DES INCENDIES DANS LES MINES DE HOUILLE
par le contact avec la vapeur, se transformaient en fine poussière, qui pénétrait dans les excavations souterraines, dont elle abaissait la température.
Lors de l'arrivée de M. Busse, le plancher de clôture du puits d'appel était déjà enlevé; les. ouvriers travaillaient, au fond de ce puits, à percer le massif qui l'environne, afin de pénétrer à l'étage inférieur pour y reprendre les travaux d'exploitation de la couche incendiée. La température de ces excavations était tellement élevée qu'elle gênait les ouvriers dans leurs travaux.
MM. Dejaer et Fischer (i) citent la mine de houille de Westminster , près de Brynle , comme un exemple récent d'un incendie souterrain où l'acide carbonique a été employé avec un plein succès. Gomme, dans cette circonstanstance, on n'avait préparé aucun moyen pour refroidir le courant d'acide carbonique , ce gaz n'aurait pu parvenir dans les excavations souterraines à cause de l'excès de température du puits d'entrée sur celle du puits de sortie, si l'appel n'avait été provoqué par un jet de vapeur dirigé à travers une cloison ménagée au centre du plancher de fermeture.
Emploi de la vapeur d*eau pour Vextinction des incendies souterrains (2).
Dans le courant du mois d'avril 1857, un incendie se déclara dans l'écurie voisine d'un accrochage de la mino de houille de S'-Mathieu, district de S^-Étiennc. Il se propagea d'une manière effroyable et la chaleur devint telle que la houille en contact avec la flamme fut convertie en
(1) Mémoire manuscrit, p. "78.
(2) Bulîetin de la Société de Tlndustrie minérale.T. IV, p. 91.
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eoke. On obstrua aussi bien qœ possîbié tMi les < donnaat accès dans les excaTatioas soatemÎBes; ne pat retroorer les corps des neuf oofriers brute éaos la mine, malgré des tentatiTes réitérées peiHbnt hsit jovn par le paits d'appel, an moren d'un barra^ BofeBe cl m refoulant Fair derrière les omrriers.
Cest alors que la Tapeur fut mse en jea. La sapeur, débouchant des deux générateors de la «arhine <fép«isement fut portéeà 6m. au-dessous du palier qoî ferme rorifiée du puits. Le courant , dont la pressioa variait de 38 il 43 centimètres de mercure, fîit maintenue en activité pendant 70 heures. Après ce laps de temps, oo dirigea pendant trois jours un jet d*eau froide contre les parob de Texcavation qu'il s'agissait de refroidir, afin de pooroir descendre dans la mine. Le puits d'aérage a^ant été découvert et un courant rentilateur établi, les ourriers purent pénétrer dans raccrochage. Mais, deux jours plus tard, le fe j se déclara de nouveau, en dehors du courant d*air, à la tête d'un plan autoaioteur,oii il fut impossible de parvenir pour y établir des barrages qui pussent circonscrire le feu entre certaines limites ; il fallut alors abandonner les travaux souterrains et refermer le puits.
On recommença d'insuffler de la vapeur, d'abord pendant 24 heures consécutives, puis, après quelques dispositions prises dans le puits d'appel pour régulariser le courant d'air, de nouveau pendant 18 heures. Ensuite on injecta de Teau froide pendant 12 heures, afin de pouvoir pénétrer dans le puits, mais le feu se déclarant de nouveau, les ouvriers durent se retirer. Alors nouvelle émission de vapeur (Il hejres), suivie d'injection d'eau froide, après quoi, la mine étant devenue habitable, on éteignit successivem( nt, en y promettant de l'eau, tous les points encore en coml ustion. L'incendie était vaincu.
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H. Gastel, Fauteur de la notice d où nous extrayons ces détails, explique comme suit le rôle que joue la vapeur d*eau. La vapeur, introduite dans la mine sous une pression de 1 i/s atmosphères, réchauffe en se condensant les parois plus froides du puits ; elle pénètre peu à peu plus avant et atteint le foyer d'embrasement , dont elle remplit bientôt tous les espaces en chassant Tair devant elle. La première action de la vapeur est donc d'expulser l'air commun qui, renfermant de loxygène, est en état d entretenir la combustion ; mais aussitôt elle en produit une seconde : Lorsqu'elle vient en contact avec les parois de la houille , dont la température s'élève à 5 ou 6 cents degrés, elle les refroidit et comme son dégagement est continuel, le refroidissement augmente, jusqu'à ce que les parois se soient mises en équilibre de température avec la vapeur. Son inQuence n'ayant lieu que sur les surfaces , l'intérieur de la masse ne peut se refroidir que par la conductibilité de la houille et ce refroidissement sera d'autant plus lent que le massif est plus considérable et que le volume de vapeur et sa vitesse sont moindres.
L*extinction des incendies souterrains , au moyen de la vapeur seule, serait une opération fort longue. On doit se contenter do refroidir par ce moyen les surfaces, afin que les ouvriers puissent pénétrer dans les espaces souterrains et y faire fonctionner les pompes à incendie.
La vapeur a encore pour effet d'arrêter la combustion, de restreindre la production de la fumée et de condenser celle qui existe déjà ou de l'entraîner avec elle.
Elle a fait énergiquement sentir son action dans l'incendie dont nous venons de parler. Quoiqu'elle n'eut été projetée dans les travaux que pendant une période de soixantedix heures , ce fut assez pour que les ouvriers y pussent séjourner pendant deux jours. Le point de la mine où le