‹ Sur Gérard de Roussillon. 5 [1] piècesChapitre 20 sur 59 · I . Voir la première note du Commentaire · texte numérisé non relu

I . Voir la première note du Commentaire

était le comte Drogon. Eloge de sa piété ; ses qualités physiques ; étendue de ses possessions. 7. Il épouse Berte, fille de Hugues, comte de Sens; Charles le Chauve épouse Eloyse, sœur cadette de Berte. A la mort des parents de ces deux femmes, une guerre a lieu entre Charles et Girart, chacun prétendant avoir droit à l'héritage. Le roi chasse du royaume Girart^ qui, réduit à se cacher, exerce pendant sept ans^ par esprit de pénitence, le métier de charbonnier, tandis que sa femme s'est faite couturière. 19. Au bout de ce temps, une veille de Pentecôte, Girart et sa femme se présentent en habit de pèlerin à la reine, qui les reconnaît, et bientôt réussit à rétablir la paix et l'amitié entre le roi et Girart. 3 1 . Girart et sa femme se livrent à la pratique des bonnes œuvres. 54. Mais bientôt le roi, excité par de mauvais conseillers, cherche une querelle à Girart. 44. Girart, suivant le conseil d'un sage vieillard de sa cour, envoie au roi un messager chargé de paroles de paix. Ce messager est repoussé injurieusement. Girart en envoie un second sans plus de succès. 54. La bataille a lieu à jour convenu, et le roi la perd. Girart, toujours magna* nime, défend de le poursuivre. 61. Le roi tente de réparer sa perte par une nouvelle bataille. Avant d'en venir aux mains, Girart offre, comme précédemment, de faire droit, mais ses propositions ne sont pas agréées. La guerre recommença terrible, et selon la rumeur populaire il n'y eut pas moins de douze ou treize batailles entre eux, le roi étant finalement obligé de se réfugier dans Paris. 68. Là, tandis qu'il cherchait les moyens de continuer la lutte, un ange lui apparaît qui lui enjoint de faire la paix avec Girart. Le roi adresse alors à son adversaire des propositions que celui-ci s'empresse d'accepter. Depuis lors la paix ne fut plus troublée entre eux.

73. Girart eut de Berte, son épouse, deux enfants, qui moururent avant leurs parents. Après cette perte, Girart et sa femme se livrèrent avec plus d'ardeur que jamais à l'accomplissement des œuvres pies. Ils firent construire en l'honneur des douze apôtres douze monastères, dont chacun contenait douze moines. Les deux plus illustres furent celui de Vezelai et celui de Pothières, ne relevant que de Rome. 83. Miracles qui s'accomplissent pendant la construction de chacune de ces abbayes. 102. Description du lieu où est située l'abbaye de Pothières et du mont Laçois qui est voisin. Sur ce mont était autrefois une ville^ comme l'attestent des ruines importantes. Les Vandales la tinrent sept ans assiégée. Au bout de ce temps, les habitants, manquant de vivres, songeaient à se rendre, lorsqu'ils réussissent à tromper leurs ennemis par l'emploi d'un stratagème qui consiste à laisser tomber aux mains de l'ennemi un jeune taureau nourri abondamment du peu de froment qui restait dans la ville. Les Vandales prennent le taureau, l'ouvrent, et le voyant plein de froment, s'imaginent que les assiégés ont encore des vivres en abondance, et lèvent le siège. Mais les habitants se mettent imprudemment à leur poursuite ; les Vandales leur résistent, les mettent en déroute, et rentrent avec eux dans la ville qu'ils ruinent de fond en comble. Ensuite la division se mit parmi les Vandales, et ils se détruisirent les uns les autres. 121. La ville fut rebâtie plus tard, mais sans atteindre à l'importance qu'elle avait eue jadis. Elle reçut le nom de Roussillon. Etymologies diverses de ce nom. C'est près de là qu'est situé le monastère de Pothières (c PulteriaSy quasi pulverem terens >).

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126. Vient ensuite, sans transition, le récit d'une nouvelle guerre. Une querelle s'étant élevée entre le roi et Girart, le premier assiège Roussillon et s'en rend maître par trahison. 131. Girart ne tarde pas à reprendre son château à la suite d'un combat qui fut si sanglant que la vallée où il se livra lut depuis lors appelée c vallis sanguinolenU ». 157. Puis a lieu, à jour convenu, â Val-Béton, entre Vézelay et Pierre-Pertuise, une bataille plus sanglante encore, à ce point que la rivière qui court par cette vallée (Val-Beton) perdit son nom d' c Arsis » pour recevoir celui de « Core » (a dolore cordis eorum quorum amici ibi interierant). 148. Mais, au moment où la lutte était le plus acharnée, Dieu fit un miracle pour séparer les combattants : la terre trembla et les bannières des deux armées furent brûlées par le feu du ciel.

150. Miracles accomplis en faveur de «Girart. 167. Berte meurt sept ans avant son mari et est enterrée à Pothières. Girart mourut à Avignon, et à ses derniers moments fit promettre sous la foi du serment à ceux qui l'entouraient de faire transporter son corps à Pothières, afin qu'il y fût enseveli auprès de celui de son épouse. 180. Débats qui s'élèvent après sa mort : le peuple veut absolument garder le corps. On le garda en effet ; mais Dieu fit paraître son mécontentement de ce que les intentions du comte n'avaient pas été accomplies. Une sécheresse qui dura sept années frappa la terre de stérilité, et les habitants moururent en foule de misère et de maladie. On ordonne un jeûne de trois jours. La troisième nuit un ange apparaît à un religieux, et lui hil connaître la cause de la colère divine. On se décide alors à transporter le corps à Pothières, où il est accueilli avec enthousiasme. 195. Des miracles s'accomplirent alors et depuis sur la tombe, mais le récit en a péri dans l'incendie du monastère. On racontera ceux qui se sont produits dans les temps récents et qui sont attestés par des témoignages certains. — Série de miracles.

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