SOI
aUcrnaûf suivant un arc de cercle à celui des deux arbres verticaux, a, a, avec lequel il est temporairement assemblé. L'arbre mis en mouvement reçoit dans une douille^ «i, le pic qui produit lentaillement. Le pic est, d'ailleurs» maintenu en place par une clavette* Sa hauteur au-dessus du sol est déterminée par un levier, ft, fisé sur un arbre , ti, A chaque extrémité de cet arbre horizoulal est calée une fourche, h^, dont les branches embrassentune échancrure pratiquée à la surface de la douille correspondante; le levier b est maintenu par un boulon , qui en traverse la tète et pénètre dans la plaque fixe t\ 11 suffit alors que le machiniste pousse ou retire à lui le levier b pour abaisser ou relever la douille et, par conséquent, pour pouvoir exécuter le havage dans Tune des stratifications superposées au mur de la couche*
Le piston moteur offre deux faces dHnégales grandeurs ; celle d*arrière, sur laquelle agit Tair comprimé lorsque le pic doit être lancé contre la couche, et celle d*avant, beaucoup moindre, puisquelle est rétrécie par la tîge, et dont la pression na d'autre fin que de retirer Toutil en arrière pour le mettre à même d'exercer un nouveau choc.
Un levier de mise en train permet au machiniste de faire fonctionner ou d'arrêter la marche dupiston moteur*
L'air comprimé est distribué par le tiroir, d , dont la position dans la figure coïncide avec celle du pic retiré en arrière, au moment où la lumière correspondant à la conduite ^1 s'ouvre pour admettre Taîr comprimé sur la plus grande des deux faces du piston. Le fluide produit son effet et l'outil s'élance contre la stratification à attaquer; puis le tiroir recule pour recoumr ^i et dégager e^, afin de ramener de nouveau routîl en arrière. Ces deux mouvements du tiroir sont produits par les organes suivants:
Un bras » f, attaché à Tarbre vertical en fonction, est
Ft03
i:ilAPtTRR n. — !"
&blé par un boulon avec une bîelle qtii, par son autrâ ^ astrémiEêp est articulée âvee un coultsseatt, j^, , gUssâiitl dans ane rainure fixe, g^. Ea outre, la tige du tiroir est m rapport avec Tune des branches d'un levier coude» h^^ dont Tautre branche reçoit une douille» Af, qui peul se 0xer en no certain point du levier» Aj, au niayen d'une vis é% calage, A. cette douille se rattache nu ergot ou tringle courbe, A|, sur laquelle agit un petit chariot» §3 (porté par k coulisseau gi), quand ce chariot glisse entre les ^uitlci 5ÛU3 Vimpulsion de Tua ou l'autre bras f. Le lecteur s« rappellera que la phase indiquée par la figtire se nppDrte au moment ou la lumière d'admission de t*air agît sur la surface maxima du piston revenu en arrière.
Ce premier mouvement, qui est spontané» proeède dono de l'un des arbres verticauK porte-outil ; fautre, ou le mouvement de retraite, est produit par le levier de manœuvre, kt que la machiniste tient à la main. Ce levier^ par Tinterraédiaire du bras, Aï, fixé à Taxe d'une bielle, Ai, communique le mouvement à Taxe du levier-maaivelle , ts^j qui le transmet au tiroir d. H
Ces moiivements de progression et de recul de la machiné dérivent, comme ci-dessus, de roues et de pignons coniques unexés aux roues de support du bâti, sur lesquelles le^ fliteliiniste agit au moyen d'une roue à main. I
La cage a 1 .20 m. de longueur, 0.80 de hauteur et 0.65 de largeur et elle pèse 508 kilogr., y compris le cyltaàn moteur et ses accessoires. Celui-ci, dont le diamètre esl da 0, 178 et la course de 0,305 m. , reçoit l'air comprise à k pression effective de d J53 kilogr, par ceutrfflèfiv carnS ; le nombre dos doubles excursions du piâi éadO par minute.
