TRAITEMENT
Le traitement de ces suppurations est essentiellement chirurgical.
Il faut inciser largement les infiltrations suppurées diffuses, évacuer le pus et les débris sphacélés, surveiller les fusées purulentes qui peuvent se produire. La pression des parties molles est d’un intérêt incontestable car elle permet de dépister des fusées purulentes souvent très à distance du foyer initial. Dans ce cas il faut recourir à des incisions multiples.
Ensuite, il importe de nettoyer la suppuration en disséquant au ciseau et à la pince tous les tissus mortifiés et au voisinage de la limite de mortification. Nous le répétons, c’est en attaquant directement cette zone que l’on abrège la durée de l’infection.
Les plaies sont lavées avec une solution de permanganate de potasse à 8 pour 1.000, puis à 4 pour 1.000, qui exerce une action désodorisante sur les éléments sphacélés. Des mèches imbibées des mêmes solutions sont ensuite introduites dans les plaies.
Les pansements sont répétés chaque jour tant que dure ia suppuration. Dès que les plaies sont détergées, il y a intérêt à les espacer. Dans certains cas, on obtiendra de bons résultats en supprimant tout pansement et en exposant les plaies à l’air et à la lumière, simplement protégées des mouches par une cage de tarlatane.
Le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine sera toujours associé. [l agit sur la dermite streptococcique concommittante, mais 1l faut se souvenir qu'il reste sans action sur les suppurations.
Un traitement médical général sera institué selon Îles cas :
tonicardiaques, extrait hépatique.