‹ Supplément aux Études littéraires sur les classiques français des classesChapitre 18 sur 49 · I. — FEMMES ET HOMMES DU MONDE · texte numérisé non relu

I. — FEMMES ET HOMMES DU MONDE

Eloges de Courier et de la Bruyère à l'adresse des ce épistollères » du X¥II^ sièele. — Liste de celles qui les méritent le mieux. — Les lettres de certaines femmes du xvii® siècle inspiraient à Paul-Louis Courier cette boutade .célèbre : « La moindre femmelette de ce temps-là vaut mieux pour le langage que les Jean-Jacques, Diderot, d'Alembert, contemporains et postérieurs ». En poussant ainsi à l'excès sa laudative hyperbole, Courier renchérissait sur ce jugement de la Bruyère dont les termes ont tant de précision et de portée qu'il le faut citer ici tout entier : « Ce sexe, dit-il, va plus loin que le nôtre dans ce genre d'écrire ; elles trouvent sous leur plume des tours et des expressions qui souvent en nous ne sont l'effet que d'un long travail et d'une pénible recherche ; elles sont heureuses dans le choix des termes qu'elles placent si juste que, tout connus qu'ils sont, ils ont le charme de la nouveauté, et semblent être faits seulement pour l'usage où elles les mettent : il n'appartient qu'à elles de faire lire dans un seul mot tout un sentiment, et de rendre délicatement une pensée qui est délicate ; elles ont un enchaînement de discours inimitable qui se suit naturellement et qui n'est lié que par le sens. Si

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les femmes étaient toujours correctes, j'oserais dire que les lettres de quelques-unes d'entre elles seraient peut-être ce que nous avons dans notre langue de mieux écrit. »

Nous pouvons désigner aujourd'hui par leurs noms ces femmes qui, en dépit de la restriction finale de la Bruyère, ont pris rang définitivement, par leurs seules lettres, parmi nos grands écrivains. C'est d'abord « V incomparable épistôlière », comme l'appelle Cousin, dont certaines lettres, celles à Bussy notamment, son indiscret cousin, et à Coulanges, circulaient sous le manteau dès le lendemain de leur arrivée et semblent avoir dicté à la Bruyère tous les termes de son éloge. Mais ces termes s'appliquent aussi, dans une très belle mesure, à d'autres correspondances féminines, et d'abord à celles de Mmes de Maintenon et de la Fayette, et aussi à celles de Ninon et de Mme de Coulanges, oii encore, à un degré moindre mais fort remarquable, à certaines lettres de Mme de Chantai, de Jacqueline Pascal, de Mmes Périer, de Sablé, de Maure, de Villars, de Mlle et de Mme de Scudéry, etc.... Essayons de le montrer par quelques échantillons caractéristiques, pour chacune d'elles.

niadanie de Sévig^né et ses correspondants. — La vastC correspondance de Mme deSévigné(1626-1696),est adressée à un cercle d'intimes relativement restreint, dont les principaux sont Bussy-Rabutin, Mme de la Fayette, le ménage de Coulanges, son fils et surtout cette fille adorée qui, ayant épousé en 1668 M. de Grignan, lieutenant général de Provence, tenu à la résidence, le suivit dans son gouvernement et provoqua par son absence l'éclosion du génie épistolier de sa mère.

Éducation de son génie par ses maîtres, le monde et la maternité. — Mais ce génie n'était pas un don de la seule nature; Mme de Sévigné avait eu deux savants maîtres. Chapelain et Ménage, pour le pédantisme desquels elle est la meilleure excuse, et de qui elle apprit l'italien et l'espagnol, et même assez le latin pour lire Virgile « dans la majesté du texte «.L'hôtel de Rambouillet et les salons qui lui succédèrent, le désir de plaire au monde, à ses amis, et

par-dessus tout celui d'être payée de retour par sa fille qu'elle idolâtrait, firent le reste. Dès 1661, un contemporain note ce le grand et légitime bruit que son mérite fait dans le monde ». Et pour expliquer ce mérite, il suffirait des lettres qu'elle écrivait à divers, à Bussy et à Pomponne par exemple, avant cette crise de la séparation de 1668 qui la fit sortir d'elle-même et sublima la coquetterie de son esprit et de son cœur. Nous dirons, en répétant un de ces délicieux solécismes où elle faisait lire tout un sentiment, que jusque-là elle avait été tout à tous, et que désormais elle fut toute à sa fille. C'est là toute l'histoire de son esprit.