Cet excavateur ^ ^^nctionné , d^^^^pnM de i dans les mine >et
TUVVALX d'entaillemeint. 503
L*entaille , portée à environ 1 m. de profondeur, était exécutée en trois reprises. L*effet utile était le havage d'une taille de 55 m. de longueur en 9 heures, c'est-à-dire de 6.1 m. par heure, pour un développement de force de 4.27 chevaux.
La machine de M. Ridlcy offre sur celles qui précèdent l'avantage d'une dimension longitudinale moitié moindre. Cette réduction vient de ce que la bielle qui commande le pic s'embotte directement dans le cylindre travaillant, en sorte que la longueur nécessaire à l'impulsion est comprise à l'intérieur de ce cylindre.
Machines propres à Vexécntion du havage et des coupures.
Ces machines, dues à MM. James Grafton, Jones et Thomas Lewick, de Blaina, ont une grande analogie avec celles qui ont été décrites ci-dessus. Elles s'en distinguent toutefois par le mouvement automatique du tiroir, par une simplicité qui ne les empêche pas de remplir des fonctions plus compliquées et surtout par la possibilité de pratiquer des coupures verticales dans la couche.
Les figures 1, 2 et 3 de la planche XIX, qui en sont la représentation, contiennent les derniers perfectionnements apportés jusqu'à ce jour par les auteurs de la machine.
La voiture circule sur une voie ferrée par les moyens indiqués déjà dans les appareils précédents , c'est-à-dire à l'aide d'une roue de manœuvre , de pignons et de roues coniques.
Le cylindre, a, et sa plaque de fondation sont venus à la fonte en même temps ; de même, le piston, b, et sa tige sont forgés d'une seule pièce. Le fluide moteur agit pen^ dant la course travaillante sur l'aire maxima du piston et»
CUAIHTIII lY.
SECTÎOX.
pendant la course en retour, sur cette surface dimîûu*?e(le la section de la lige. Cette dernière, solidement aitacbte au fond du piston , porte, à sa partie antérieure, une tète échancrée en œillet» dans laquelle peut jouer le bouton, c fixé à la tête de la manivelle, d; celle-ci Iransmet le mouvement à Tarbre et au pic,
Pour transtbrmer la baveuse en un instrument capabk d*exéculer les entailles verticales, on a disposé, en avant du cylindre moteur, un cylindre creux^ c, enveloppé d uû« roue dentée, /', et pouvant tourner dans des coussinets, j. La roue dentée, que commande un pignon, ft, est miseeQ jeu par le moyen d*une roue à main, i^et rintermédiaire d'un arbre, k. Ainsi, en tournant la roue de manœuvre, k pignon qui lui correspond agit sur la roue dentée, sarle cylindre creux, e^ et sur les pitîces antérieures, /, quisup^ portent Taibre; le piston et sa tige suivant le mouvement, en sorte que l'arbre peut être installé, suivant les besoins, soit horÎ2ontalement pour le bavage (fig. 1), soit verticalement pour exécuter les coupures, en agissant de haut en bas (fig* 2) ou de bas en haut (fig. 4) ; puis, lorsque le pic est à la position voulue, on rassujetlit au moyen d'une brocba passant h travers Tun des trous de la roue à \nm*
Le mouvement du tiroir sVfTectue automatiquement de la manière suivante: La lige du piston^ creuse à sa partie antérieure, est traversée par une tige, m^ qui se rattache, d'un côté, au levier de mise en train, % en traversant Que boîte à bourrage établie au fond du cylindre; de l'autre, i un arrêt, o, appelé à circuler dans la cavité. Une bôbioe, ou tampon, p, faiblement adhérente aux parois de cette cavité, glisse librement sur la lige, m. Quand le piston effectue sa course travaillante, c'est-à-dire marche de gauche à droite, la bobine p est entraînée avec lui et, si le piston accomplit la totalité de sa course, elle vient en
TUAVALS QKXTAILLESJOT,
coStScf avec rarrêto, d'oii résulte le renversemeni du tiroir, (i. Il ea est de même lorsque le piston s arrête avant la fin de son excursion ; car la bobine, en suite de Timpulsion reçue, persévère dans son mouvement et vient égale^ mem IViïpper Tarrêt o. Quand le piston revient en arrière, la bobine heurte le collier, r, que traverse la tige m, et lait rétrograder le liroir.
