinet r dont la clef se trouve sous la main du machiniste.
Les deux extrémités du cylindre propulseur sont munis de fermetures semblables aux bottes à bourrage. La garniture du piston , à la tète de l'organe , consiste en une composition dite métal blanc de Babbit (i) coulée dans un certain nombre d'échancrures.
La tige est terminée par une douiIle,d,dans laquelle on fixe le fleuret, à l'aide d'une clavette. La massé à lancer contre fond du fourneau se compose donc du piston , de sa tige et du fleuret, soit un poids de 10 à 12 kilogrammes.
(1) RabbiVs or anti/Hciions-metal, Alliage de 1 partie de cuiyrei 50 d'étain et 5 d'anUmoine.
Dans la chapelle est une glissière ou tiroir, mû par une Uge, ^ sur laquelle agissent alternativement deux cames e. L'orifice de sortie de cette tige est obstrué par un petit piston ayant pour garniture un cuir embouti , logé dans une échancrure peu profonde. L*air comprimé , pressant nécessairement sur la face intérieure du piston, le tiroir est poussé en arrière comme par un ressort, excepté lorsque lune des deux cames le rejette à l'intérieur.
La figure est prise au moment où le fleuret vient d'accomplir son excursion rétrograde ; l'air comprimé pénètre par la lumière et le piston va être lancé avec un efibrt égal à la différence des pressions exercées sur ses deux faces. Le moment du choc est fort rapide. Immédiatement après s'effectue le recul : le tiroir avance sous l'impulsion progressive d'une des deux cames, ferme la lumière d'admission et met en communication le canal et la lumière d'échappement; l'air comprimé se dissipe à travers la conduite latérale; la pression prédomine dans l'espace annulaire; le recul est accompli.
Tout le mouvement provient d'une roue-manivelle, disposée à l'arrière de l'appareil et manœuvrée directement par le mécanicien. L'axe de la roue-manivelle porte, à l'une de ses extrémités, une roue à double came r^ qui agit sur une autre roue à quadruple came r^ ; l'arbre qui porte cette dernière possède à son milieu une vis sans fin que commande une roue, ff, calée sur la tige postérieure du cylindre moteur. L'ouvrier peut régler par la vitesse de rotation de la manivelle , le nombre de coups , le mouvement angulaire et l'avancement du fleuret.
La forme donnée au fleuret (fig. 14 et 15) est, d*après une longue expérience, la plus convenable possible ; c'est, comme on le voit, celle d'un Z, dont les ailes sont les arcs d'un cercle ayant son centre en o, projection de l'axe de
rinstrument. Pendant le travail, le fleuret tourne dans n'importe quel sens. La forme en Z n*a pour but* que d*assurer une section parfaitement circulaire au fourneau. Les outils émoussés sont passés au feu , à la forge et à rétau ajusteur et ensuite trempés; mais jamais oh ne les aiguise comme on fait pour les fleurets en ciseau.
Perforateur de M. SacJis.
C'est un perforateur à percussion, dans lequel le mouvement de battage est produit par l'air comprimé agissant directement et à double effet sur un piston armé de deux tiges dont Tune traverse le fond du cylindre et porte le fleuret. L'autre tige passe à travers le couvercle et commande la distribution et le mouvement de rotation au moyen d'un mécanisme que feront comprendre clairement les figures 1 à S de la planche III , dont voici la légende: A,Aj Deux poutrelles de section circulaire.
B, fi, Entretoises qui relient les poutrelles ; le tout
compose le châssis de support.
C, C, C, Cj Pièces au nombre de quatre, percées de trous,
dans lesquels passent les poutrelles. C'est sur ces quatre pièces que repose le cylindre.
a • Cylindre alésé dans lequel est ajusté le piston
moteur ,
b^ Piston, aussi étanche que possible, en fer
malléable et consistant en une pièce massive à laquelle sont ajustées les deux tiges cet d.
c , Tige cylindrique qui traverse une boite à bour-
rage au fond du cylindre et porte le fleuret,
d^ Tige cylindrique passant dans la botte à
bourrage qui tient lieu de couvercle au
*30 aAVRKD. — ■■
cjbdre. Son duBètre est ^ffiafet qnB celai de h tiger^ ^ùi de baser ne sorbee asBBlaire pbs gnede à h partie poetériece qe'i h perûe mérieeredii piston, kqoel reçoit linâmeples fivte pressîoa poer s'âaaeer en anot qoe poer rerenir en arrière.
€ #, Traierse fixée à la tige à et composée de
deox branches qui glissent sur les poatreOesil, A.
f, Eeroa serrant à fixer la (raTerse # & la tige d.
f , Etrîff fixé sor le cocvercle da cylindre.
h A, Axe attaché à Tétriff % et porteor de trois
leriers ti, ■■ et i.
ff i, Lefier qui aectHnpagne Taxe à i , ^ est
astreint à jooer dans des troos elliptiques percés dans la trav^se € e. k k^ Tiroir de distribution. Le tiroir est divisé,
par une parc», en deox compartiments; ceini, i'.qaise tronve da côté du coorercle est pins grand que Fautre ; sa paroi est percée d*an trou disposé de telle Gi^on que l'air comprimé presse le tiroir par la sur- £ice la plus grande. Le couvercle maintenu par quatre boulons n*est que légèrement en contact avec la plate-forme, en sorte que le tiroir circule sans aucune gène. I» Robinet servant à régler Fadmission de Tair
comprimé, qui est livré par un tuyau en caoutchouc et pénètre dans 4e conduit m. », Canal par lequd passe Pair comprimé avant
sa distribution.
% «g Levier à deox branches pwté par Taxe k k«
0, Tige du tiroir, munie de pas de vis à sa