PrédomiDance de son imagination. — Un juge délicat et impartial de ses mérites d'écrivain, M. G. Boissier, a fait remarquer que quelques femmes de son temps les avaient en partage, sauf un qui est son extraordinaire imaginatiou. On peut môme dire que toutes ses autres qualités se subordonnent à celle-là et d'abord sa sensibilité.

Réserves sur sa sensibilité l sa nature d'artiste. — Son génie a un sexe. — On l'a fort exagérée, sur la foi de certains passages fameux de lettres écrites à sa fille, après une séparation, dans l'espérance d'un retour ou sous le coup de la nouvelle d'une indisposition. En appelant sa fille « l'unique passion de son cœur », elle dit vrai. Mais ce ne serait pas être indiscret que de remarquer, avec les contemporains, qu'elle savait mieux l'aimer de loin que de près, et que leurs réunions n'allaient pas sans tracasseries ni orages. Quand elle écrit à propos de Marie-Blanche, sa petite-fille : ce Ce sont mes petites entrailles; c'est le trop plein de la tendresse que j'ai pour vous », il faut bien croire que la nature peut parler ainsi, mais que devons-nous le plus admirer ici, le trait ou le sentiment ? Et dans l'un comme dans l'autre ne se glisse-t-il pas quelque préciosité? « La bise de Grignan me fait mal à votre poitrine », est encore un de ces mots fameux qui perdent de leur prix pour ceux qui savent qu'elle avait écrit jadis à Bussy-Rabutin, sur le ton de la plaisanterie, et pour complaire au rahutinage : « Au reste, j'ai senti votre saignée ». Donc, sans adopter tout à fait cet impertinent jugement du même Bussy sur sa célèbre cou-

sine : « Toute sa chaleur était à l'esprit », gardons-nous d*admirer à côte, et de croire que, même à propos de sa fille, le sentiment ait parlé chez elle plus haut que l'esprit. Sans doute non amour maternel partait du cœur, mais il montait vite à la tête. En réalité sa sensibilité ne va guère, en toutes choses, sa fille exceptée, qu'à donner le branle à son imagination : c^est une sensibilité d'artiste.

Mais il ne faut pas trop la prendre au mot, quand elle confesse avec une modestie exquise : « Et moi bêle de compagnie,,, je suis toujours de l'avis de celui que j'entends le dernier.... Vous savez que je suis comme on veut, mais je n'invente rien ». Elle n'inventait rien, mais elle ne perdait rien de ce qui frappait ses sens, et toute sensation débordait aussitôt sur son papier et s'y gravait en traits admirables, et « c'est une si jolie chose, comme elle dit, que de savoir écrire ce que Ton pense », qu'à ce degré, cela s'appelle du génie. Ajoutons, si l'on veut, que n'avoir ainsi pour muses que la sensibilité et l'imagination, c'est être après tout inférieur au mâle génie des grands créateurs : mais ne serait-ce pas le cas de remarquer que le génie, comme le style, a un sexe?