A Textrëmilé de la machine et au-dessous de la plateforme, sont attachées deux roues, d'un assez grand poids, destinées h donner de la stabihlé à Fappareil et à diminuer Fintensitë des vibrations que produisent les chocs du pie. On enlève ces roues chaque fois que la baveuse doit être transportée d un point de la mine sur un autre.
Jusqu'à présent, les pics avaient été disposés de telle façon que leurs pointes et leurs arêtes tranchantes frappaient la surface extérieure de la couche et pénétraient à l'intérieur de celle-ci; mais ce procédé renfermait de graves inconvénients. En eff^t, la marche en retour du pic réclame, derrière la voie , un espace assez considérable qui tbrce à retirer en arrière la ligne des remblais j et à laisser découverte une assez grande surface du toit, ce qui, lorsque celui-ci est ébouleuK, constitue un danger permanent. En outre, comme il n*est pas possible d'apprécier le degré d'adhérence de l'outil engagé dans la houille, le mineur éprouve parfois de grandes diflîcultés pour retirer le pic hors de rentaille. La nouvelle méthode, employée par M, Joncs pour taire fonctionner Toutd, écarte îous ces inconvénients : Les pointes et les arêtes du pic agissent, non en frappant d'avant en arrière sur le front d'entaillement, mais d'arrière en avant, (fig, 5), c'est-i-
ra en marchant de finlérieur à l'extérieur; en sorte que juand l'outil a pratiqué une éclmncrure, il se trouve hors
fentaille et doit y pénétrer de nouveau avant de pro-
ClMinîElE IV. —
SECTION
céder h Véchancrure suivante : Par ce procédé, les remblaii qui supportent le toit, peuvent être portés au ras de h voie* rintetisité des vibrations résultant du coup est considérablement réduite et le pic sort d'autant plus faeileraeni qu'il se rapproche davantage du front de taille; il lui mi d'ailleurs impossible de pénétrer jamais trop avant dans la masse comme cela avait lieu fréquemment jusqu alors*
Dans ces circonstances, le travail commence par une enlaîlle h la main exécutée à la profondeur voulue ; puis arrive la machine, dont Toulil est maintenu par le manche dans une position renversée, de manière que son tranchant coupe du dedans au dehors. On débarrasse soigneusement des produits du havage rentaille, dont le fond est rigoureusement parallèle h l'axe de la voie.
Sur Tun des côtés de l'appareil est fixé un bouclier qui s'oppose aux chûtes de houille sur la voie.
Enfin, la baveuse est pourvue d!un propulseur automatique qui provoque sa marche sur la voie ferrée* Ce mécanisme est visible dans la projection horizontale (fig. 3): Une bielle, s, articulée, par l'une de ses extrémités, à la douille du pic d'entaillement , se rattache à un levier, I, fixé sur l'arbre de la roue à main, n; sur cet arbre, à sa partie inférieure » est calée une roue h rochet, v, dont le cliquet est ajusté sur le levier* Ce mécanisme agit comme suit: La baveuse, dans sa course en retour, entraîne le levier t et son cliquet; celui-ci franchit quelques dents do la roue à rochet et pénètre dans l'une des encoches ; pois, dans la course suivante, il presse sur la dent et force la roue à parcourir un arc de cercle; l'arbre vertical tourne et met en jeu les roues et les pignons coniques inslallés sur les essieuK, d'où résulte la marche progressive de la machine sur la voie, r, est un manchon servant à raccoufcir ou à allonger la bielle selon les circonstances.
