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tre excilations prolongées pour qu'une flexion rapide du membre gauche soit produite, suivie souvent d’un retour à la pesition primitive, Cependant, au bout d’un certain temps, après plusieurs pircements, l'attitude en flexion persiste des deux côtés, et ainsi se trouve réalisée, pour un très court instant, la pséudo-paraplégie en flexion qui existait naguère.
Comme autrefois, une excitation de la peau de l’abdomen, quel que soit le côté, une excitation de la région -claviculaire, quel que soit le côté, est très pénibie et produit la flexion du membre inférieur gauche.
En résumé. — Chez une malade n'ayant fait qu’un seul ic-
tus, n’ayant présenté des troubles pyramidaux que d’un côté, on à vu évoluer une hémiplégie avec -aphasie, d’abord de type classique. Quelque temps après s’est constituée une hémiplégie en flexion avec hyperalgie, torpeur et exagération des réflexes hyperalgiques.
Dans un 3° stade, cette hémiplégie en flexion s’est transformée en pseudo-paraplégie en flexion.
Enfin, tandis que la torpeur disparaissait, l’attitude en
flexion disparaissait pour la plus grande part.
— Oo —
La notion de surréflectivité byperaléésique
La notion de surréflectivité hyperalgésique, invoquée dans les observations précédentes pour expliquer une attitude en flexion que ne peut éclairer la notion d’automatisme médullaire, fut établie,
pour la première fois, par MM. Babinski et Jar-
kowski.
Dans un mémoire original, paru en mai 1921, dans la Revue neurologique, les auteurs étudiaient trois cas de syndrome de Brown-Sequard, au cours desquels ils mirent en évidence l'existence de cette réflectivité spéciale, distincte de la réflectivité de défense et des mouvements volontaires.
Le phénomène primordial était le suivant
Une excitation, telle que le pincement de la peau du côté de la lésion où il y a de l'hyperalgie, sans être suivie d’aucun mouvement de ce côté, donne lieu du côté opposé à une réaction motrice brusque, en même lemps qu’elle détermine des grimaces et une inspiration bruyante ».
Au cours de leur travail, MM. Bébisii et Jarkowski différenciaient nettement les réflexes hyper-
Se ne
ralgésiques des moüvements volontaires d’une part, des réflexes de défense et d’automatisme médullaire d'autre part.
Ultérieurement, il nous était donné d’observer, avec notre maître, M. Clovis Vincent, une malade atteinte du mal de Pott à forme pseudo-néoplasique (1), chez laquelle an observait des mouvements
réflexes analogues, en liaison, semblait-il, avec un degré notable d'hyperalgie.
Nous écrivions à cette époque
« Le pincement du cou-de-pied détermine chez « cette femme, outre une violente douleur, une « réaction complexe qui consiste, rappelons-le, en « une flexion dorsale du pied, en un vif raccourcis- « sement de tout le membre, en un raccourcisse- « ment moins ample et moins vif du membre Op- « posé et en une contraction des muscles de la pa- « roi abdominale.
CS M A ee ADR ann SA CU DR ALES LUS HAN « Quelle est la valeur séméiologique et diagnostique « de ces mouvements involontaires ? $
« Peut-on les identifier aux réflexes de défense « proprement dits ? Ils présentent de ces réflexes « un caractère essentiel : la flexion dorsale réflexe
du pied par pincement de la peau du tiers infé- « rieur de la jambe ou de la région sous-jacente.
(4) Clovis VINCENT et Jean DArRQUIER. — Compression de la moelle. — Sur la forme pseudonéoplasique du mal de Pott. — De l’absence de signe radiologique dans le mal de Pott de l’adulte. — Compression de
la moelle et reflexes hypéralgiques R. N., T. I, Janvier 1925.
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De plus, comme :il est fréquent, avec ce phénomène, on observe sur le même membre l'exagération des réflexes tendineux et le signe de Babinski. |
« On ne saurait affirmer, toutefois, que ces réactions involontaires sont le seul fait de lautoma- : tisme médullaire. En effet, il leur manque des réflexes d’automatisme médullaire un certain nombre de caractères importants
« Les mouvements n’ont pas la lenteur relative qu'on observe en pareil cas : l'attitude imposée aux membres ne persiste pas, même un instant ; la zone réflexogène n'est pas limilée au segment du corps sous-jacent au niveau de la lésion ». Toujours à propos de la même observation, où
l'on voyait coexister des mouvements réflexes de
nature différente, nous disions : « Chez elle, il n°y
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avait pas d’anesthésie, mais les douleurs spontanées de l'hyperalgie.
« Les troubles moteurs étaient peu prononcés.
« Des mouvements réflexes très vifs, très amples, consécutifs à une excitation douloureuse des membres inférieurs et du tronc, ont pu se produire dans les deùx membres inférieurs, se superposant à des signes d’altération de la voie pyramidale.
« Celle notion que des manifestations de la surréflétivité hyperalgique peuvent se ‘superposer à des signes de perturbation de la voie pyramidale est encore peu familière.
« Elle nous paraît digne d’être retenue, particul'è- « rement au point de vue pratique. Au cours de cer- « taines compressions de la moelle dorsale, une telle « superposition peut conduire à projeter trop haut ‘ le niveau de la lésion ».
Tel était l’état de la question, quand MM. Clovis Vincent, Krebs et Chavany publièrent leur mémoire sur la « pseudo-paraplégie en flexion par lésion cérébrale unilatérale. Surréflectivité hyperalgique ».
Antérieurement, MM. Babinski et Jarkowski avaient sinrplement signalé l'existence de l'hyperalgie et de la surréflectivité hyperalgésique chez des hémiplégiques.
Dans le mémoire cité plus haut, ils écrivaient *
« Dans l’hémiplégie liée à une lésion cérébrale, on peut observer des phénomènes ayant des analogies avec ceux que nous venons d'étudier ». ru
Vincent, Krebs et Chavany reprenaient l’étude de la question, apportaient deux observations de paraplégies en flexion d’origine cérébrale, faisaient une étude complète et critique des réflexes hyperalgiques, et démontraient avec pièces à l’appui, que l’at-° titude de flexion ne pouvait être attribuée, dans les cas observés, à la libération médullaire par lésions bilatérales de l’encéphale.
4 Darq
Symptomatolopie
De l’ensemble des observations que nous venons d'exposer, il résulte que l’on peut actuellement décrire un nouveau type clinique spécial de contracture en flexion des membres inférieurs, s'observant . chez des sujets âgés, mais non pseudo-bulbaires, à la suite d’un ictus réalisant cliniquement
Une hémiplégie (accessoirement),
Un degré anormal d'hyperalgie,
Une obnubilation intellectuelle.
et dont les lésions anatomiques, strictement unilatérales, peuvent ou non entraîner la dégénérescence d'un faisceau pyramidal, selon qu'elles atteignent où n'atteignent pas les fibres de la voie motrice principale.
Reprenons l'étude des symptômes.