CONDUITE ET DISTRIBUTION DE LAIR
Portes automotrices du Laneashire,
élastique, îw, qui est fixé sur la face opposée du ventait et qui en prévient la détérioralion ; elles passent, le levier, repoussé contre la paroi, soulève le contrepoids, puis est ramené par lui dans la galerie.
Ce mécanisme, fort simple, ne comporte pas de pièces délicates et peut être exécuté par le premier forgeron venu; il est peu sujet aux déraûgcments et se monte ou se démonte facilement , aussi son emploi se répand-il de plus en plus.
W M* Heaton a imaginé d'annexer aux portes d*aérage un
■ appareil qui les ouvre aux approches d*uno voiture, de quelque côté quelle vienne, et leur permet de se retermer spontanément dès que celte voiture est passée, (PI. XVII, fig, 7.) Ces portes sont formées de deux ventaux, qui peuvent se retirer dans des cavités assez profondes pratiquées dans les parois latérales des galeries, et sont suspendues par des poulies à un rail transversal flré au faîte de Vextavaiion* Ce rail, courbé, forme deux plans inclinés dont les bases se réunissent au milieu de la voie; en sorte que les ventaux, étant écartés Tun de lautrejéprouventune tendance conslanteà se rapprocher en roulant l'un vers Tautre.
■ On peut obtenir le môme effet au moyen de poulies avec chaînes et contrepoids.
ILe mécanisme d'ouverture est fort simple : de chaque côté de la porte, deux leviers horizontaux, de 4 à o mètres de longueur, sont installés de manière qu'une de leurs extrémités tourne sur un pivot, tandis que les deux autres extrémités se recourbent eu s'amiocissant; puis les pointes ) réunissent deux à deux, et traveisent simultanément des
CDAPITRE ni, — VI "* SECTION.
ouvertures mcSnagées dans la porte aune liauteur de 0.80 à 1.00 m. au-dessus du sol. Ces ouvertures sont pourvues de galets de friclion, destinés à facililer k pénétration et le glissement des leviers dans les ventaux. Les deux leviers placés de chaque côié de la porte d'aérage, liés à une méma i paroi de la galerie et opposés l'un à raulrc, pénètrent dans le même venlaiK
Dès qu'un homme, un cheval, une voiture, clrculanl sur la voie, s approche de la porte, il opère une proâsion sur les deux leviers et les écarle Tun de Taulre. Ce déplacément latéral, accompagné de la retraite des venta ux dans leurs cavités respectives , produit une ouverture à travers laquelle passe le mohiîe. La porte, rendue à la liberté pat | la cessation de la pression latérale, se ferme spontanément, les ventaux élanl sollicités par la double inclinaison ' du rail ou par les contrepoids.
Le bon usage de ces portes, établies pour la première fois dans dans le canal du duc de Bridgewater, a engagé lesJ exploitants des raines dû Waltew-llouse-CoUiery, près dfil Wjgan, et de S*-Iletens, près de Darlington, à s en servir] dans les galeries de transport par chevaux.
Portes de sauvetage aittoclaves.
Les portes flottantes de M. Buddle (Swlng-daùrs) sont destinées à intercepter le passage de Fair immédiatement après une explosion de grisou et à remplacer celles que le courant dévastateur a renversées. Elles sont en usage dans les districts du Nord de TAngleterre (i); on les place aux points où la ventilation ne peut être inlerrompuCt même momentanément.
(1) TvHté ÛB rExploitatian des udmsk de haaitle, Tome II, S 389*
CONDUITE RT DlSTfllIlDTIOS OE LAtH.
On voyait, en 1835, dans le coraparliment anglais de l^xposition de Paris, le moJcle en petit d'une porte de sauvetage due à M. Mackworlh, de Cîifton, et qui, par son efficacité, semble mériter la préférence sur celle de M. Buddle (PLXVH, fig, 3 et 4)* Cet appareil, qu'on installe en arrière des portes de distribution de fmr, se compose diî deux ventaux, suspendus à un chambranle ; its peuvent & ouvrir dans les deux sens opposés, c'est-à-dire en avant et en arrière. Cette propriété leur est donnée par des pentares à trois platines, a, h et c, que des ressorts à boudins placés dans des boites en fer sollicitent coustamment à se rapprocher. Cette aclions'efïeclue par l'intermédiaire d'une chaîne, semblable à celle des montres, ou chaînette à maiU Ions plalSs qui , fixée à la platine du ventail, traverse les deux autres pour se rattacher au ressort.
Dans ces circonstances, h tension des ressorts maintiendrait la porte constamment fermée, si une planche, disposée de façon à pouvoir tourner sur un axe horizontal et faisant fonction de moïse d'écarteracnt, n*élait intercalée entre les deux ventaux et ne les maintenait appliqués contre les parois de Texcavalion. Une explosion vienl-elle îi se produire, Tagilation de Tair frais fait osciller la planche ou la projette dans lespace; alors les vantaux, sollicités par les quatre ressorts, se terra en t spontanément.
Ces appareils doivent être fréquemment visités; il faut les réparer dès que survient la moindre détérioration ; car h rupture d'une chaînette ou Taffaiblissement des ressorts les empêcherait immanquablement de fonctionner.
Rendre deux portes obturantes solidaires.
Pour forcer un courant d'air à se maintenîrdans la direction qui lui est assignée, il suflit de lui interdire l'entrée
cuapithe uk — vi* sectîoîî.
de certaines e^cavaiions, ce qui s'oblîeot par remploi
doubles portes oblurautes, c est-à-dire eu installant dem de ces appareils à la suite l'un de Vautre, à une distance qui permette d y reufermer un convoi tout enlier^ en soile que jamais une porte oe puisse s'ouvrir sans que l'autre ne se terme*
C*est afin de déterminer cet éclusage spontané, qu'on ingénieur anglais a imaginé récemment de lier les deui portas au moyen d*uae corde ou d'une combinaison de leviers et de tringles, ces derniers devant avoir la préférence quand c'est possible.
La même figure (8, PL XVII) renferme simullanémerit les deux systèmes d'attache.
Sur le sol de la galerie est construite une voie ferrée, a. La direction du courant est indiquée par une nèche. Les deux portes, c, c^ séparées par un espace suOisantaux besoins du transport, tournent autour de leurs gonds et leurs tranches verticales sont en contact, sur toute la hauteur, avec le placage d'une maçonnerie cintrée, élevée sur Tune des parois de Texcavation,
Deux mécanismes, composés chacun de deux leviers et d*une tringle d'attache, opposés l'un au sol, l'autre au faite de la galerie, c est-îi-dire attachés aux parties supérieures et inférieures des portes, relient celles-ci et leur donnent un mouvement simultané dans le sens voulu. De plus, un contrepoids, capable de faire équilibre à la pression de l'air, sert à faciliter l'ouvertare du passage.
Les leviers sont quelquefois remplacés par une corde, une chaîne ou une courroie, telles que, d, rf, qui passe sur des poulies fixées au faite do la galerie et est installée en dedans ou en dehors des portes, suivant la direcliou que prennent celles-ci pour s^ouvrîr.
Il est facile de voir, k la seule inspection de la figura,
CŒVDUITB ET DISTRlBimON DE l'aIR. 419
qu*une porte ne peut s'ouvrir sans que Tautre ne se ferme simultanément.
Dans le cas d*une double voie , les portes ne sont plus suspendues à des gonds, mais tournent sur des pivots fixés au milieu de l'entre-voie des deux lignes ferrées et à égale distance des deux maçonneries cintrées qui doivent être construites à double» c'est-à-dire sur les deux parois de la galerie.