‹ Supplique au Saint Siège pour demander l'érection du diocèse de Nicolet [microforme]Chapitre 4 sur 12 · VALLÉE DU SAINT-MAURICE · texte numérisé non relu

VALLÉE DU SAINT-MAURICE

“ Lo territoire arrosé par le Saint Maurice et ses tributaires couvre une surface de 140,000 milles carrés. -La partie inférieure de cette région, qui comprend la ville de Trois-Rivières, et les célèbres forges de Saint-Maurice, comp tait, lors du dernier recensement (1861) une population de 73,247 âmes, en partie établie dans les seigreuries qui longent le Saint-Laurent. Pluà l'intérieur ont été livrés à la colonisation depuis que

x grandes routes que le gouvernement ya fait ouvrir, et

grande sieurs cantons situés ques années, grâce au

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ivre une qui come, comp" âmes, en nt. Pluuis quelouvrir, et

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de belles paroisses ont surgi de distance en distance Le sol de

cette région est en général montagneux, et peu propre à la culture sur les hauteure ; mais les

nombreuses rivières qui la sillonnent en tous seus offrent des v grande fertilité, Ici encore, le commerce de bois, bles mines de fer qui avoisinent le Saint-Maurice

vrus les moyens de pourvoir à leur subsistance pendant les premières années de leur établissement, :

allées d'une et l'exploitation des inépuisa- , fournissent aux colons pau-

“ La navigation du Saint-Maurice est interrompue par des chûtes assez considérables, sur un espace de 40 milles, à partir de son embouchure: de là jusqu'à une distance de 4 milles en remontant vers le nord, les plus lourds bateaux peuvent naviguer à l'aise. Depuis plusieurs années, il construire un chemin de fer pour relier la ville de Trois-Riv naviguable du Saint-Maurice tion. (1)

est question de ières à la partie : ce projet ne saurait tarder à être mis en exécu-

“Il y a a ‘tuellement dans les cantons du Saint Maurice 441,000 acres disponibles, arpentés en lots de ferme et de facile accès, au prix de #0:

entins (14 franc) l’acre.

“ La nvière Mantawa, un des tributaires du haut Saint-Maurice, qui a sa source sur le même plateau que les affluents de l'Ottawa. arrose sur un parcours d'environ 75 milles une zône considérable de terres fertiles, au-delà des Laurentides. Des explorations récentes faites dans cette vallée. établissent à n'en pas douter l'importance de ce nouveau champ de colonisation C'est par là que Va se déverser avant peu le trop plein des comtés aVoisinant Montréal du côté nord, tels que Terrebonne, l'Assomption, Montcalm, Joliette et Berthier.

“ Deux grandes routes parallèles, la première partant de la ville de Joliette, et la seconde de Terrebonne, à 12 lieues l'une de l'autre, sont dejà ébauchées jusqu'à la Mantawa ; et deux poroisses sont en voie de formation du côté de l'Est. A l'Ouest, un chemin de fer dont la ville de Montréal et les comtés environnants viennent d'entreprendre la coustruction, va relier, avant qu'il soit peut-être deux ans, (2) l'extrémité nord des établissements de Terrebonne avec la métropole commerciale du pays, aussi bien qu'avec Ottawa, la capitale fédérale, pour de là se diriger vers le chemin du Pacifique dont il sera une des principales branches. ”

() N. B—Ce chemin de fer est en opération depuis une année.

(2) Ce chemin est en pleine opération depuis 6 ans.

PR

Extrait du rapport de l'Honorable Commissaire des Terres de la Couronne de la Province de Québec, pour l'année 1875.

“ Pour donner une idée de limportante de la Vallée du Sairt-Manrice, et du vaste champ qu'elle offre au commerce, à l’industrie et à la cc'onisation, il suffit de remarquer que l'étendue du territoire arrosé par le Saint-Maurice et ses tributaires, est de 17,020 milles currés, dont la plus grande partie est couverte de forêts d'une grande richesse. 8.745 milles carrés de ces forêts sont actuellement sous licenses de coupes de bois, et produisent à la Province un revenu d'environ $70,000.00 par année : revenu qui est susceptible d’une grande augmentation. Ce territoire contient environ 3.000,000 d'acres de terre colonisable. La rivière Saint-Maurice une des plus grandes d> la Province est navigable sur une graude étendue de s0:1 parcours à partir de la chûte des Grandes Piles à environ 20 milles de son embouchure: et lorsque le chemin de fer des Piles, qui »si maintenant entrepris, et qui doit relier les eaux navigables du Saint-Maurice au fleuve Saint-Laurent, sera construit, (1) eile offrira une route facile aux colons et aux émigrants pour arriver jusque dans l'intérieur de ce vaste territoire. ?

Eutrait d'un rapport de l'Arpenteur Hilurion Legendre. en 1870.

