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CH.iPITRE IV. — ^11* SECTION.
parviennent sur la galarie d'allongement à travers des monlées, que les chevaux parcourent lorsque les iocliûaison n'excèdent pas 6 degrés. Ces animaux exécutent alors 1 transport sur tout le parcours compris entre tes taille coslresses et le puits d'extraction. Lorsque la pente plus considérable , on transforme les montées en pla automoteurs et le service des chevaux se borne aux gak ries horizontales. — La fig, 1 qui est une réduction d*uîi plan de la mine de Valentin-Cocq donne un spécimen d^ mode d'explûitalion généralemeal suivi à Liège. ^
L'exploitation de Ta val pendage par galeries descendâutes désignées sous le nom de vallées, ou grales^ a été ! généralement abandonné, à cause de ïa difficulté de leur assèchement et des frais considérables de transport. Cepeiidanlj on emploie cette méthode par exception, lorsque plusieurs chantiers^venant à tomber aucrain ou attei^aant la limite, ne fournissent plus les produits indispensables j Texlraction. Dans ce cas, une descenderie, grale ou àm grale, suivant Finclinaison» débouchant de la galerie di longement, donna lieu au percement d'une ou de dea tailles de chassage.
Les ateliers pratiqués dans les couches minces exige le boutage de la houille abattue, c'est-à-dire son transpôrl au moyen de pelles à manches très-courts; mais» dès que la puissance le permet, les Liégeois dégagent la taille en chargeant les produits sur des traîneaux, qu'ils font glissor te long du front de taille et basculent ensuite dans I^y galerie de niveau. Ce mode est évidemment cooTenaU^^ et réduit moins de bouille en menu , puisqu'un seul chargement suffit; tandis que^ dans lopération du boulage, k combustible est pris et rejeté successivement par chaque ouvrier, c'est-à-dire sept ou huit fois avant d^atteindrê le bas de latelier. En outre, on accélère le dégageœciii
SYSTÈMES d'exploitation.
e la houille tout en dimmuanlle personnel; en effet, quatre traîneurs vont plus vite que sept bouleurs.
Quoique les eaux accumulées dans les anciens travaux soient de nos jours beaucoup moins à craindre qu autrefois, parce qu'elles gîsent au-dessus des points exploités, eependant elles peuvent encore avoir accès dans ceux-ci par des rejets, des crains ou d*autres accidents de terrain. Le mineur cherche à éviter ces bains» dont il ne connaît qu'imparfaitement la position, en faisant précéder les ateliers de trous de sonde longs et multipliés.
Voici, toutefois, les dispositions qu il prend pour faire le moins possible de ces trous de sonde, afin de diminuer la dépense sans que la sûreté des travaux en souffre:
Une taille ascendante, percée dans le massif à enlever, est portée h une hauteur de 2 h 3 cents mètres , la voie ménagée au milieu des remblais devant être ultérieurement transformée en un plan automoteur. Cette voie est l'origine de deux ateliers d'arrachement, ouverts, Fun à la limite supérieure du massif, lautre à sa limite inférieure. Tous deux précédés de trous de sonde, s'avancent simultanément, jusqu'à une distance de 3 à 4 cents mètres, oîi on les met de nouveau en communication au moyen d'une seconde taille montante ; d'où résulte un massif circonscrit de toutes parts, dont l'exploitation n'offre aucun danger et que le mineur enlève au moyen d'une série de tailles ouvertes sur la direction et partant à la fois des deux montées pour se rencontrer vers le milieu du massif. Ces ateliers sont pris simullanément au-dessous les uns des autres, c'est-à-dire eu descendant.
I Pendant le dépilage de la première partie ainsi circonscrite, les taillea-Iimites continues îi s'avancer dans le champ crexploitation pour y former de nouveaux massifs» objet d un arrachement ultérieur •
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CIUPITKE IV. — II* SECTIOÎÎ,
ExploUaiion des dressmitê dans les mmes de \ province de Liège.
