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Depuis trois mois, les convictions les plus intimes et les affections les plus chères des catholiques ont été crueilement froissées, et leurs alarmes ont été continuelles. Quand donc verrons-nous la conclusion de cette inqualifiable affaire ?
Ce qui jusqu'à présent a soutenu notre patience, c'était l'espoir que ces scandales n'auront eté permis par la divine Providence, que pour le plus grand bien de la religion. Nous avons en effet trop de confiance dans la science et l'équité de nos Honorables Juges, pour supposer qu'aucun d'eux veuille s'immiscer dans une question purement spirituelle, Soiten blâmant la conduite du cure de N. w. de Montréal dans l'alfaire Guibord,—soit même en l'approuvant juridiquement... car cette approbation, conférée par une autorité incompétente, serait une usurpation contre l'autorité de l'Evèque ou du Pape, et conséquemment contre la liberté de notre Eglise et de notre conscience.
Quant aux droits légaux des Fabriques Catholiques, droits vénérables, enracinés jusques dans le cœur de notre vieille jurisprudence Canadienne, nous savons qu'il n'ont rien à craindre des dépositaires fidèles de nos traditions Judiciaires.
Bien plus, nous nous tenons comme assurés, qu'une sentence solemuelle, soit en première, soit en seconde instance, va bientôt, non seulement proclamer de nouveau comme en 1838, lors de l'affaire Nau vs. Mgr. Lartigue, le principe fondamental de LA LIBERTE DE l'EGLISE CATHOLIQUE EN TOUT CE QUI CONCERNE SA DISCIPLINE, mais encore appliquer expressément ce grand et fecond principe, AUX QUESTIONS DE SÉPULTURE ECCLESIASTIQUE. Alors nos tristesses seront oubliées ;— nous n'aurons plus à redouter le retour de ces pénibles scandales ;—et nous possèderons un nouveau gage de cette intelligente et cordiale union entre l'Eglise et l'Etat, telle que la désirent tout vrai Catholique et tout vrai Citoyen !
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