‹ Sur deux cas de suppuration serpigineuse post-érysipélateuse: Déductions thérapeutiquesChapitre 11 sur 11 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les deux observations que nous venons de citer montrent l’étendue des destructions opérées par le streptocoque hémolytique, et celles-ci doivent être combattues par un épluchage chirurgical des tissus nécrosés.

Le streptocoque hémolytique opère un véritable travail de dissection de tout le tissu cellulaire sous-cutané, d'autant plus rapidement que celui-ci est plus lâche; du tissu cellulo-graisseux:; des formations aponévrotiques. Il est exceptionnel que le tissu musculaire soit atteint. Si parfois ce fait se produit, on n’observe seulement qu’une atteinte des fibres les plus superficielles, jamais de destruction massive du muscle. C’est là le fait capital qui caractérise ces suppurations.

Le traitement est essentiellement chirurgical, car il est illusoire de compter sur une action efficace de la chimiothérapie spécifique de la dermite streptococcique. Le traitement ne se bornera pas aux incisions habituelles des phlegmons, car celles-ci sont trop économiques. On pratiquera au contraire de larges incisions de la peau, en allant jusqu'aux limites du tissu sain. On se guidera sur les renseignements fournis par la pression des parties molles qui dépistera les fusées purulentes à distance. Celles-c1 risqueraient de passer inaperçues si on n’avait pas soin de pratiquer et de répéter systématiquement cette manœuvre.

Ensuite, il est capital d’exciser les tissus mortifiés, de nettoyer avec soin la face profonde du derme, d’atteindre la zone périphérique d’extension de la suppuration. Il importe essentiellement d’être toujours au plus près de cette zone, de la surveiller, de la suivre pour en détruire tous les foyers de nécrose.

Ces opérations seront répétées chaque jour. FN faut se

rappeler qu'il s’agit là d’une véritable lutte de vitesse entre la suppuration et l’exision.

Vu le Doyen : Vu le Président de thèse :

TIFFENEAU, LEMIERRE

Vu et permis d'imprimer :

le Recteur de l’Académie de Paris :

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