VAGIN
Incontinence d’urine et prolapsus vaginal. (Discussion.) — 7* Congrès de Gyn. Obst. ot Péd„ Lille, 25 mars 1915. — Rev. de Gyn. et Chir. Abdom., 1915, t. XX, p. 536. — Presse Médicale, 12 avril 1913, p. 301.
L’incontinence d’urine survient quand à la cystocèle s’ajoute l'uréthrocèle. Il faut alors faire une large colporrhaphie antérieure dont le tracé variera avec la variété de cystocèle : avivement en triangle, en trapèze, en feuille de laurier. Ce qui importe, c’est que l'urètre retrouve une bonne sangle pour se maintenir.
La suture transversale que propose M. Muret se fait dans la région dangereuse du triangle de Pawlick, dans la zone d’abouchement des uretères dont cette opération peut brider les orifices; Elle peut donc provoquer des
Résultats immédiats et éloignés de la méthode autoplastique, avec mobilisation de l'urètre dans le cas d’absence congénitale de vagin. — Bull, et Mém. de la Soc. de Chir. ,.9 juillet 1913, t. XXXIX, p. 1127-11557
La création d’un vagin absent a donné naissance
è des procédés divers
dont un, on le sait, consiste dans une transplantation intestinale. Je lui préfère la méthode autoplastique, qui a 1 immense avantage de n’ètre pas, comme la précédente, dangereuse. Si le vagin auloplastique n’a pas toujours donné de bons résultats, cela tient à ce que les méthodes opératoires employées ne sont pas encore suffisamment réglées.
Je présente une malade opérée depuis 2 ans et dont le nouveau vagin sert parfaitement aux rapports sexuels. Je viens de faire avec succès la même opération à une autre malade.
Dans les deux cas, j’ai pratiqué la mobilisation de l’urètre ; c’est un point sur lequel j’insiste, car cette mobilisation est fort importante pour assurer le succès. J’ai précédemment décrit et figuré mon procédé (Cf. Notice sun les Travaux, 1912, p. 344).
DÉCHIRURES DU PÉRINÉE
Procédé de périnéorraphie dans les cas de rupture complète du périnée avec ou sans déchirure de la cloison. Mobilisation du rectum. — Communication à la Société d’Obst. et de Gyn. de Paris, le 20 avril 1914. — Bull. elMém. de la Soc. d'Obst. el Gyn., 5«année 1914, p. 248-271 (*).
quelle qu’en fût l’élévation. Je les transforme d’abord par la section verticale en une rupture complète du périnée; et je restaure cette rupture, comme je viens de le décrire en mobilisant largement le rectum. Je trouve à ce procédé le grand avantage de permettre plus facilement cette mobilisation que lorsqu’on l'a fait précéder du dédoublement de la paroi pour conserver intacts le périnée et la paroi vaginale. En effet, il est facile de reconstituer ces derniers en les suturant, après leur section momentanée. Cette conservation de la paroi vaginale et. du périnée est le point original du procédé de P. Segond. Mais ce procédé est ensuite identique au mien,, quant à la mobilisation de la paroi antérieure du rectum.
Mes : publications à ce sujet remontent à 1892,. date..dé la. seconde édition de. mon Traité de Gynécologie. Quelques citations établiront: ce : point.
Voici ce que j’écrivais à cette époque (Traité de Gynécologie, , 1892, p. 1027) : « On peut retirer de bons résultats, même lorsque la parorrectovaginale est très largement déchirée, en poussant le dédoublement-très haut jusque dans cette paroi.... Il est ordinairement possible, par le simple dédoublement transversal, d’obtenir le glissement des lambeaux ,■ de haut en bas, dans une grande étendue. »
La même apnée, dans le même ouvrage, au chapitre du traitement des fistules recto-vaginales, je décrivais et je dénommais, la : »KoM/«s&riq« du rectum (p. 961-962),' à propos de l’opération de la fistule recto-faginalé exécutée après section; verticale du périnée jusqu’à la fistule.'.« Récemment écrivais-je, le procédé de dédoublement auquel Lawson-Tait a attaché son nom estvenu étendre encore le champ de la périnéorraphiè (appliquée aux fistules recto-vaginales). Ce procédé offre, en effet, Je grand avantage de fournir à peu de frais une.énorme surface à l’affr.ontement. et de permettre la mobilisation do nECTuii; celle-ci détruit, le parallélisme entre l'orifice rectal et T orifice vaginal de la fistule qu’on fait glisser l’un sur l’autre par une sorte de jeu de tiroir. » Un peu plus loin, j’ajoutais : « La suture isolée du rectum ne me paraît utile que lorsqu’on a sectionné très haut la cloison recto-vaginale; dans les cas où la fente du rectum n’est pas très élevée, il suffira de le mobiliser par le dédoublement; on parviendra presque toujours ainsi à l’attirer assez bas pour gu une suture particulière de l’intestin devienne inutile. »
Le principe de la mobilisation du rectum était donc nettement posé païen que j’avais écrit en 1892. Je ne devais pas tarder à devenir plus affirmatif encore et, instruit par l’expérience, à formuler, devant la Société de Chirurgie (en février 1894), cette règle qu’il ne faut jamais suturer la cloison déchirée ou divisée, mais remplacer toujours cette manœuvre par la
mobilisalion du rectum. Voici, en éflet, de quelles affirmations explicites je fis suivre une communication sur la rupture complète du périnée | « La réparation du rectum et de la cloison recto-vaginale comme premier temps de la périnéorraphie ne sont pas chose nouvelle. J'ajoute que pour moi ce temps spécial de l’opération est inutile. II suffit, pour réunir les plus grandes déchirures du périnée, de faire le dédoublement selon le procédé de LawsonrTait, que j’ai modifié en t ajoutant une mobilisation très étendue
DE LA PAROI ANTÉRIEURE DU RECTUM QUE L’ON FAIT GLISSER SUR LA DÉCHIRURE VAGI-
Dans la séance suivante de la Société de Chirurgie (7 mars 1894), Paul