TILVVALX DEXTAILLEMENT. 507
Cette haveuse a fonctionné dans les mines annexées aux forges de Blaina, où les couches, quoique mises en exploitation depuis plusieurs années, n'avaient été Tobjet d'aucune exploitation , parce que les ouvriers avaient constamment refusé de les travailler à cause de leur excessive dureté.
Voici, d'après M. Lewick, associé de M. Jones,les résultats qu'elle a fournis :
La quantité d'air comprimé^ prise au diagramme, est de 9.28 m. c. par minute, la pression de 13.7 kilogr. La machine travaille à raison de 98 coups par minute. Il résulte de ce volume d'air dépensé que la force de l'appareil est de 3 chevaux. L'effet utile moyen a été un havage de 7.30 m. (8 yards) de longueur et de 0.91 m. de piofondeur, en une heure. Mais il n'y a aucun doute que les produits auraient été plus considérables, si la machine avait marché par le mouvement automatique décrit ci-dessus et que le pic eut été disposé de manière à frapper du dedans au dehors.
La hauteur de l'entaille , qui, dans le travail à la main, était de 0.25 m., a été réduite à 0.05 m. De plus, l'exécution de la coupure, en réduisant la main-d'œuvre, a aussi diminué la longueur de la journée d'arrachement.
L'air est comprimé à la surface au moyen d'un appareil semblable à celui qui sera décrit à l'occasion du transport souterrain (PI. XXIX, fig. 2), avec celte différence, toutefois , que l'agent moteur n'est pas l'eau , mais la vapeur , les organes principaux restant d'ailleurs les mêmes.
Havemes à colonne d'eau, agissant à la manière des rabots.
Les haveuses mécaniques du 3*^ lype ont pour moteur la pression hydraulique agissant sur des outils tranchants.
508 CHAPITRE IV. — l^ SECTION.
semblables à des rabots, pour leur communiquer un moavement rectiligne alternatif. Ces outils opèrent le havage des couches en y produisant une série d'échancrures assez étroites, horizontales ou verticales, qui en focilitent Fabatage ultérieur. Ils n'agissent jamais par percussion et sont, par conséquent, exempts de chocs.
Ces machines, essayées en 1864 à la houillère de Kippax, près de Leeds (Yorkshire), ont été l'objet d*un brevet d'invention accordé en Angleterre à MM. Locke et Warrington, possesseurs de houillère, Garret , Marshall et Telfort, ingénieurs à Leeds. MM. Locke et Warrington ayant constaté par la suite les avantages économiques résultant de remploi des nouvelles baveuses , les ont appliquées à tous les travaux des mines de Kippax.
PI. XIX, fig. 6, élévation latérale; fig. 7, coupe verticale; fig. 8, projection horizontale de l'appareil.
Une voiture munie de huit roues circule sur des rails disposés comme ci-dessus. Les quatre roues, a, qui occupent les extrémités du train, afin de lui donner par une large base une grande stabilité, peuvent être relevées, ainsi que Tindique la fig. 6, pour faciliter le déplacement de l'appareil dans les galeries souterraines. Au milieu de la voilure s'élève un arbre, ou support vertical, ft, sur lequel est ajusté le cylindre hydraulique moteur (machine à colonne d'eau), c, qui , doué de la faculté de monter ou de descendre le long de l'arbre, peut être placé à toute hauteur, en sorte que l'outil exécute les entailles dans l'assise que choisit le mineur. Il peut aussi former un angle quelconque avec la direction du front de taille. Le cylindre c communique avec la colonne de chute par un tube flexible en caoutchouc, qui se prête aux diverses positions de la machine.
