‹ Supplément au Traité de l'exploitation des mines de houille, ou, Exposition comparative des nouvelles méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustiblesChapitre 34 sur 52 · i.tt i · texte numérisé non relu

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CONDUITE ET mSTRIBUTlôS DE LAIR.

Dans les expériences dos n*** 1 à7, la vanne était fermée ; pour le ïf 8, à demi ouverte; pour le a* 9, entièrement îuverle. Dans tous les calculs , on a supposé Taira Tétat bec» sous une pression atmosphérique de 0.77 , c'est-àlire, pesant 1.29 kilogr. le m,c,

AppUcation des forages à la ventilation des galeries.

La préparation des cbamps d'exploitation se fait dans eerlains systèmes allemands (<) au moyen de galeries de direction; doù résulte une série de piliers longs qui doivent être recoupés chaque fois que Vair fait défaut dans les excavations en percement. Malgré la faible section de

s traverses, la dépense de leur percement est asse^ olable pour que la direction de la mine de Sulzbach- Aliemvald, près de Saarbrûcken , ait cru devoir s y soustraire, en les remplaçant par des trous de sonde à grande section (O.iO m. de diamètre). L'expérience ayant fait connaître la bonté de ce procédé » il n'a pas tardé de se répandre dans les mines domaniales de Saarbriicken et dans quelques exploitations des dislricls weslphaliens. I Les trépans ruhanés (Schnedienbohrer), dont les mineurs se servent dans ce cas, sont de deux calibres diiférents ; les premiers, de 0.24 5 0.25 m. au tranchant, ébauchent le trou, que les seconds achèvent en lui donnant un diamètre 'e 0.40 m.

Ces instruments sont façonnés dans des plaques d'acier de 19 mm. d'épaisseur. Le trépan se termine par une pointe te au milieu de la lame et se réunissent par une

(1) Traité dt VEa^hitatim de& mines 4^ hmiiîU, T. II, 53 457 «t 4M.

CMXPITHE lil- — \f SECIIO».

simple rivure. La lîge se compose de tronçonst de 0.95 i 3*15 m. de loogueuft en fer de 38 mm, dMquairissage» qui s'assemblent à manchons et à clavettes,

Uattirail reçoit le mouvemenl de rotation par un levier h rochet. Cet instrument, bien connu des serruriers et des constructeurs de machines, est fort commode pour faire manœuvrer la sonde dans les galeries de raine, parce que soQ bras de levier n est jamais appelé h parcourir qu'y u arc de la circonférence qu'il peut décrire. Enfin, une vis de 1,25 ra, de longueur, reliée à la tige au moyen d'une clavette, s'engage dans un écrou et supporte tout faltirail de forage.

Le mineur commence par installer Tétai ^ur lequel sont fixés fécrou et la vis, 11 le cale après avoir donné à la vis la direction convenable. Le trépan, accompogué du levier h rochet et d un bout de tige lorsque les circonstances le réclament, est appliqué au point d*altaque, contre lequel il est serré par la vis; puis on introduit la clavette dans les trous qui lui sont destinés.

Le levier h rochet agit par une succession de mouvements en avant et en arrière. L'ouvrier le pousse en avant, le ressort glisse sur les dents recourbées, alors le levier tourne librement autour de la lige; il le relire à lui, le ressort s'implante entre deux dents successives et imprime aux tiges un mouvement de rotation, auquel participe la vis, qui continue à pousser le trépan contre le point d'entaillement.

Six à huit excursions du levier suffisent pour faire parcourir au trépan une circonférence entière ; alors, pour des pas de vis de 5 mm, do hauteur, ravancenient produit est aussi de 5 mm. Enfin, lorsque î avancement du foret est égal à la longueur de la vis, celle-ci, tournée en arrière, cède la place à un bout de la tige elle travail recommeace.

CONDUITE ET tUSTRlBUTlON DE lAIR,

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A la tnîne de Sulzbnch^AIlenwald, pour le percement d'un trou ascendant, la manœuvre d'un trépan de 0.23 m* de diamètra exigeait deux hommes» non pour forer, mais pour installer et retirer Tappareil, dont le poids était considérable* Leffet utile de ces deux ouvriers consistait en un avancement de 3.63 m, par journée de huit heures, dans des piliers de 10.43 m, d'épaisseur. Le prix du mèlra courant était à peine de fr. 1.34* Mais Teffet utile était presque doublé et s*élevait à 6.27 m, par la suppression de la vis, cest-à-dire^ lorsque le miueur tournait la sonde directement à lu main» L*avancement, pour une circonférence;, était de 8 à 9 mm. et pouvait même atteindre 13 mm.; mais le travail était alors trop fatigant.

Dans les trous inclinés de 40 degrés, le neltoynge seffectue spoutanément et Ton peut exécuter sans interruption un forage de 10 àll m, ; hiais dans les trous horizontaux, la nécessité de retirer la sonde pour pourvoir au dégagement des déblais ralentit la marche du travail.

Des forages ventilateurs ont été exécutés, dans le cours de Tannée 1860, à la mine Argus» près de Kirchhôrde^ district de Bochum. Les trous, d*un diamètre de 0.17 m., ont été percés dans un lit de houille, stratifié au mur d'une couche de fer carbonate lithokle, dont rindinaison est de 80". Des trous de sonde, de 0.08 m. de diamètre, traversaient le pilier dans toute sa hauteur, puis étaient ensuite élargis au diamètre voulu. La rotation était communiquée à Taturaîl, non plus par un levier à encliquelage, mais par une combinaison de roues et une manivelle (i)*

Le dernier procédé mis en usage est celui des mèches h crochets (Hackenmeissek),

ti) Berççeisi, 1S58, &<> ii- Preuss. Zeîtschrift t Bd. VI, h. ^.Idem^ Bd, Vm, 9. 200.