Ses Darradons et ses traits de pathétique, de eomlquc et d*éioquenee. — Voyez ses narrations par exemple. C'est son imagination qui en fait surtout les frais, en représentant au vif l'impression profonde que les objets opèrent directement sur ses sens. Il est vrai que cette impression est rapide et que Madame de Sévigné en est d'abord toute subjuguée. Mais son imagination réagit bientôt sur la sensation et féconde dans sa tête la donnée des sens. Alors elle n'a plus qu'à laisser « le torrent couler » de sa plume, et ce sont deux, trois narrations du même fait, toujours plus lumineuses; jusqu'à nous rendre présent ce qu'elle ne sait le plus souvent que par ouï-dire. De là le pathétique des récits de la mort de Turenne, de là le comique transcendant de la scène de réception des chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit, de là ces traits qui frappent droit dans le cœur, comme celui-ci, à l'apparition de Fouquet prisonnier rentrant dans son trou : « J'ai été

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étrangement saisie quand je l'ai vu entrer dans cette petite porte ». Et parmi toute cette émotion et toute cette verve quels accents d'éloquence ! Ce canon qui tue M. de Turenno était chargé de toute éternité : « le coup de canon vint donc ». Quand elle s'écrie au début de la fameuse lettre sur la mort de Louvois : « Le voilà donc mort, ce grand ministre... » n'est-<5e pas l'accent et presque le geste de Bossuet devant le catafalque d'Henriette d'Angleterre : « La voilà malgré ce grand cœur, cette princesse si admirée et si chérie! la voilà telle que la mort nous l'a faite »?

Son esprit. — Traces de préeioslté. — ÂU fond Ce qui la caractérise le plus c'est d'abord sa triomphante sanlé, au moral et au physique, et aussi d'avoir ou de faire de l'esprit sur tout : par exemple, sur le supplice des paysans bretons ou de la Brinvilliers. Mais que d'esprit, et du plus solide, et aussi du plus fin, du plus étincelant, de cet esprit de mots dont on reporte d'ordinaire l'avènement au xviii" siècle! Parlant des progrès de la prose française à la fin du xvii® siècle, dans le sens de l'ordre et de la netteté, La Bruyère disait : « Gela conduit insensiblement à y mettre de l'esprit ». Or il faudra aller, par delà Monlesquieu, jusqu'à Voltaire et à Beaumarchais, pour en trouver plus que n'en a répandu Mme de Sévigné à travers sa correspondance, et c'est peut-être ce qu'on ne remarque pas assez.

Sans doute il y a çà et là des traces de bel esprit, à la Voiture, comme une réminiscence des concetti des salons où elle fréquentait, au temps où Saumaise la comptait parmi les précieuses, par exemple lorsqu'elle appelle un oiseau une feuille qui chante'^ que conseillant à Pauline les lectures solides, elle s'écrie: « autrement votre goût aurait les pâles couleurs », ou encore quand elle déclare « qu'elle laisse courir la plume et lui met la bride sur le cou ». Mais il est telle épigramme sur la dispute du P. Bouhours et de Chapelain : a Ils se disent leurs vérités et souvent ce sont des injures », qui a toute la malice aiguë de Voltaire. Quant aux traits où la délicatesse naturelle du sentiment fait avec la subtilité mondaine de la pensée un alliage dont elle a seule

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le secret, comme dans celui-ci : « Je n'ose pas lire vos lettres de peur de les avoir lues », ils sont innombrables.

Sa forée d'invention dans l'expression . — ¥erdeur et poésie. — C'est à son imagination spirituelle qu'elle doit cette originalité d'expression si rare chez les femmes, et qui, chez elle, éclate presque partout. Ce sont les citations qui louent le mieux ici.

Elle écrira par exemple, en voyant pointer aux arbres a les petits boutons tout prêts à partir qui font icn vrai rouge » : « Nous couvons tout cela des yeux » ; sur ses avis en pure perte au jeune Grignan : « Sa jeunesse lui fait du hruity il n'entend pas » ; à sa fille : « Ne croyez pas que votre santé ne soit pas hue ici » ; en narrant les fêtes des États de Bretagne : « Toute la Bretagne était ivre ce jourlà.... Il y a dans cette immensité de Bretons des gens qui ont de l'esprit... »; « Je vais en Bourdaloue..., je suis entêtée du P. Bourdaloue » ; à propos d'elle et d'une voisine de campagne : « Elle sait un peu de tout, j'ai aussi une petite teinture, de sorte que nos superficies s^ accommodent fort bien ensemble » ; sur les romans et le style de la Calprenède : « Je trouve donc qu'il est détestable et je ne laisse pas de m'y prendre comme à de la glu » ; sur une toilette extraordinairement soignée du grand Gondé, dont la négligence ordinaire était célèbre : « Toute la cour en fut témoin et Mme de Langiron, prenant son temps quHl avait les pattes croisées, comme le lion, lui fit mettre un justaucorps avec des boutonnières de diamants » ; sur M. de Marcillac faisant faire sur ses terres le tour du propriétaire emprunteur à un riche financier : « Il avait Gourville qu'il promenait comme un fleuve par toutes ses terres, pour y apporter la graisse et la fertilité ».

