‹ Supplément. Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 6 sur 18 · UTÉRUS · texte numérisé non relu

UTÉRUS

STÉRILITÉ - STÉNOSE DU COL - STOMATOPLASTIE

La stomatoplastie par évidement commissural du col de l'utérus dans le traitement de la dysménorrhée et de la stérilité. —

Mouvement médical, 1915, p. 50-55.

Des résultats éloignés de la stomatoplastie. — In Pibead, Thèse,

L’opération de la stomatoplastie que j’ai d’abord décrite en 1895 (Cf. Notice sur i.es travaux, 1912, p. 292) s’est fort répandue depuis en France et h l’Étranger. La thèse de Pineau contient une statistique de 129 cas, pratiqués par moi dans ces dernières années. 80 femmes ont pu être sui-

chez la femme quand elle a [jour cause (ce qui constitue la 1res grande majorité des cas) une étroitesse ou sténose congénilale^de l’utérüs. du tJL

MÉTRITES CERVICALES STÉNOSIQDES

Des métrites cervicales sténosiques. — Communication au 17" Congres des Sciences Médicales. Londres 6-12 août 1913. Section VIIE Obst. et Gyn. fier, de Gyn. et Chir. abdomjel Presse Médicale, 23 août 1913, p. 702. /

ijàlt-MJ, p-iir.

Les rétrécissements larges du col de 1 utérus. — Communication au 7° Congrès de Gynécologie. Obstétrique et Pédiatrie. Lille, 25 mars 1913. fier, de Gyn. et Chir. abdom.,^ 1913, t. XX, p. 533, cl Presse Médicale, 12 avril 1913, p, 300.

J’ai étudié le rôle des rétrécissements vrais et relatifs dans la production et la durée des métrites cervicales dont'j’ai décrit deux formes nouvelles.

i° J’avais déjà insisté depuis longtemps sur l’importance des rétrécissements étroits (sténose vraie) de l'orifice externe du col de l’utérus d’origine ordinairement congénitale. Par suite de l’obstacle que l'étroitesse de l’orifice externe du col apporte à l’issue du mucus cervical, il se fait audessus de lui une dilatation ,en barillet de la cavité du col où s’accumulent les produits de la sécrétion. J’avais déjà noté, mais je suis encore revenu sur ce point avec plus d’insistance, que cet état anatomique et cette rétention jouq,jm rôle considérable dans la production et la durée de certaines formes de métrites du col. La méconnaissance de ces faits a empêché qu’on ne leur appliquât le seul traitement rationnel. Voici, en effet, comment les choses se passent chez une femme dont le col a un orifice trop étroit, sténosé, soit congénitalement (cas le plus fréquent), soit par suite de cicatrices. S’il arrive que le col soit infecté, la dilatation au-dessus du rétrécissement constitue une sorte de « cavité close » dont le drainage se fait très difficilement, et où l’infection se perpétue. C’est ce que j’ai appelé la métrile sténotique vraie, et j’ai préconisé, comme principal élément de son traitement l’agrandissement définitif du col par la stomatoplastie. (Cf. Notice sua LES TIHV4UX, 1912, p. 292 et suiv.).

2° J’ai ,décrit pour la première fois, en 1915, un rétrécissement relatif ou rétrécissement large dans lequel on peut observer les mêmes phénomènes de dilatation et d’obstruction de la cavité cervicale par le mucus infecté; ainsi est souvent constituée une métrile cervicale pseudo-sténosique.

Par suite d’un défaut de tonicité ou pour toute autre cause, certains cols malades ayant cependant un orifice assez large pour admettre facilement l’hystéromèlre se comportent comme des cols étroits. On peut observer chez eux l’engorgement persistant par le mucus et l’aggravation de l’infection, comme s’il y avait un rétrécissement vrai de l’orifice cervical; il y a, dans ces cas, un rétrécissement relati / au lieu d’un rétrécissement vrai, mais le processus pathologique est sensiblement le mémo.

