CREUSEMENT DES PUITS ET DES GALERIES
A la mine de TEspérance, à Seraing, près de Liège, poor &ire les réavaleres ses, destinées à préparer un nouleto champ d'exploitation dans la partie inférieure du gite, on suit ordinairement la même méthode, afm de pouvoir continuer lextraction de la houille dans les tranox supérieurs tout en opérant le creusement.
Les zones ou tranches d'exploitation, qui, en général, ootune hauteur de 30 à 40 mètres, mesurées verticalement, entniaent nécessairement une même hauteur de percement. Si donc le fonçage de Tun des puits a précédé le fooçage de l'autre, il suffira d'ouvrir une galerie partant du premier et dirigé vers l'axe du second et d'attaquer de btt 60 haut.
Le puits d'extraction, dit Fanny, de la mine de l'Espénoee, est accompagné d'un autre puits destiné au retour de Pair ; le premier avait atteint une profondeur qui pernettait d'exploiter la zone inférieure, mais le second, resté en arrière de 37 mètres, devait être l'objet d'un ereusement ascendant. Après le percement de la galerie, lorsque les mineurs, installés sur des échafaudages, se furent avancés dans la hauteur par l'abatage de quelques mitres de roche, on jugea nécessaire de prendre des dis- . positions spéciales relativement à la sûreté des ouvriers et à la ventilation (PI. VI, fig. 2, 3 et 4). Dans ce but, on divisa l'excavation en trois compartiments, au moyen de deux cloisons en planches. Le premier , a , était destiné à Fascension du courant ventilateur et à la circulation des ouvriers sur des échelles verticales. Dans celui du milieu, ^, étaient accumulés des déblais, qui ne furent retirés qu'après rentier achèvement de l'opération et sur lesquels les mineurs s'établissaient pour travailler ; en outre , il contenait deux coffres en bois servant à ramener dans les galeries inférieures le courant ventilateur qui avait assaini
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l'atelier d'arrachement. Ces coffires, dont It section intérieure était un carré de 0.24 m. de côté» étaient af^liqaés contre Fune des parois du rocher ; l'ouverture d'an registre placé à la partie inférieure permettait de transmettre wa ouvriers de Tabatage les ordres et les avertissements n^ cessaires. Enfin» le dernier compartiment» e» fonctionuat à la manière des cheminées de dégagement» était nnmi, à sa base» d'une trémie pour verser les déblais dans les voitures de transport.
Le travail des mineurs» exécuté à la poudre» comme dasi les avaleresses » était facilité par l'action de la gmité. Une trappe recouvrait le compartiment aux ëchellas» sibs toutefois gêner la marche du courant d'air ; après la m à feu » l'ouvrier boute-feu » soulevait oette trappe pour descendre les échelles et se réfugier dans la galerie iftk' neuve ou dans une niche ménagée à une certaine kauMr des déblais. L'atelier d'arrachement était ventilé par un courant d'air parvenant directement du puits d'extra^on et forcé de traverser le compartiment aux échelles» pv j l'installation d'une porte en d. Le massif de rocher oa ttrtf i résultant de la disposition du travail » protégeait les on- j vriers contre la chute des corps graves et empèdiait i^^ ^ venues d'eau de troubler le tir à la poudre.
Percement y par un procédé mixte y d*un tronçon de puits de la mine de Sacré-Madame^ ff^ de Charleroi (i).
Le puits » dit Mécanique , de cette mine offira un eoEuap^ — le plus complet qui se soit présenté jusqu'à présent "^ du percement de bas en haut.
(1) Communication do M. Havrez, ingénienr deft mines, à ranteti^'-