L'eau d'alimentation, distribuée par un tiroir, se porte
TRAVAUX ItESTAlULEMEJiT.
alternativement aux deux extrémités du cylindre, puis s échappe au dehors, après avoir produit son action* Dans la course en avant, ou course travaillante, la pression du liquide s'exerce par intermittence et sur Hntégrité de la face postérieure du pislon. Dans la course rétrograde, au contraire, la pression est constante et ne s exerce que sur une surface annulaire beaucoup plus petite que lautre ; et le mouvement de retour ne peut avoir lieu qu au moment oh la cause qui détermine la marche en avant vient à cesser, c'est-h-dire lorsque fouiil n exerce plus son action sur la roche,
C*est pendant les courses rétrogrades que la voiture acquiert un mouvement progi-essif sur la voie de roulage, par suite d'une disposition indiquée plus loin.
On introduit le manche, d, de Toutil, e, dans la partie creuse du piston et on ly fixe au moyen d'une broche, f> Les manches, dont les longueurs varient selon les besoins, se terminent par des outils tranchants, que Ton ajuste de manière à les pouvoir enlever facilement pour les remplacer ou les réparer.
Le havage s'exécute en trois passes successives. Les deux dernières positions de Foutil sont indiquées par les pointillés de la figure 8.
Enfin, les manches d'une assez grande longueur sont maintenues par une plaque qui s oppose h leur flexion*
Le mouvement de progression de la voilure est automatique; il est déterminé par la broche f (fig, 7), qui, dans la course en retour, vient heurter un levier. Celui-ci commande une roue d'encliquetage, ^, qui, parVintermédiâire de deux roues d*angle, A, ft, met en mouvement une pouhe,;\ sur laquelle passe une chaîne, k. Cette chaîne, tendue parallèlement au front de taille, tourne sur la poulie, dVne quantité angulaire correspondant à Tespace
CUAHTUli; IV, — I'" Siy.TÎOX,
i|UL re doit francMr dans chaque double excursion,
ou a — .-L^4ïur des échancrures pratiquées dans la couche.
(ta ftssure la slabiltté de l'appareil sur la voie de fer, fMdSDl le travail de Toutil, non plus eu donnant à la tticbiiie un poids considérable, mais en la serrant enira In mur et le toit, par le procédé suivant : A la parue supérieure du support vertical, b , est adapté un maattett» {, et son enveloppe, m. Dès que la pression se bil sentir h la face posté rieure du piston moteur, Teau iffluê dans le manchon h sa pression soulève renvêloppe et applique, pendant tout le cours de renLaillenaent, les gritles ou la tête d'appui, n, contre ta toil de la couche. Mais au moment oii routil revient en arrière, cette pression cesse et la machine redevenant libre marche en avant, sollicitée par le câble» k, et sa poulie, j. Une vis, 0, règle li hauteur des gritïes, c'est-à*dit^e leur distance du Talte. Enfin» s'il devient utile que rappareil reste pendant un Oirtain temps fixé entre les rails et le toit, il suffit d'empêcher Teau du manchon de s'échapper au dehors, résultat qui s'obtient au moyeu du tiroir de retenue,/)* Les baveuses de cette espèce sont légères et faciles à maDier et à transporter*
Les coupures verticales scffcctuent au moyen de la interne baveuse, qui pour cela doit être disposée de manière k parcourir une ligne ascendante et descendante la long d0 l'arbre vertical, au lieu d'avancer horizontalement; la tAlt3 dappui porte contre le toit pendant tout le cours da IVntaillemcnt.
Voici quelques indications relatives à Teffet utile dô là première machine à colonne d'eau essayée k la miae de Kippnx ; La couche à entailler étn' - tendre ; elle avait 1,G8 m, de puissance. Urie I ^^^gi^aUercalation schisteuse, fut Vo* ' " havagf ^éprise, c'esi-à--
TRAVAUX d'eXTAILLEHENT. SU
dire en un seul passage de la baveuse. Le temps employé au sous-havage d*une taille de 30 mètres fut de 39 heures 49 minutes et la quantité de houille abattue s*éleva à 45 tonnes métriques. L'ouvrier préposé à la conduite de l'appareil avait pour unique occupation do le mettre en activité et de Tarréter en cas de besoin.