….D'après le rapport détaillé ci-dessus, j'arrive à la conclusion qne plus de la moitié du territoi”e que j'ai visité (ferrifoire du Saint-Maurice) est propre à la colonisation ; et qu'aussitôt qu'il y aura des chemins de colonisation pour y pénétrer, il se couvrira bientôt d'une population robuste et industrieuse ; le sol auoique rocheux par endioits. est d'une très-bonne qualité, composé de terre jaune, qui ne le cède en rien. non seulement aux cantons arpentés qui l'avoisinent, mais à la plupart des cantons de Est qui n'ont pas un sol végétal

d'une aussi bonne qualité, étant autant et rnème plus rocheux.

“ Les chûtes d’eau y abondent, ainsi que les lacs poissonneux. L'autre moitié peut être réservée pour l’approvisionnement dv. chauffage, et faire: un bon paturage là où le sol est plus rocheux; ce qui. au lieu de nuire à la colonisation, serait un bien publie et particulier; car je crois qu'il est temps, en livrant le sol à la colonisation, de faire de telles réserves. ”

L'Union des Cantons de l'Est du ler mai 1879.

“ M. Vallée a donné avis de motion à la Chambre des Communes pour que le comité soit requis d'examiner la preuve déja entendue, et de faire rap.

(3) Il est en opération depuis 1880.

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port quant aux meilleurs moyens de coloniser le du Saint-Maurice dans la province de Québec.

tion qu'il y a dans cette Partie du pays d tes pour ‘aire vivre un demi million d'h

S terres du jac Saint-Jean et Il appuie sa motion sur l’asser-

* Terres arables en quantité suffisanabitants.”

Mgr Laflèche reçoit annuellement de Ja société de la Propagation de la Foi de l’Archidiocèse de Québec une somine d'argent assez importante, pour les missions du territoire de Saint Maurice, I] y à donc dans ce territoire des

nissions à faire, des âmes à sauver, Ce territoire est donc colonisable et important.

40 La dette de la Corporation Epise

opale de Trois-Rivières, qui en 1875 était encore de 135,000 francs,

est aujourd'hui réduite à 75 000 francs. Mgr Laflèche possède en argent prêté. ou placé dans des institutions financ montant suffisant pour Payer cette balan-e de dette en entie Ceci n'est contesté par personne.

‘ières, un r, Ou à peu près.

On voit dans les livres de la Banque Uaion que la Cor pale de Trois-Rivières a des actions dans cette banque (25,000 francs) et dans la Banque Nationale

Poration Epis-oau montant de $5.000, + AU Montant de 8400, (2 000 frs.)

Voir pièces justificatives Nos 3 et 4,

Mgr Laflôche prêt:

4 par cent aux créan tiers pourquoi sa dette n'est pa pas échus.

de l'argent à 6 Par cent, tandis de la Corporation Episcopale :

S entièrement payée,

qu'il ne paie que ce qui explique les termes de paiement n'étant

Mgr Laflèche a prêté à dive son Séminaire, à diverses fabr aux bureaux d'enrégistrement

rses époques des montants considérablés à iques, même à des particuliers, comme on le voit

C’est une opinion gnéralement admise que dette apparente et non réelle.

Sa Grandeur n'a plus qu'une

50 En 1875, la cathédrale de Trois-Riv -ement, les ouvrages nécessaires pour la te 85: à l'œuvre. Mgr Laflèche à en m

‘erve pour payer ces ouvrage

ières n'était pas terminée. Actuelrminer sont entrepris; les ouvriers ains une certaine somme d'argent mise en

s, et peut compter en outre sur un ‘ant d'argent sous rit Par l:s citoyens de la ville de Tr objet.

certain monois-Rivières, pour cet

Ectrait du Journal des Trois: Rivières 1n 12 mai 1881.

“ Mgr des Trois-Rivières a invité dimanche la

population de cette ville à lui donner son

‘oncours pour faire terminer l'extérieur de la cathédrale.

“ La somme que la ville aurait à souscrire ne serait que de $5,000. Sa Grandeur se char

ge de la balance qui s'élèvernit à sept ou huit mille piastres.

LD nt à la demande de Sa

“ La population saura répondre généreuseme Grandeur, et mettre ainsi la main au couronnement de l'édifice qui est la gloire

de la cité comme celle du diocèse.”

Journal du 11 juillet 1881.

“ Mgr des Trois-Rivières à annoncé hier que les travaux de construction

de la cathédrale commenceront bientôt.”

Journal du 14 juillet 1881.

ja tour de la cathédrale de cette ville

preneur, de Montréal, sous la surent cominencer

ement de

“ Le contrat pour l’achèv er, entre

6 lundi dernier à M. Berni eJ. B. Bourgeois, Ecr., architecte.

ent pour être terminés à l'automne si possible. La sou

$1000 plus basses que

a été donn veillance d immédiatem Bernier était de

Les travaux doiv mission de M.

| s autres.”

Journal du 29 juillet 1881.

ar de la cathédrale sont poussés avec une grande

“ Les travaux de la to aillent activement.”

vigueur. Un bon nombre d'employés y trav vo En 1875, Mgr l'Evèque de Trois-Rivières n'avait pas de copal ; Sa Grendeur vient de prendre possession d'un superbe Palais,

à sa cathédrale.