Aucune modification n*a été apportée au système de Texploitatioa des dressants , dont ia transformalioii complète remonte à plus de vingt ans. Il n'y a donc rien à ajouter aux descriptions données dans la première partie de cet ou\Tage, si ce n est quelques détails relatifs aux gradins, ou maintenages. Les gradins, dont la hauteur variei au Couchaut de Mons, de 2 à â*SO m,, et atteint quelquefois 3 m,, sont portés, dans la province de Liège, à 3 et à 3.50 CI, L*avancement, qui, dans la première localité, s'élève en moyenne à 1.80 m., est réduit dans la seconde à 1.20 m. Cette différence entre les hauteurs admises dans les deux districts a occasionné une discussion interressanté entre M. Tonneau, ingénieur de charbonnages, Mons, (i) et M, Thiry, chef- mineur du bassin de Seraingi près de Liège (2).
M. Tonneau prétend que ratiaqued'un gradin élevé pré* sente plus de difficultés qu un autre et que, en outre, elle réclame un boisage plus solide et rétablissement successifj de deux paliers, ou planchages, pour atteindre la partii supérieure du travail, en sorte que la surface excavée esl moindre que si le gradin avait peu de hauteur, — A cela M. Thiry répond que la surface découverte nest en riei diminuée, puisque la coupure perpendiculaire aux stratifi' cations, principale difficulté de f arrachement , est moins profonde dans le premier cas que dans le second ; qoe
{1} 3e l^Ea^pîôitGtion de la houiUe en Belgiqt4^^, mémoit^ couronna par Ift Société des sciences, des arU et des lettres^ du Htiinaut,
(t) Données sur VBxploiiatimi de la ikmme dam ia prmi^cêéâ Liège*
SVSTÉÎÎES D EXPLOlUriON,
tfailleurs,le boisage reste le même dans les deux modes et que l'ouvrier liégeois n'est pas asireint, ainsi que raffirme son antagoniste, à construire deux paliers, un seul lui suffisant pour atteindre la partie supérieure du gradin, puisqu'il se place sur les remblais pour excaver la partie înfé' rieure du massif.
Le second argument de M. Tonneau porte sur le nombre des remblayeurs, qui, d'après cet ingëûieur, est beaucoup plus considérable dans les maintenages élevés que dans les petits, puisque la distance de 4 à 5 m., qui sépare les gradins successifs, est la même dans les deux cas et que les ouvriers ne peuvent se passer les corbeilles à une hauteur verticale de 3 à 4 m. — Mais la distance horizontale qui sépare les parties supérieure et inférieure d'une taille est plus considérable pour les petits gradins que pour les grands, la hauteur est, d'ailleurs, la même, donc la diagonale suivant laquelle s'effectue le transport ascendant des remblais est également plus grande et les rerablayeurs plus nombreux.
Le troisième reproche formulé s'adresse à la quantité de remblais nécessaire au remplissage des vides produits par l'arrachement de la bouille, quantité qui, selon M, Tonneau, s'accroît avec la hauteur des maintenages, en sorte que rexploiiant doit se procurer de ces remblais à quelque prix que ce soit, — Cela encore est inexacte, dit M* Thiry, car le volume des produits du coupage de la voie est proportionnel à Tavancement et les petits, aussi bien que les grands maînteuages, ne fournissent de remblais qu'en raison des vides produits, k moins que Ton ne compte sur la multiplication des cheminées , que cependant on doit éviter autant que possible.
JL Tonneau se plaint de ce que le courant d*air traversant une taille à gradins de 3 à 3,50 m. de hauteur trouve,
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CHÂMTHE rV. — II*" SECTION,
3Iodification locale du système'efH'etrmte mité dans les mines du Centre duHainauL (PL XX, fig. 9 et 10/
La disposition des travaux du puits S*-Arihur de Marie* mont a pour but de dispenser Vexpl citant d'entretenir simultanément un trop grand nombre de galeries d'allongement percées dans des couches encaissées par des roches < la plupart du temps sujettes aux dislocations*
Le puits S^-Anhur parvenu à Tétage de 476 m,, oU se ^ trouvent actuellement les travaux d'exploitation > a atteint un massif composé de roches stériles *ou plutôt dépourvu de stratifications exploitables* Ce massif, dont la largeur mesurée horizontalement est de ITO- m., divise les couches, d'une manière distincte, en deux groupes oo faisceaux » Tun au sud , lantre au nord. Ces couches ont une inclinaison de 28 à 30 degrés.