Scies droites et circulaires propres à entailler la houille.
M. Jenkins, de Cardiff, propose d'exécuter le havage et les coupures par une série de traits de scie, les uns parallèles, les autres perpendiculaires aux plans de stratification.
L'instrument dont cet ingénieur s'est servi, est une scie droite, établie sur un cadre, à laquelle il imprime un mouvement de va-et-vient par des roues d'angle et un câble fians fin. A chaque point d'attaque de la paroi de houille où doit être pratiquée Téchancrure, le mineur fore un trou d'amorce destiné à recevoir l'instrument. Les dents sont disposées suivant les diverses variétés de houille, mais toujours de manière que les pointes soient tournées du côté du manche , afin que, dans le mouvement de va-etvient, les produits du sciage soient entraînés et rejetés en dehors de l'entaille.
Les couches dont les plans de clivage sont bien déterminés et assez rapprochés les uns des autres , de même que les couches très-fissurées, se prêtent aisément à un abatage par coins et palfers, lorsque deux coupures verticales y ont été préalablement pratiquées. Dans le cas contraire, il faut une troisième entaille pour que le bloc, dégagé sur trois de ses faces, se rompe spontanément par derrière.
512 CHAHTRE IV. — 1*^ SECTION.
Le fleuret d*amorce et la scie fonctionoent aussi bien sous rimpulsiou des bras de Thomme que sous celui d*ua motem* quelconque de faible puissance.
En 1863, M. Harrison a imagiaé d*appliqaer aux sdes circulaires la turbine dont il s'était servi d'abord pour mettre eu jeu les baveuses à pic. Les figures 10 » 13, 14 (PI. XIX), représentent le nouvel appareil vu de facOt en projection horizontale et de côté. Les mêmes lettres se rapportent aux mêmes objets.
La base est une voiture formée d'un bâti, a, monté sur quatre roues» fr, sur lequel sont ajustés des guides ; entre ces guides un plateau, c, glisse perpendiculairement à h direction du front de taille , tantôt eo avant , tantùt en arrière. Ce mouvement dérive d'une lige, dont l'extrémité, taraudée, tourne librement dans des paliers, ei , e^, fixés sous la plate-forme, mais ne peut se mouvoir longitudinale^ ment. Un écrou, ^, fixé au train de la voilure, est traversé par la vis (f et travaille avec elle. Lavis reœ'n un mnijvement de rotation d*un levier, g , qui peut être inséré successivement dans Tun des trous ménagés à Textrémité de la tige d. Les choses ainsi disposées, le levier fonctionne, la vis tourne dans Vécrou et, en raison de sa fixité, elle attire , en avant ou en arrière , la plate-forme et tous les organes suivants qui la surmontent.
Une turbine, A, alimentée d'air comprimé , d*eau ou de vapeur par le tuyau, t , est supportée par une pièce, l, en forme d'U renversé (a), montée sur un tourillon creux, z^ et reposant sur le plateau. A la partie inférieure de la turbine et au-dessous de la pièce k^ se trouve un pignon, I, engrenant une roue dentée, m ; cette roue est fixée sur la botte aux couteaux. Le tourillon creux, z^ relie le bâti en U et la plate-forme glissante au moyen d'un boulon.
La marche progressive et rétrograde de Tappareil le
TRAVAUX DENTAILLEMENT. 513
long de la taille vient d'une roue calée sur l'essieu postérieur de la voiture et commandée par une roue à main, o, agisssant par Tintermédiaire d'une vis, p (fîg. 14). Du reste, les roues circulent , comme ailleurs , sur des rails établis devant le front d'entaillement.