Le 1er Novembre 187 gé et aux fidèles du diocèse de de la construction d'un Palais Episcopal.

“ Le coût de l'édifice, dit Sa Grandeu , le prix des appareils d ce qui portera la

Palais Epis- ‘ attenant L

Lettre Pastorale au cler-

9, Mgr Lafièche adressait une es secours en faveur

Trois-Rivières pour solliciter d

sera de 419,000. (95,000 francs.) e gaz, de l'eau, du chauf-

“ À cela il faudra ajouter dépense totale à

fage de l’'ameublement, et des dé $25,000 (125,000 francs) à peu près.”

pendances ;

Journal des Trois-Rivières 14 Juillet 1881.

maintenant terminé. Comme nous

“Le nouveau palais épiscopal est t spacieux édifice construit avec

ceasion de le dire, *’est un bel e le plus grand soin; on n'a rien négligé pour donner le comfort et les commodités possibles aux hôtes distingués qu'il est destiné à recevoir. C'est M. l'entrepreneur Jolette, de cette ville, à qui revient l'honneur d'en avoir fait exécuter

la construction.

“ On a commencé ces jours dernier

avons eu déjà 0

s à installer l'ameublement et les bu-

reaux.

“ À son retour, Mgr des Trois-Rivières entrera dans son nouveau palais :

Le

snt

À Bd Ur

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REP ge AND à mu

Hi.

épiscopal. M. le curé de la paroisse et les prêtres de la de sion de leurs appartements ces jours-ci, "”

sserte ont pris posses-

Journal du 21 Juillet 1881.

# Sa Grandeur Mgr des Trois-Rivières est de retour de son voyage aux Etats-Unis, et a pris poscession de son nouveau palais épiscopal. ”

Voir pièces justificatives Nos 5, 6 et 7.

To En 1875, le Séminaire de Trois-Riv bourses en faveur des élève dées ; et le nombre François de Sales.

ières n'avait pas de fondation de S Pauvres ; aujourd'hui plusieurs bourses ont été fons'en accroît chaqne année, au moyen de la société de St

Dans l'Annuaire de l'Apostotat de la prière duns le diocè

se de Trois Rivières pour d'année 1879, on lit :

“ L'association dont le succès avait causé une agréable surprise à la fin de l’année dernière, n’a pas été moins prospère durant l’année qui vient de finir; car malgré l'extrême rareté de l'argent, la recette de cette année a dépassé celle de l’année précédente. Et, si l'on tient un juste compte des circonstances, l'Association ne parait pas avoir fait diminuer les recettes de la Propagation de la

Foi; puisque la recette de cette œuvre dépasse aussi cel.e des deux années précédentes,

“ Les recettes de l'œnvre Jusqu'à présent, ont été comme suit :

Pendant l'année 1876... $ 147.42 ou 737 francs. 2 NP nr. . 1587.55 ou 7837 * # # OS oc . 1828.20 ou 9141 ‘

“ La recette de 1878 a été appropriée comme suit :

“ Pour frais de la direction diocésaine : impressions, billets, livres, etc. etc., $1!5.20 on 576 francs.

“ Accordé au Séminaire (de Trois-Rivières) pour chaires et bibliothêque du Grand Séminaire, et pension des Séminaristes, $800.00 ou 4,000 francs.

“ La balance de 8713.00 on 4,565 francs, réunie à celle de 1 dente, a été mise en dépôt pour commencer la fondation de sions du Grand Séminaire. ”

Dans l'Annuaire publié en 1881, on voit que les recettes de l'Association pour 1380 ont été de $1912,00 ou 9,560 francs.

‘année précés chaires et des pen-

Cette somme a été appropriée comme suit :

Dépense pour billets et impressions... 0 -1045.0où 397 francs Pour pension du Directeur du Grand Séminaire... 100 00 ou 500 Pour honoraires des professeurs de dogme et de morale... 200.00 ou 1000 *

Cu -nmeterc 0: chi Shi agua

Pour la Bibliothèque du Grand Séminaire... lus. 60.00 où 250 francs Pension des Ecclésiastiques...... Ur eu dues … 10000 où 500 Aide au Séminaire pour payer Ses dettes... + ……… 850.00 ou 1750 * Déposé pour fondations... 1038.00 ou 5165 ‘

ss ses sos sue

es justificatives Nos. 8. 9, 10 et 11.

s dons sont faits au Séminaire de Troisnnent également du diocèse de Ni-

Voir pièc

N. B.—I1 faut observer ici que ce Rivières seul, bien que les contributions vie colet et du aiocèse de Trois-Rivières.

8o En 1875, la future cathédrale de Nicolet était chargée d'une dette de pensée pour sa construction, de 225.000 francs. Aujourd'hui cette dette est complètement éteinte : et la cathédrale pourra compter sur un revenu annuel de 16,000 francs. Depuis 1875 cette église a reçu des améliorations considérables. Aujourd'hui elle est considérée comme une des plus belles églises de la Province de Québec. Les décorations intérieures qui restent à faire ne tarderont pas à être exécutées ; et elles seront dignes en tous

points d'une future cathédrale.

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