SÉANCE DU 9 JANVIER
piques
de l’or¬
gane de remplacement sur l’organisme lésé. J’ai
pu en
e ffe t
lors
provoquer de la même manière la formation de rameaux de remplacement à des nœuds plus élevés et constater que les feuilles de ces rameaux sont d’autant moins simples qu’elles appartiennent à des rameaux plus haut placés sur l’axe principal, mais généralement plus simples que les feuilles normales correspondant à leur niveau.
Les feuilles des rameaux développés à l’aisselle des feuilles inférieures, pour en revenir à ce premier cas, difièrent encore de ces dernières par leur taille moindre et surtout par leur contour beaucoup moins accidenté; elles peuvent être complètement entières ou bien ne présenter qu’un nombre restreint de dents peu accentuées, disposées quelquefois sur un seul côté du limbe. Ces seconds caractères trouvent peut-être leur explication dans les mauvaises conditions de nutrition qui étaient réalisées du développement de ces rameaux de remplacement. Il n’existe plus en effet au moment de la section, pour nourrir les bourgeons qui vont se développer, que les deux feuilles primordiales et les deux cotylédons qui sont déjà à demi flétris.
Il nous parait donc que l’on doit tenir compte, pour expliquer la forme des feuilles dans les rameaux de remplacement dont nous venons de parler, à la fois de leur position et des conditions physiologiques qui ont présidé à leur évolution, ces dernières ayant d’ailleurs une action prédominante.
Le fait que nous venons de signaler est évidemment à rapprocher de ceux que l’on observe pour les feuilles des rameaux qui se développent sur les souches d’arbres coupés et qui présentent toujours une forme plus simple et moins régulière par rapport aux feuilles des rameaux normaux.
J’ai, de plus, retrouvé des phénomènes tout à fait comparables chez plusieurs individus d’Artemisia vulgaris dont les tiges principales avaient été accidentellement sectionnées à des hauteurs variables; les rameaux de remplacement qui apparaissaient étaient pourvus de feuilles dont la forme était toujours très simplifiée.
M. Henri Hua croit pouvoir appuyer sur des observations personnelles l’opinion, émise par M. Molliard, attribuant à