TRUFFERT, ST-GIRONS, OURY
Introduction et
L'origine cérébrale de certaines paraplégies aves contracture en flexion des membres inférieurs apparaît aujourd'hui comme indiscutabie.
Leur existence avait été entrevue, dès 1911, par M. Barnsi, dans son travail sur la paraplégie spasmodique avec contracture en flexion. Get auteui écrivait, en effet (Revue neurol., 1911, page 135) :
« Des lésions bilatérales de l’encéphale semblent « pouvoir donner naissance à un syndrome ana- « logue ».
En 1920 (Revue Neurol., 1920, page 1), MM. Pierre MARIE et Foix publiaient un mémoire original où ils décrivaient un cas de « paraplégie en flexion d'origine cérébrale par. nécrose sous-épendymaire progressive ». | |
Enfin, M. Th. ALAJOUANINE, dans son mémoire de 1923 : « Sur un type de paraplégie en flexion d'or:gine cérébrale avec exagération de l’automatisme médullaire », donnait une étude complète du syndrome, tant au point de vue clinique qu’anatomique ; ilen montrait la fréquence chez les grands lacunaires.. |
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Les conclusions de ce dernier auteur, au point de
vue clinique, étaient'les suivantes :
«Il existe un type anatomo-clinique de paraplé- & gie en flexion d'origine cérébrale, nettement indi- « viduglisée au point de vue clinique ; « Par une contracture en flexion des membres in- « férieurs, avec exaltation des phénomènes d’auto- « matisme médullaire, proche du type de paraplé- « gie en flexion spinale (BABInNSKi).
«Par l'existence simultanée d'un syndrome de « sclérose cérébrale sénile (démence, rire et pleurer « spasmodiques, troubles d'ordre pseudo-bulbaire). «Enfin, par la survenue, chez un lacunaire ou un « pseudo-bulbaire, à un âge avancé, de ce double
« syndrome ». aie . ‘ x
Au point de vue anatomique, M. Th. Arazoua- NINE a observé, sur les cas étudiés par lui, « des lésions eéncéphaliques grossières, macroscopiques, d'intensité rare ».
Ces lésions disséminées, bilatérales, entraînant une dégéntration descendante des deux pyramides, lui sont apparues comme prédominant au niveau des fibres de projection des lobules paracentraux ; cette localisation majeure, l’existence d’une dilataüon ventriculaire, limitant encore le point de passage des fibres paracentrales, expliquent la prédominance aux membres inférieurs des symptômes paralytiques.
Quant à la nature de celte paraplégie, c’est-à-dire la contracture en flexion
« Elle relève, comme pour la paraplégie en flexion spinale, de l’automatisme médullaire ».
Si nous résumons, en quelques mots, les conclusions des auteurs précités, nous voyons que leur étude porte sur une variété de paraplégie en flexion, ayant exactement les caractères cliniques d’une paraplégie en flexion d'origine spinale, et survenant chez des sujets porteurs de lésions bilatérales du cerveau, disséminées, intenses, mais prédominant dans la zone de projection des fibres paracentrales.
Nous nous proposons de montrer qu'il existe, à côté de ces cas observés et nettement établis, une variété de contracture en flexion des membres inférieurs, d’origine cérébrale, par lésion unilatérale du cerveau, avec dégénération d'une seule voie pyramidale. Dans certains cas, même, Iles deux voies, pyramidales sont complètement intactes, cliniquement.
En général, ces attitudes s’observent. chez des su- ‘jets obnubilés, hypcralgiques, hémiplégiques dans la plupart des cas, mais pouvant, dans d’autres cas, ne présenter aucun symptôme d'altération de la voie pyramidale.
La nature ‘de ces pseudo-paraplégies, c’est-à-dire la contracture en flexion des membres inférieurs, nous paraît être liée à l'existence simultanée d'une surréflectivité hyperalgique.
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Notre travail comprendra
1° La relation détaillée de V observations de pseudo-paraplégies en flexion.
2° L’exposé des lésions observées dans plusieurs de ces cas.
3° L'interprétation physio-pathologique du syndrome à la lueur de la surréflectivité hyperalgique, tant dans les cas observés que, d’un point de vue plus général, dans un grand nombre de lésions cérébrales. |
Observations