J’établis, à ce propos, une comparaison entre ce qui se produit alors pour le canal cervical et ce qui a été décrit pour le canal de l’urètre chez l’homme par Reybard (1835), Otis, Albarran, etc., sous le nom de « rétrécissement large de l’urètre ». On sait que l’urètre peut admettre de grosses bougies à boule (n“* 22 à 25) et que pourtant se perpétue une urétrite postérieure chronique visible 'par l’endoscopie. Le principal facteur de la guérison est alors, comme dans les rétrécissements étroits, la dilatation méthodique de l'urètre.

De môme, dans les retrecissements larges du col, caractérisés par une sténose relative de l’orifice externe ( cervmte postérieure comparable à l’urétrite postérieure), avec accumulation considérable de mucus plus ou moins purulent dans la cavité cervicale dilatée, l’indication principale est de favoriser un drainage permanent par l’agrandissement do l’orifice externe insuffisant.

J’ai employé tout d’abord la dilatation forcée suivie d’applications antiseptiques dans la cavité du col, mais j’ai vu ce traitement échouer. Je préconise actuellement pour le rétrécissement large, comme pour le rétrécissement étroit, la slmmloplaslie (Cf. Notice sür les travaux, 1912,p. 292). Elle a pour avantage capital d’assurer le drainage définitif de la cavité cervicale infectée, qui peut amener à lui tout seul la guérison spontanée. Celle-ci est, du reste, assurée plus rapidement par des applications de teinture d’iode sur la muqueuse cervicale malade devenue facilement accessible.

De l’emploi abusif et inconsidéré des injections trop chaudes en gynécologie. (Discussion.)— 8" Congrès de Gyn.Obst.etPéd.,Lille,25 mars 1913.— Rev. de Gyn. et Chir. abdom., 1913, t. XX, p. 523. Presse Médicale, 5 avril 1915, p. 289.

J’ai réagi contre un véritable abus que certains praticiens font des injections vaginales à haute température.

FIBROMES UTÉRINS

Des indications et de la technique de l'hystérectomie vaginale dans les corps iibreux de l’utérus. — Leçon rddigde par M. G. Deverre. — lleime mensuelle de Gynécologie, d'Ohtlélrique él de Pédiatrie. Septembre 1912,

M. Rouhicr.) — Bull.

Fibromyome à pédicule tordu. (Un collaboration avec Soc. anal., 6' série, t. XV, 1913, juillet, p. 363.

Description d’un cas particulièrement intéressant au double point de vue clinique et anatomique.

CANCER DE L’CTÉRÜS

Utilité du curettage pour le diagnostic précoce du Cancer de l’utérus. (Discussion.) — 7" Congrès de Gyn., Obst. et Péd., Lille, 25 marsl913.— Rev. de Gyn. et Chir. abdom., 1913, t. XX, p. 535. Presse médicale, 12 avril 1913, p. 301.

Dans tous les cas douteux, je recommande une biopsie (examen d’un fragment de muqueuse extrait par la curette). 11 est inutile de faire la dilatation préalable à la laminaire; on dilate extemporanetnent, s’il y a lieu, l’orifice dit col.

Quelle doit être la véritable prophylaxie du Cancer de l’utérus?

(Discussion.) — 7« Congres de Gvn. Obst. et Péd., Lille, 25 mars 1913. — Rev. de Gyn.

et Chir. abdom., 1913, t. XX, p. 555. — Presse Médicale, 5 avril 1913, n» 28, p. 281.

A propos d’une communication de M. Bossi, do Gènes, qui préconise l’amputation du col dans les ulcérations de nature bénigne comme traitement prophylactique du cancer cervical utérin, je recommande de ne pas pratiquer systématiquement cette amputation, dans tous les cas d’ulcèrcs bénins. Cette opération est parfois inutile et peut être nuisible et devenir une cause de dystocie, si elle est mal exécutée. En apparence légère et facile, elle demande, en réalité, une grande expérience.

De l'Hystérectomie restreinte complétée par la Eadiumthérapie dans les cancers de l’utérus. (En collaboration avec ltl. G. Rouhicr.) — Rev. de Gyn. et Chir. Abdom,, juin 1915, t. XXIII, n» 3, p. 209-264.