418 CIÏAIUTRH UK— Tt* SECtIOÎÏ,

Ces mèches , dont un spécimen est représenté par la fig, 9 de la PL XVII, ont servi, à la mine de Vereinigte Bickefeld, près de Hœrde, à percer des trous d*aérage de 0.15, 0.20 fit 0,30 m, de diamètre-

L'apporeil se compose d'un cric ordinaire, a, muni de deux pieds, b^ qui permettent de le disposer suivant la pente du gîte. Il est maintenu par un étai ou moïse, c. Une pièce en fourchette, rfï taraudée en dedans, est aecompagoéô d'une roue, e, que lesouvriers'font tourner. Cette fourchetle est traversée par une tige filetée, liée avec les tiges du trépan, ou mèche à crochet, f. Un cylindre en tôle, 5, fermé par le bas et dont les arêtes antérieures sont tran* chantes, est calé à rextrémilé de la dernière tige* Il sert, non-seulement à maintenir le forage dans sa direction, mais encore à réunir les déblais lorsque la couche a une faible inclinaison. Le mouvement de rotation imprimé à la roue c par deux ouvriers, se transmet au trépan, d'ailleurs foriement serré contre le fond du trou.

Deux hommes occupés à percer des piliers de 8.36 à 16.72 m. de hauteur, dont la houille est de solidité ordinaire, avancent, en moyenne, de 3.15 m. en huit heures, y compris les travaux accessoires, tels que l'installation de l'appareil, etc.

Dans les piliers des couches fort inclinées , oh le trou ne doit pas être nettoyé , le cylindre est supprimé. Les petits piliers sont favorables au percement; l'effet utile y est double.

Portes obturantes autoclaves.

Les ingénieurs anglais, pour obtenir la fermeture constante des portes d'aérage , installent auprès de chacune

CONDUITE ET DiSTRÎBtnON DE t'AlRt

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tfelles, un jeune garçon de dix à quatorze ans ou un vieu% mineur hors dV-tat de travailler. Les foncltons de ces manœuvres, désignés sous le nom de trappers, consistent simplemenl à ouvrir puis à fermer les portes cliaque fois que passe une voiture» opération qui souvent se renouvelle cinq ou six cents fois par jour. Ainsi.dans !es mines sujettes au grisou, la sûreté de tous les ouvriers dépend de la vigilance d'un enfant ou dun vieillard impotent, placés pendant de longues heures dans des conditions insupportables, c'est-iVdire, dévorés d'ennui et enveloppés des ténèbres oii les exploitants los laissent ordinairement par raison d'économie. D oU, l'abandon de leur poste par les jeunes Irappers, lorsque, pour rechercher quelque société, ils croient pouvoir s*abscntor impunément, ei d'iiutres négligences qui, Irop souvent, ont causé de désastreuses CKpI osions.

Les ingénieurs ont donc songé à confier ces fonctions & des appareils automatiques. Beaucoup de tenlatives ont été faites» mais la plupart ont échoué, par suite de la difficulté qu'il y a de concilier la délicatesse des mécanismes avec rimperméabiliié des portes et avec une solidité qui leur pcrmelle de résister au choc de voilures pesantes et lancées avec une assez grande vitesse. Dail* kurs,les diverses pièces des appareils se délraquenl facilement et les artisans attachés aux mines sont rarement assez habiles pour pouvoir les réparer,

Dai)s la première partie de cet ouvrage, il a été fait mention d'une porte se fermant spontanément (i)* En voici une autre, due h M, John Gemmel, direetcur de la mine dô Galston,dans TAirshire (Ecosse) (a); soumise à une longue

(I) M^hanic's magaiFine, 1861.

CliAPtTRE m, VI* SECTIO».

pratique, elle a répondu à toutes les exigences; elle fôl en usage dans tous les travaux des miues de houille de M. Horo de Galslon, Cette porte (PL XVII, fig, Set 6) placée dans une chambre

ou chùssis solide, est suspendue suivant une ligue hors plomb, dont la partie supérieure incline vers Taxe de la galerie, eu sorte que le ventail, quand il est livré à luiraêrnêp retombe sur la battue en vertu de son propre poids; le couraut d'air vient encore en aide à ce mouvement,

La porte s ouvre, pour les wagons pleius, c est-à-dire, du côté des ateliers d arrachement, par suite du mécanisme suivant:

Sur Tune des parois de lexcavation se trouvent des moïses, a, a\ qui , attachées à deux étais du revêlement, bi b', supportent un axe vertical, c, autour duquel tourne un fort levier coudé, de, d*une forme particulière* L'un des bras, d, du Icvîer, se relie avec le veniail, /, par un bout de chaîne, f; l'autre bras, e, s'avance dans la galerie et se prolonge par derrière, où il tient à une seconde chaînent qui, après s'être infléchie sur une poulie, se termine par un contrepoids, h ; ce dernier bras, qui peut tourner librement sur Taxe vertical , soulève le contrepoids en marchant de gauche à droite; mais n'a, dans ce cas, aucune action sur la porte ; lorsqu'il s*avance de droite à gauche, au contraire, il rencontre un taquet, k, fixé sur le quart de cercle qui fait partie du bras d; il agit alors comme si rensemble était d'une seule pièce, en faisant mouvoir â qui entraîne avec lui le venta iL

Les voitures chargées venant des chantiers, c esl-à-dke allant de droite à gaucbe, heurtent Textrémilé saillante du bras du levier et ouvrent la porte. Quant aux voiturcâ vides venant du puits d'exlractiou, elles heurtent un tampon

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