UNE MINIATURE ÉGARÉE
Ma copie de la miniature du Louvre jointe à ce travail comporte des explications qui trouvent ici leur place.
Parmi les miniatures do la superbe collection léguée au Louvre par M. Sauvageof, il y en a plusieurs d'une grande beauté, d'autres ont un certain intérêt historique. On peut à la rigueur ranger parmi les premières, la miniature portant le no 1054 et ainsi désignée au Catalogue du Mu^ée Sauvageot par M. Sauzay, conservateur au Musée du Moyen-Age et de la Renaissance, au Louvre.
1054. — Assemblée tenue à Verdun en 543, dans laquelle Charles-Ie- Chauve partage avec ses deux frères, Lolhaire et Louis, la succession de son père, Louis I®**, roi de France et empereur d'Occident.
Travail français, extrait d'un manuscrit du xv« siècle. H. 0,20. — L. 0,23.
I/erreor est singulière, impardonnable, l'artiste du xv« siècle ayant pris soin d'indiquer lui-mômo au bas de sa peinture le sujet de la compo-
60 GiRARD DE ROUSSILLOR.
Bîlion. Le voici et écrit en minuscules gothiques, comme on peut le voir au bas du dessin :
« Comment la guerre ene&mmença d'entre le rof Charles le-Ckaulf et c mtmseigneur Gérard de Romsillon à cause de la conté de SenSy et des « paroles iuiurieuses que ung jour les deux princes dirent Vun à « Vautre. »
Mieux inspiré que M. Sauzay, M. Paul Mantz, dans une lettre qu*il m'a fait rhonneur de m^écrire, restitue à la peinture en question son véritable sujet.
MINISTBRB
DE l'instruction publiquk