‹ Supplément au Traité de l'exploitation des mines de houille, ou, Exposition comparative des nouvelles méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustiblesChapitre 10 sur 52 · CREUSEMENT DES PUITS ET DES GALEHIES · texte numérisé non relu

CREUSEMENT DES PUITS ET DES GALEHIES

LiAécaisitë de préparer un nouveau champ d*exploitaliiB dans la couche Bruce, de 1.80 m. de puissance, gisant utesous du puisard, exigeait un approfondissement de k 4B.50 m. du puits d'extraction. Le fonçage devait lUGMtwer rapidement, sans interrompre les travaux d*exjdoitation de l'étage supérieur.

Llagénieur chargé de la direction des travaux résolut dipnrionger d'abord le puits de retour de Tair de S6.50m., poil de partir de ce dernier pour opérer le fonçage sous ioten combinant les deux modes d attaque, ascendant et faoendant (PL VI. Fig. 1.).

•0 pefça donc deux galeries allant du puits latéral vers lipiMts d'extraction, de manière à diviser la hauteur du in(age en quatre parties, dont deux devraient être percées M daBoendant, les deux autres en montant. Puis il déter- •iia géofliétriquement les points de coïncidence de ces ttctvations partielles avec Taxe du puits.

Oa commença par le fonçage des deux tronçons descendtttien laissant le stot dans son intégrité. La ventilation sifidsaitpar Tappel d*une colonne de tuyaux installée dans Ift puits d'aérage; deux embranchements se dirigeaient von le fi>ad de chaque creusement et on les allongeait au br et à mesure; Tair venait du puits d'extraction, descendait dans le puits d'aérage, traversait les galeries AeiB, Aiitai^é au fond de ces excavations par les tuyaux, se Mdait dans la colonne verticale, puis se répandait dans la partie supérieure du puitsr d'aérage, où il était attiré par un ventQateur.

Les déblais , chargés dans des paniers , étaient enlevés par des treuils, puis conduits le long de galeries A et 0, un* de petits trains de voiture, jusqu'au puits latéral ; de le là ils étaient élevés au niveau de raccrochage pour être ensuite transportés au jour par la machine à vapeur.

loO CHAPITRE II. — IV' SECTION.

L*extraction simultanée des paniers venant dedeox points d'attaque situés à des niveaux différents fit naître ridée d*employer un ti-euil à engrenage avec un tambour ii double rayon d enroulement, de façon à pouvoir opérer en même temps l'extraction des paniers pleins et la descente des vides.

Lorsque ces fonçages furent arrivés aux points désignés, on procéda aux percements ascendants, par rétablissement succesif de paliers, sur lesquels les mineurs s'installaient pour battre la mine et qui recevaient les déblais. Ces déblais tombaient ensuite de palier en palier jusqu'au sol de la galerie, où ils étaient chaînés dans des paniers.

Ce tra\'ail, qu'on prolongea jusqu'au dessous de la couche de Brôee , afin de se ménager la jouissance d'un puisard, coûu 90 à 100 fr. le mètre courant. Le diimètre de lexcavation était de 3.90m.; le muraillement le réduisit à 3.20 m.

Foraije des puits par le procédé de M. KindL

Ou sait que ce procédé consiste ii percer le puits dans toute sa profondeur sans se préoccuper de l'épuisement des eaux ; à descendre dans l'excavation un revêtement ttanche eu bois ou en fonte — dont la base vient reposer sur le fond « bie:i nivelé, du puits — en ayant le soin de réserver, entiv les parois du rocher et la surfiice extérieure du ivvétement, un vide annulaire que Ton r^nplit ultérioureiuont de béton hydraulique.

Lorsque parut la première partie de cet ouvrage, le fora^> du puits S'^-Marthe Si Sohônecken éuit terminé dopuis quelque temps. Il u^^it atteint une profondeur de 1 10 mètres. Si>u diamètre» de 1. 15 m., devait se réduire, par le cuve)»gt\à3.îH) m. Ce crruscmeut avait étéexécuté

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ivee une promptitude remarquable, à l'aide des outils l*entaillement et de vidange les mieux appropriés à la nature du travail. Le cuvelage était commencé et rien ne pouvait faire prévoir Tinsuccës de cette dernière phase de ropëration. Mais, en 1852, après Tachèvement du revêtement étanche, on reconnut l'impossibilité absolue d'assécher l'excavation, malgré la mise en œuvre d'une forte machine d'épuisement.

Cet insuccès attribué à un dérangement qui serait survenu dans le cuvelage, ne découragea point les exploitants qui se livrèrent encore à deux autres tentatives.

Cn puits, de 200 m. de profondeur sur 1.50 m. de diamètre , fut foncé dans la cour de l'usine de Styring. L'épuisement commença en 1854, lorsque le cuvelage eut réduit la section à 1 m. de diamètre dans œuvre. Mais dis que les eaux atteignirent le niveau de 160 m. au dessous de la margelle, la pression des eaux extérieures, détermina la rupture d'une douve et l'inondation du puits. Enfin, une troisième excavation était arrivée à la profondeur de 96 m., lorsque la compagnie, voyant que la d^nse faite jusqu'à ce jour s'élevait à la somme de 1. 800.000 fr., résolut d'abandonner le système de M. Kindt «l d'avoir recours aux procédés usités en Belgique (i).

Cependant ces insuccès réitérés n'empêchèrent pas la ^été belge-rhénane d'appliquer la méthode de M. Kindt au puits Léopold, dont elle entreprit le forage h Rotthausen, lH)ttrg situé à 6 kilomètres au nord dEssen. C'est là qu'on fiti pour la première fois, usage de la boîte-à-mousse dont iHHis reparlerons plus loin. Malgré la rupture de quelques ^0BT68, accident considéré jusqu'alors comme irréparable,

(ijNottoedelLLéfylnaéréedâiis la BtOUHn de la Société diVIn- MMi iNlpi*wli. (T. V, pi«» âOK

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après un travail de quatre ans et neuf mois, aecûnqiagné de grandes dépenses, on parvint à percer les tamios aquifères, aies revêtir d'un blindage étanche eti prolonger Fexcavation dans iâ5LAi?st!ficat!^ns carbonifères.

G*est probablement à ce demi succès qu'il faut atlribuer les nouvelles tentatives que l'on a faites dans la concession de Péronnes» près de Binche, et dont ane, au moins, a été couronnée d'une réussite complète. M. Chaudron , directeur de ces fonçages, y fit usage de la botte à mousse, antérieurement essayée au puits Léopo\df i Rottbausen, et de quelques nouvelles pièces secondaires. Mais le remplacement du bois par la fonte dans la construction des revêtements a été d'une efficacité incontestable. Celte idée, des plus heureuses, ne s*est pas présentée à M. Kindt lors de ses nombreux essais à Styring, bien que son brevet contienne à ce sujet une mention spéciale et que l'inventeur s y soit réservé, d'une manière formelle, l'emploi de ce métal pour les cuvelages à niveau plein.

On voit, à n en pas douter, que le procédé de M. Kindt n'a jamais fait défaut et que tout les accidents doivent être attribués au système défectueux des revêtements adoptés. Il n'y a jamais rien eu à changer ni aux outils de foncage, ni aux .premières dispositions établies à Styring. Nous n'avons donc rien à ajouter à ce que nous avons dit dans la première partie de cet ouvrage.

On exécute en ce moment, par le procédé de U. Kindt, un puits dans le département de la Moselle.

Fora/je du puits Léopold, à Rotthausen, district d'Essen.

L'installation de ce forage était le même qu'à Styring.

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