OBSERVATIONS SUR DES RHIZOMES DE SIUACÉES
une nutrition insuffisante la formation, chez le Chanvre, de rameaux à feuilles simples
Sous une influence analogue, il a vu, au cours de ses recherches sur la végétation des Liliacées à rhizome, la reproduction des formes juvéniles.
On sait que les plantes, telles que les Paris, les Polygonatum , les Maianlhemum , etc., présentent, suivant les circonstances et en particulier suivant leur âge, deux formes de feuilles assimilatrices : les unes, longuement pétiolées, directement attachées au rhizome; les autres sessiles ou brièvement pétiolées, insérées sur la lige aérienne, que celle-ci soit la terminaison redressée de l’axe souterrain comme chez les Polygonatum ou les Maianlhemum , ou qu’elle soit due au développement de bourgeons axillaires des écailles du rhizome comme chez les Paris.
Les premières existent seules chez les jeunes individus, et sont même spéciales à ces jeunes individus chez les Polygonatum et les Paris. Pourtant, si l’on vient à briser le rhizome d’une de ces plantes en fragments comprenant un petit nombre d’entrenœuds, il arrivera que, les réserves contenues dans ces fragments étant réduites par le fait même de leur faible volume, les bourgeons développés sur eux donneront des rameaux souterrains de diamètre restreint, sur lesquels s’inséreront des feuilles à long pétiole, absolument comparables aux feuilles des jeunes individus nés de graine.
Il parait donc légitime de dire que l’insuffisance dans la nutrition détermine le retour aux formes juvéniles sur les rameaux développés sous cette influence.
M. Bonnier présente quelques observations sur le inème ujet.
M. G. Camus fait à ia Société la communication suivante :