Cette invention dans l'expression va chez elle de la verdeur du style de Célimène à une poésie toute racinienne. Tantôt elle risquera : « Tout crève ici de blé.... Je n'eusse jamais cru voir à Vichy, les chiens de visage qu'on y voit,... Sa nourrice avait peu de lait, celle-ci en a comme une vache», ou elle dira, dans le style du village : » Je suis ici toute fine seule », ou dans celui du Malade imaginaire,

qu'elle va faire prendre les eaux au Bien Bon, Tabbé de Coulaoges, pour vider son sac, qu'il avait trop rempli à Epoisses » : et tantôt elle décrira avec une grâce poétique : « ces beaux jours de cristal de Tautomnc.les arbres parés de perles et de cristaux», ou avec une mélancolie pénétrante <c ces réveils de la nuit qui ont été noirs » ajoutant qu' « un soufflCy un rayon de soleil emporte toutes ces réflexions du soir ».

CoDclnslon sur Bfine de Sénlfpiké. — Une verve enjouée et inépuisable^ un esprit juste, une sensibilité d'arliste, une véritable force d'invention dans le style, et, fécondant tout le reste, une extraordinaire vivacité d'imagination avec un je ne sais quoi de gracieux jusque dans la force et qui décèle le sexe, le tout dans un degré éminent, tels nous semblent être les mérites caractéristiques de Mme de Sévigné. C'est grâce à eux qu'elle a donné un relief incjomparable à tous ces lieux communs des lettres missives : la famille et les affaires; les gros et les petits scandales du monde; les événements de la cour et de la ville, de la politique et de la guerre, de la religion et de la littérature, ajoutant même un thème au moins à tous les autres, à savoir le sentiment de la nature.

Mais il serait injuste de ne pas remarquer qu'on trouve largement chez ses contemporains, et surtout chez ses contemporaines, la monnaie de ces mêmes qualités et frappée au bon coin, selon l'expression chère à Boileau. On l'oublie quelquefois dans l'école, et c'est cette injustice que les nouveaux programmes ont tenu à prévenir en recommandant un choix dans toute la correspondance du dix-septième siècle. Le mérite de Mme de Sévigné ne perd rien aux comparaisons que l'on peut ainsi faire, mais il s'explique mieux et la gloire de notre grand siècle littéraire n'y gagne pas peu.

Les aulres épistollères t Mines de la Fayette, de Maintenon, de Conianges. — La plus éminente de ces épisto- Hères de marque est assurément Mme de Lafayette. Elle se distingue par une certaine gravité de son amie, Mme de Sévigné, à qui elle disait si justement : « La joie est

rétat véritable de votre âme ». Assez instruite pour trancher un débat pendant entre Ménage et Rapin, sur un passage de Virgile, et pour répondre à Huyghens, qui lui demandait à brûle-pourpoint, dans son carrosse, ce que c'était qu'un ïambe : « C'est le contraire d'un trochée » ; elle se gardait dans le monde de tout pédantisme et y cachait soigneusement son latin et même ses chefs-d'œuvre. Un juge digne de son mérite a dit : « Elle a moins vécu par l'esprit que par le cœur, et c'est par le cœur qu'elle est arrivée au génie* ». Sa correspondance en témoigne moins que la Princesse de ClèveSy et telle ou telle de ses lettres est un peu séchelle, comme disait la spirituelle marquise. Mais ce n'est pas en vain que cette dernière venait parfois écrire à sa fille, sur le bureau de Mme de la Fayette, ces lettres dont elle lui donnait la primeur. Elle laissait sur la place comme un parfum de son esprit et de son charme qui se respire encore dans plus d'une telle lettre de son amie, dans celle sur VOisiveté a/fairée^y par exemple. On aura encore un échantillon de la manière dont elle pousse sa thèse « à la pointe de son éloquence » dans une Invitation à venir à Paris. Mme de Sévigné lui assignait la seconde place auprès de son cœur, elle l'a aussi auprès de son mérite. Cependant si elle n'avait écrit que ses lettres, celte place lui serait disputée victorieusement par Mme de Maintenon ou Mme de Coulanges.