Dès le début de ce mémoire, nous avons défini nettement sa signification et sa portée. Nous n’avons eu nullement l’intention de présenter comme définitive une thérapeutique qui se base sur des observations

trop peu nombreuses et trop récentes. Nous avons voulu seulement prendre part à l’étude qui se poursuit sur la place qu'il convient d’assigner à la radiumlhérapic dans le traitement du cancer de l’utérus.

Deux opinions extrêmes sont en présence, qui se sont manifestées au récent Congrès de Londres en 1913. Dans un camp, se placent les défenseurs de l'extirpation aussi large que possible du cancer. Dans l’autre camp, se trouvent les partisans les plus enthousiastes de l’action du radium et du mésolhorium, qui ne sont pas loin de prétendre que ces puissants agents vont faire tomber le bistouri des mains des chirur-

II nous a paru que la vérité se trouvait entre ces deux opinions extrêmes.

Notre technique spéciale a été d’associer immédiatement la radioactivité à l’acte opératoire, en réduisant celui-ci à son minimum de gravité. Nous différons donc des chirurgiens qui n’appliquent le radium qu’après la cicatrisation complète de la plaie opératoire, dans un but prophylactique, autant que de ceux qui l’appliquent avant l’opération pour tâcher de rendre opérables des cas qui ne l’étaient pas tout d’abord. Nous différons enfin de ceux qui, malgré l’aide que doit leur donner le radium, n’hésitent pas à conserver les opérations élargies avec tous leurs dangers.

Grâce aux doses massives que permet d’employer le filtrage, la radioactivité'élargit d'emblée, à son tour, l’action du bistouri, et nous permet, croyons-nous, de nous en tenir à l’exérèse infiniment moins grave de Y hystérectomie restreinte.

Voici les conclusions par lesquelles nous terminons :

Au Congrès de Rome en 1902, s’opposaient deux espèces d’hystéreclomies pour cancer : d’une part, Y hystérectomie vaginale, plus bénigne au point de vue mortalité immédiate, mais trop souvent suivie de récidive rapide, sauf pourtant dans les cancers du corps et dans quelques cas heureux de cancer du col pris tout au début; d’autre part, Y hystérectomie abdominale. Il ne s’agissait plus de l’hystérectomie étroite de Freund, mais de la colpo-hystéreciomie élargie autant qu’elle pouvait l’être, enlevant avec l’utérus et une grande partie du vagin, l’atmosphère conjonctivo-vasculaire de ces organes, et prétendant même, avec Yévidement lombo-ilio-pelvieti, à l’exérèse totale régionale des parties atteintes avec leurs lymphatiques et leurs ganglions, comme la réalise l’opération de Halsted dans le cancer du sein. A cette époque, ces tentatives, encore trop récentes,, ne pouvaient être appuyées par des résultats éloignés ; par contre, elles déterminaient une mortalité inquiétante.

réduire et rendre extirs sans une sclérose des

que, d’autre part, les dangers immédiats des hystérectomies élargies sont assez grands pour justifier le retour à Y hystérectomie restreinte, à condition de la compléter immédiatement, comme dernier temps de l’acte opératoire, par un drainage radio-actif d’une intensité suffisante.

Enfin, c’est Y hystérectomie vaginale, parce qu’elle est de beaucoup la plus bénigne, qui a nos préférences comme hystérectomie restreinte, toutes les fois qu’elle est possible.

Certes, les sept opérations que nous présentons dans ce mémoire sont encore trop récentes pour nous donner autre chose qu’un espoir, mais cet espoir nous paraît fondé sur des bases suffisamment solides pour qu’il soit permis d’orienter dès à présent l’action chirurgicale sur les cancers utérins dans cette voie d’exérèse restreinte avec drainage radio-actif.

Ce mémoire contient en outre un historique de l’Hystérectomie abdominale de 1902 à 1913, une description minutieuse de la technique opératoire et un grand nombre de figures originales.

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