Sur Certains Rameaux De Remplacement Chez Le Chanvre
même s’est fendue dans les échantillons de Vigineix, et en bas par la hampe florifère; c’est à cet état que les échantillons tératologiques que nous avons en vue deviennent libres.
Dans chacun des demi-épis, les fleurs femelles pressées les unes contre les autres utilisent tout l’espace dont elles disposent, se rejoignant de part et d’autre des deux bords de l’axe fendu, si bien qu’elles donnent l’apparence de fleurs s’insérant régulièrement sur une tige complète.
Il suffit, pour se convaincre que c’est bien là la véritable explication de ce cas tératologique, de dégager les deux demi-massettes de leurs fleurs; on voit alors que chaque axe est constitué par la moitié d’une tige qui s’est fendue tardivement, car on n’observe pas d’autre phénomène de cicatrisation qu’une légère subérification de la membrane des cellules mises à nu. Les fleurs s’insèrent uniquement sur la partie externe et convexe; dans la région qui est dépourvue de fleurs et dans celle qui porte les fleurs mâles la structure de la tige est parfaitement normale.
On connaît, dans le domaine de
la tératologie végétale,
peu
d’exemples qui se ramènent à une cause purement mécanique; aussi il n’était peut-être pas sans intérêt de signaler celui qui se rencontre assez fréquemment chez le Typha et pour lequel il n’a été fourni que des explications inexactes.
SUIt CERTAINS RAMEAUX DE REMPLACEMENT. CHEZ LE CHANVRE,
par M Marin MOLLIARU.
Lorsque les pieds de Chanvre évoluent normalement il ne se produit jamais de rameaux à l’aisselle des cotylédons et des premières feuilles; la tige reste simple jusqu’à une assez grande hauteur; les feuilles qui se développent immédiatement au-dessus des cotylédons sont simples et dentées; celles qui suivent ou bien sont simples ou bien présentent .3, 4 ou 5 folioles, ce dernier nombre devenant constant à parti] 1 de la troisième paire de feuilles.
Si l’on vient à couper l’axe principal au-dessus du nœud correspondant aux feuilles qui suivent les cotylédons, il se développe deux rameaux axillaires, et ceux-ci portent des feuilles isolées qui sont généralement toutes simples (dans quelques cas les feuilles supérieures présentent trois folioles); il en est de même pour les
feuilles de rameaux de troisième ordre qui naissent sur ces deux axes de remplacement. Tous ces rameaux, soit dit en passant, sont dès le début florifères.
Les feuilles de ces rameaux, nés aux dépens de bourgeons qui
ne se développent pas normalement, présentent donc le caractère
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essentiel de simplicité des feuille
primordiales à l’aisselle
desquelles ils se sont constitués, et il vient naturellement à l’esprit de penser que ces organes de remplacement gardent les caractères morphologiques de la région où ils ont pris naissance.
Nous avons affaire à un cas rentrant dans la catégorie de ceux que M. Giard (1) a classés sous le nom de régénérations hypoty-
(1) A. Giard, Sur les régénérations liypotypii/ucs (Compt. rend., Soc. Biol., 27 mars 1897).