La chambre d'accrochage, ou envoyage, est reliée au bouveau (galerie à travers bancs) principal par des excava^ tions horizontales et communique directement avec la galerie d'allongement (courteresse) percée dans la couche désignée sous la nom de Grande Veine du Parc^ la pre* mière du faisceau du nord. Celte galerie et la suivante, pratiquée dans lu seconde couche» dite Grande Veine de t Olive t se trouvent dans des conditions de solidité telles qu'on espère pouvoir les maintenir ouvertes pendant toute la durée des travaux d'arrachement du champ d'exploilâ* tîon situé à l'ouest du bouveau; aussi les chasse-t-on" jusqu'à la limite, située à 950 m* de la galerie principale à travers bancs. Quant aux voies d'allongement percées 1 dans les autres parties du gîte, le mineur se dispense de les entretenir, dès quil voit que cela devient trop coûteux^
SYSTEMES UBSPL01TÀnO:<.
m cessant de s'en servir et même en les obstruant lors» quelles sont parvenues à une certaine distance, U les remplace par une galerie de recoupe , ou bouveau accessoire.
Toutes les voitures vides arrivent aux divers chantiers par cette galerie et par la voie d'allongement pratiquée dans la Veine de TOlive, tandis que les voitures pleines parvîenûeot au fond de raccrochage après avoir parcouru la courteresse de la Veine du Parc,
Plus tard, des charniers analogues seront ouverts dans la partie du champ d^exploitation située au levant et les mêmes dispositions seront appliquées au groupe de couches du midi , ce qui pourra satisfaire à une extraction considérable.
L'arrachement a lieu par tailles en retour, conformément à Tusage suivi dans les mines du Centre, Un premier atelier, chassé suivant la direction, reçoit une hauteur de 12 à 14m, ; il est accompagné de deux voies : Tune, d*aérage, située à la partie supérieure de Texcavation, raulre, de roulage, établie à 2*50 m* au-dessus de la paroi inférieure de la taille, afin d'en réduire les frais d'entretien.
Les plans de clivage étant généralement disposés suivant des parallèles à rallongement, rexploiuuion de ces ateliers de chassage donne peu de grosse houille; mais il n'en est plus ainsi lorsque, les galeries d^allongement étant arrivées à la limite, le mineur se retire sur le puits en ouvrant une série de tailles montantes accolées les unes aux autres. Mais, comme par ce système un temps fort long se passe avant que des tra%-aux de quelque importance soient établis, on subvient aux exigences de Textraction en enlevant provisoirement des zones de houille à la partie supérieure du massif. C'est ainsi qu à S^-Ârlhur un plau automoteur partant de la galerie d'allongement de la Veine du Parc et
CHJlî'ÎTnË tV. II** SECTION,
dans son parcours, plus d obstacles que dans des gradins réduits à 2 ou 2.50 m,, ce qui lésuUe de la muUiplicaiion des fausses voies et des cheminées et d*une plus grÊodc distance entre les remblais et le front de taille. Enfin» il accuse les gradins élevés de faciliter raceumulaiiou de gaz au faite des mai ntenages.— Mais il ne fait pas aUention que les petits gradins sont bien plus exposés à ces incortvénients, puisque, en vertu de leur avauceoient plus étendu» non-seulement la distance entre la taille et les remblais s'accroît, mais encore il se produit ù la couronne du maîotenage des réduits plus vastes et plus capables de contemf de grands volumes de gaz innammable.
SL Tonneau suppose que la pression des roches encaissantes au front de taille provoque la dislocation de h houille et sa conversion en menu, lorsque ravancemeBt est faible, tandis que, dans le cas contraire, la couche^ soustraite en partie à cette pression, produit plus de grosso houille. — Mais M. Tbiry , homme de beaucoup d*expé* rience, assure que jamais aucune pression de cette espèeaJ ne s exerce sur un front de taille fréquemment renouvelé"
Une objection tirée de ce que la bouille tombant de gradins élevés se réduit en menu , est fondée ; cependant les conséquences de cet inconvénient n'ont pas autanl de grarité que le pense M. Tonneau -
11 est également vrai que la durée du service des cheminées est en raison inverse de l'avancement journalier du mineur; en conséquence, la pression des terrains et des remblais a plus de chance de les rétrécir, d'y broyer la houille et de provoquer des obstructions.
D'un autre côté , le nombre des coupages de la couche ou des entailles perpendiculaires aux straiificalionss'accrolB avec le nombre des gradins et, par conséquent, augmente la partie la plus difficile du travail d'entaillement.