PRONOSTIC
Le pronostic est sombre pour la mère et l'enfant, à moins que celui-ci n'ait quitté la cavité utérine lorsque la suppuration éclate.
Le pronostic, s’il doit être réservé pour la mère, ne doit pourtant pas être désespéré, puisque sur 23 observations réunies nous trouvons 7 cas de guérison.
Nous croyons toutefois que sa gravité diffère, suivant que la suppuration éclate au cours de la grossesse, immédiatement après le travail ou longtemps après l’accouchement, un mois au moins.
Au cours de la grossesse, nous ne trouvons qu’un cas de guérison {obs. Lefour) sur 5 cas en tout observés, les 4 autres s'étant terminés par la mort (obs. Ashwell, Lee, Veyssière et Varnier) et encore l'observation de
Lefour est très critiquable, car il n’est pas certain que ce soit le fibrome qui ait suppuré.
Survenant immédiatement après le travail, la suppuration d’un fibrome est un phénomène des plus redoutables.
Deux fois seulement la guérison est survenue (obs. de Mauclaire et Gatti), onze autres fois, elle a entrainé la mort (obs. 8, 9, 10,41, 42, 14/216,17,:20/22%93)
C'est quand elle éclate longtemps après l'accouchement, au moins un mois après, que la suppuration des fibromes présente le moins de gravité. L'utérus a eu le
temps de reprendre ses dimensions habituelles, la congesüon de tous les organes du petit bassin a disparu, la femme n’est plus sous l'influence du shock occasionné par le travail. Quatre fois la guérison est survenue dans ces conditions (obs. 1, 2, 3, 5). Un seul cas de mort, celui d'Huguier. |
Le pronostic dépend aussi de la décision du chirurgien. Plus une intervention aura lieu de bonne heure, plus elle aura de chances de réussir en évitant une propagation purulente au péritoine.