‹ Suppuration des Fibromes au Cours de la PuérperalitéChapitre 9 sur 31 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Les fibromyomes de l'utérus, tout au moins dans leur forme typique, sont des tumeurs essentiellement composées de fibres musculaires lisses auxquelles se surajoutent du tissu conjonctif qui leur sert de soutien. Ces fibres musculaires sont en tout semblables à celles de l'utérus normal, ce qui démontre bien les rapports étroits qu'il y a entre la tumeur et l'organe.

Assemblées en faisceaux diversement entrecroisés, ces fibres musculaires sont réunies comme les fibres musculaires lisses ordinaires, par une substance fondamentale, les différents faisceaux étant isolés les uns des autres par des fibres conjonctives.

La tumeur principale, nous disons principale, car à côté d'un gros fibrome il est fréquent d’en rencontrer de plus petits, est souvent composée de plusieurs lobes, chacun d'eux affectant plus ou moins la forme d'une sphère. Si l'on coupe un de ces lobes suivant un grand diamètre, 1l semble que la tumeur se soit accrue du centre à la périphérie, des parties nouvelles se surajoutant à celles qui existent auparavant.

Le plus souvent, le fibrome est enveloppé par une capsule d'épaisseur variable, mais généralement assez résistante, composée en majeure partie de tissu conjonc-

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üf. Cette capsule, tantôt adhère fortement à la tumeur sous-jacente dont elle ne saurait être séparée que très difficilement, tantôt, au contraire, lui est réunie par des adhérences assez làches pour que l’énucléation au moins parüelle de la tumeur soit opération aisée. Dans ce cas, nous {trouvons séparant la capsule du fibrome, une cavité virtuelle composée en majeure partie de tissu conjonctif très lâche, peu vasculaire, qui sera un lieu d'élection pour la suppuration du fibrome. |

Autour de la capsule, nous trouvons dans les myomes sous-péritonéaux la séreuse qui recouvre la tumeur en contractant avec elle des adhérences plus ou moins solides.

Dans les myomes sous-muqueux au contraire la tumeur est directement recouverte par la muqueuse utérine, et l'on comprend facilement que dans ce cas toute infecüon provenant de la muqueuse puisse facilement se transmettre à la tumeur.

La tumeur est irniguée par des vaisseaux sanguins, artères et veines. Ce sont des vaisseaux creusés dans le tissu ambiant et non pas munis d'une paroi propre. Ce sont des vaisseaux lacunaires uniquement tapissés d’une couche endothéliale. Ceux qui ont un certain calibre sont entourés d’une couche de tissu fibreux dense.

Ces vaisseaux se thrombosent facilement à cause de l'irrégularité de leurs parois, dont l’épithélium, parfois saillant, prolifère avec facilité. De plus ces vaisseaux, dépourvus de tunique élastique, ne peuvent de ce fait apporter à la tumeur une abondante irrigation.

Apportant le sang à la tumeur, nous trouvons souvent, surtout dans les fibromes pédiculés, une artère unique de

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