Le bon sens (Il faut parler simplement), l'esprit contenu mais incisif (Raillerie), une gravité éloquente {Réforme de Saint-Cyr) et, rehaussant le tout, une psychologie mélancolique et sagace {Exhortation à la dévotion et à V humilité) y sont les notes dominantes de la correspondance de Mme de Maintenon.

Celle de Mme de Coulanges brille par un esprit digne de cousiner avec celui de Mme de Sévigné, mais toutes distances gardées, témoin les Réflexions chrétiennes sur

1. Voir Madame de la Fayette par M. le comte d'Haussouville dans la collection des Grands écrivains français.

2. Nous prendrons, à l'occasion, les titres donnés aux diverses lettres, par M. Lanson, dans son recueil, pour abréger, et aussi parce qu'ils sont caractéristiques.

la mort de Louvois, si on les rapproche de la fameuse lettre de la marquise sur le même sujet. Cet esprit n'excluait pas un sérieux qui touche à l'éloquence dans Résignation philosophique à la vieillesse.

Autres» épis tôlières A lire; une distlnetlon essentielle & faire. — On trouvera à admirer un peu de tout ce que nous venons de louer ci-dessus, dans les Lettres de Mme de Chantai (p. 18)*; de Jacqueline Pascal (pp. 170, 175); de Mme Périer (pp. 170, 175, 179); de Mmes de Montausier (p. 247), de Sablé (p. 253), de Maure (p. 263), Gornuel (p. 267), de Schomberg (p. 270) et de Ghoisy (p. 272) ; de Mlles de Scudéry (pp. 279, 283) et de Montpensier (p. 287); de Mmes de Montmorency (p. 383); de Scudéry (pp. 386, 391); de la Vallière (p. 471) et de Villars (pp. 477, 478). On pourra même, dans ce qui nous reste de la Correspondance de Mme de Grignan (pp. 23 1 sqq), si maladroitement détruite, relever assez d'esprit pour excuser l'engouement de sa mère.

On aura soin seulement de faire une distinction générale parmi ces épistolières, entre la lourdeur et quelques vulgarités des grandes dames de la première moitié du siècle, comme Mmes de Sablé, de Maure ou de Longueville, et le tour plus dégagé et plus choisi des moindres femmelettes qui leur succédèrent, depuis Mme Charles de Sévigné jusqu'à Mlle d'Aumale*.

Trois exeepCions s Mnon, Jllnie Cornuel, Mlle de Seudéry. — Il n'y a guère que l'étincelante Ninon fp. 464 sqq) et peut-être Mme Gornuel, si l'on en juge par l'unique lettre qui nous reste, si digne de la célébrité de son esprit (p. 265), ou encore Mlle de Scudéry, — pour être tout à fait juste envers cette brave fille, qui eut, au moins sur le tard, tant de bon sens et de style et toujours tant de dignité, —

1. Pour être à peu près complet, dans d'étroites limites, noas renvoyons ici «t dans la Balte, par les ohiffres entre crochets, aoz payes dn reooell de M. Lanson où sont à nos yeux les traits d'esprit ou de sentiment, d'éloquence ou de pittoresque, etc., les plus caractéristiques de chaque auteur. Les étudiants auront le plaisir et le profit de les chercher et de les retrouver dans la page indiquée.

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