‹ Sur L'absorption Vésicale: Étude De La Question Et Recherches ExpérimentalesChapitre 18 sur 21 · ET AU · texte numérisé non relu

ET AU

Expérience XXIX

Faite le 23 octobre. — Chien : 13 kilos.

Injection dans la vessie de 25 cent. cubes de la solution de chlorure de lithium à 2 p. 100, soit 0,50 cent. Il est. 10 heures du matin.

Nous prenons du sang à 4 heures et nous faisons saliver le chien au moyen d'injection de pilocarpine sous la peau.

L'examen du sang et de la salive fait par M. Guillot a révélé l'existence du lithium dans ces deux liquides.

Expérience XXX

Fate le 18 octobre après midi.

Injection dans la vessie d'un chien de 13 kilos de 10 cent. cubes d'une solution d'iodure de potassium à 4 p. 40, soil { gramme d'iodure. Il est 2 heures et demie.

À 5 heures 20, nous injectons 4 cent. cubes d’une solution de pilocarpine à 4 p. 100, soit 0,04 centigr.

A 6 heures moins 20, le chien salive un peu. Nous recueillons la salive qui est confiée à notre ami Guillot, qui y a trouvé de l'iode.

Expérience XXXI Faite le 21 octobre 1904. — Chien noir tacheté : 14 kilos.

Injection dans la vessie, à 2 heures et demie, de 15 cent. cubes d'une solution d'iodure de potassium à { p. 100, soit À gram. 50.

A 6 heures moins un quart, injection sous la peau de 0,02 centigr. de pilocarpine.

La salive recueillie à 6 heures a été remise à M. Guillot. Il y a décelé des traces d'iode par la réaction de l'empois d’amidon acidulé.

Expérience XXXII

Due à l'obligeance de M. le professeur Magon.

Avril 1889. — Lapin rouge (cystite cantharidienne)

Injection dans la vessie de 15 cent. cubes d'une solution de ferrocyanure de potassium à 5 p. 100, soit 0,75 de ferrocyanure. Injection sous-cutanée de 0,005 milligr. de chlorhydrate de pilocarpine, salivation presque immédiate. 2 heures après, rien dans la

salive.

Expérience XXXIII

Due à l'obligeance de M. le professeur Magon

Faite le 18 octobre 1894. — Chien noir : 1 kilos 500

On injecte dans la vessie une solution de 4 gramme de sulfate de strychnine dans 30 grammes d’eau. Au bout de 5 minutes, contractures très douloureuses. Mort en 20 minutes, malgré { gramme de chloral injecté sous la peau.

Nous aurions pu nous contenter de ces expériences qui nous paraissent assez concluantes; mais, nous inspirant de travaux récents, nous avons voulu aller plus loin et pour mieux faire et pour obvier à certaines objections: D’abord, jusqu’à présent, nous n'avions pas suffisamment séparé l’urèthre de la vessie (Pousson et Ségalas n’admettent l'absorption que pour la portion prostatique de l’urèthre); ensuite, nous n'avions pas empêché la dilution et l’altération des solutions injectées dans la vessie par la ligature des uretères. {

Dans ces quelques expériences, nous évitons toutes les

objections, et les phénomènes d'absorption que nous rapportons ne peuvent être attribués qu’à l’épithélium du corps de la vessie. Comme nous avons déjà remarqué que cette absorption est lente et peu grande à l’état normal, nous essayons de la démontrer le mieux possible, non pas en cherchant les manifestations extérieures des substances injectées dans la vessie, mais en recherchant si elles sont éliminées par l’urine qui vient des uretères,

Pour cela, voici comment nous avons procédé. Sur nos animaux, à jeun depuis près de 24 heures, nous détournons le cours de l’urine en liant les uretères et introduisons dans la portion supérieure une canule.

Ensuite, nous mettons à nu le col vésical et nous séparons la cavité vésicale de l’urèthre au moyen d’une ligature appliquée en arrière du col, tout en ménageant les vaisseaux. Nous avions introduit au préalable une sonde molle dans la vessie ; la ligature passe sur la sonde qui nous servira à injecter le liquide expérimentaleur. Pendant ces opérations, nous avons toujours veillé à éviter toute action traumatique à la muqueuse vésicale.

Voici nos expériences:

Expérience XXXIV

Faite le 23 octobre 1901. — Chienne : 14 kilos 500.

Injection dans la vessie de 15 cent. cubes de la solution à 1 p. 100 d'iodure de potassium, à midi 10. Nous arrivons à recueillir quelques centimètres cubes d'urine à 6 heures. L'urine est confiée à M. Guillot, qui y décèle des traces d’iode par l'empois d’amidon acidulé.

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Expérience XXXV

Faite le 49 août 1901. — Chien: 43 kilos

Injection sous la peau de 20 centimètres cubes de lithium à 4 p. 100, soit 0,20 centigr. L'urine recueillie 6 heures après par l’uretère gauche, examinée au spectroscope par mon ami Guillot, contient

du lithium.

Expérience XXX V1

Faite le 21 août. — Chien : 13 kilos 500

Injection dans la vessie de 20 centimètres cubes d'une solution de lithium à 4 p. 100, soit 0,20 centigr. Nous recueillons quelques centimètres cubes d'urine par l'uretère gauche, environ six heures après. L'urine est confiée à M. Guillot, à qui l'examen spectroscopique révèle la présence du lithium.

Expérience XXX VII

Faite le 12 novembre.— Chien: 42 kilos

Injection dans la vessie d’un centimètre cube de la solution d’apomorphine à 4 p.100, soit 0,01 centigr. Il est 4 heures. Nous insufflons ensuite de l’air afin de dilater la vessie.

L'animal vomit à 4 heures 10.

Expérience XXX VIII

Due à l’obligeance de M. le professeur Magon. Faite le 20 juin 1894

Injection dans la vessie par l’uretère gauche de 20 centimètres cubes d'urine dont l'azote total, par centimètre cube, est de 1 centimètre cube 4/10.

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