Pour mettre en jeu la turbine et faire marcher l'appareil, on ouvre le robinet d'admission et la rotation se communique à la boîte à couteaux. L'ouvrier , tenant le levier-àmain g, l'introduit successivement dans chacun des trous de la vis d' ; alors la plate-forme glisse en s'avançant vers la couche et les couteaux pénètrent dans la houille à la profondeur voulue. Enfin, l'action qui s'exerce sur la roue 0 force l'appareil à marcher à mesure que l'ouvrage progresse.
Les figures 11, 12, 13, 15 représentent l'intérieur de la boite à couteaux, Ny et les couteaux, n, qui sont pourvus chacun d'une queue , n' , destinée à pénétrer dans une douille, oii on les fixe par des boulons et des coins.
M. Harrison a donc substitué une scie circulaire (fig. 9) à la boîte coupante.
M.Neilson, de Gateshead, district de Newcastle, a aussi proposé l'emploi de scies circulaires pour attaquer la houille. Il en place deux, l'une au-dessus de l'autre, séparées par un espace de 45 mm., c'est-à-dire égal à la hauteur de l'échancrure. Ces scies ont des diamètres différents, celle de dessus, 1.18 m., celle de dessous, 0.98 m. Le moteur est l'air comprimé agissant dans deux cylindres et transmettant le mouvement par l'intermédiaire de roues dentées.
Des essais faits au jour, sur des blocs de houille, ont donné des résultats satisfaisants; mais on ignore comment se comporterait l'appareil à l'intérieur des travaux.
rJUPlTRE TV. — 1'*' SKCÎION%
Observations sur les appareils prik*édenU.
Les avantages inhérents à remploi des baveuses mécaniques sont très-notablês. Oulrô réeonomie de maind'œuvre et la conservation de gros blocs, dont nous avons dëjîi fait mention, il faut considérer que la réduction du nombre des mineurs et des lumières coniribue puissamment h prévenir la viciation de Tatmosphère de la mine- En outre, ces machines, presque toutes mues par Tair comprimé, dégagent dans les chantiers de grands volumes d air h haute pression, qui entraîne mécaniquement les gaz nuisibles t active la ventilation et produit un courant d'air à une basse température due h l'expansion subite du fluide moteur, circonstance très-favorable dans les mines profondes, dont la chaleur est intense. Si les tuyaux de conduite sont convenablement disposés, le mineur, en cas de dégagement subit d'hydrogène carboné ou même d'explosion, est toujours en étal de lâcher uo courant d'air pur dans les travaux infestés de grisou ou d'acide carbonique résultant de la combustion du gaz.
Ces appareils suppriment, au profit des mineurs, la partie la plus ardue, la plus pénible du travail d'arrachement » principalement dans les couches minces et dures*
I-es accidents provenant des écrasements , de la chute des blocs de houille ou des roches encaissantes, etc., comptés comme s'élevant en moyenne h 40 pour cent de la lotalîié des accidents , diminuent de plus de la moiiié par l'emploi des machines^ qui permet de retirer les ouvriers des points les plus dangereux des ateliers.
Les baveuses rendent possible le percement des galeries d'allongement h ttne grande distance du puits, attendu
îî ESTAlLLEME!«Ti
qû elles fournissent loujours un volume d'air suffisant aux besoins de la respiration.
Les Anglais seuls ont employé les baveuses mécaniques et aucun instrument de cette espèce n a encore été appliqué aux travau3^ des houillères continentales. Peut-on espérer de las y voir lutroduire? C'est une question à laquelle Faveuir seul peut répondre et sur laquelle les circonstances de gisement exercent une grande influe nce*
Le volume des haveuses aurait offert, dans Forigine, uii obstacle invincible à leur emploi dans les couches minces ; mais les ingénieurs sont parvenus, peu après leur introduction, h réduire à 1 mètre leur longueur, qui était primitivement de 1,63 m*, el il existe même aujourd'hui des haveuses qui ont les dimensions fort restreintes de 0.62 m, de longueur et de largeur sur 0*33 m. de hauteur, qui leur permettent évidemment de fonctionner dans les couches les moins fortes du continent.
Les Anglais n*ont exploité jusquici, h l'aide de la baveuse, que des plateures, dont rinclinaison maxinia a été de 9 degrés» et encore ne peul-on citer qu un exemple de cette déclivité: la mine de Vigan, dans le Lancashire, Il semble dès lors très-difficile d'utiliser ces appareils pour les dressants proprement dits, dont le nombre est si considérable en Belgique. Toutefois, en serrant la machine entre les deux salbandes, on peut lui donner assez de stidiilité pour exploiter des couches fortement inclinées.
Enfin , le mode d'exploitation peut s'opposer à remploi du nouveau procédé; mais cet obstacle disparaîtrait également par quelques modiGcations, ainsi que cela est arrivé dans le Sud du pays de Galles où, dans les commencements, la majorité des ingénieurs ne voulaient pas entendre parler de cette innovation.
516 CHAPITRE IV. — 11^ SBGTIOlf •
II* SECTIOM.
SYSTÈMES d'exploitation USITÉS EN BELGIQUE.
Exploitation des plateures dans la promnee de Liège.
Le système d*exploitatioa encore en usage, fl y t quinze ou seize ans , très-rationnel eu égard au Yolsinage des travaux si dangereux et si multipliés des anciens temps, comportait de si grandes pertes dé houille » qull ne convenait plus à une époque où les excavations portées en profondeur et asséchées par de puissantes machines d*exhaure ne laissent guère de crainte sur les suites de l'invasion subite des eaux. Lors de la publication de la première partie de cet ouvrage, les exploitants n'étaient pas encore fixés sur le mode qu'il conviendrait d'adopter et se trouvaient» pour ainsi dire, dans une période de transition ; mais aujourd'hui la transformation est accomplie et le système est devenu uniforme et régulier. Il importe donc de faire connaître au lecteur l'état actuel des choses et les moyens généralement employés dans les plateures.
Les zones d'exploitation sont des massifs de 100 à ISO
SYSTÈMES D*EXPLOrrATÏOI«*
m, de htuteur, que le mineur enlève par traoches successÎTes en montant.
Au point où la galerie à travers banc {hacnure} a recon'pé la couche, on ménage parfois un massif de houille qui protège cette excavation. De chaque côté de ce massif, on ou\w des tailles montantes destinées à mettre les travaux actuels en communication avec le puits de retour d'air* Les voies que ces tailles laissent derrière elles sont Torigine d'ateliers dVrachement conlîgus et dirigés suivant rallongement. Ils sont chassés simultanément à l'est cl à Touest, ont une hauteur de 20 h 25 mètres et sont occupés par 6 ou 7 ouvriers, à chacun desquels est attribuée une largeur de 3. 50 à 4 m. On établit Tatelier le plus rapproché de la voie d'aérage en retraite de 25 à 30 m. sur celui qui est contigu à la galerie d'allongement (Levay de heure) ^ — afin, disent les praticiens, de pouvoir percer au milieu de la distance qui les sépare, un trou de sonde qui provoque Tévacuation des eaux accumulées en amontpendâge, sans que les tailles puissent en être incommodées, — Cette explication est peu satisfaisante et il n'y aurait aucun inconvénient h rapprocher les tailles les unes des autres.
La crainte des dégagements de gaz hydrogène protocarboné engagent ordinairement les exploitants à limiter le nombre des tailles superposées et à le réduire à deux; en sorte qu on enlève la zone par tranches successives en remontant et non tonte i la fois comme au Couchant de Mons. Les besoins de rexploitation forcent alors le mineur à attaquer simultanément, non-seulement les deux parties du cbamp d'exploitation situées à di oite et à gauche de la galerie à travers bancs , mais encore plusieurs couches à la fois.
Les produits de rarrachement des ateliers supérieurs