‹ Sur L'absorption Vésicale: Étude De La Question Et Recherches ExpérimentalesChapitre 17 sur 21 · ANSE · texte numérisé non relu

ANSE

En un mot, nous avons essayé de nous placer dans les conditions physiologiques ordinaires.

Expérience I

Faite le 9 août 1901. — Chien gris: 9 kilos

Injection de 10 cent. cubes de sulfate de strychnine à 1 p. 100, soit 0,10 centigr. Au bout de demi-heure environ apparaît une lègère salivation, la respiration s'accélère, la salivation devient plus abondante et le chien vomit. Il pousse quelques cris, a quelques tremblements, puis devient calme. Ilest détaché, mais il ne peut se tenir sur ses pattes, qui ont des contractions fibrillaires.

Le lendemain l’animal se portait bien.

Expérience T1

Faite le samedi 411 août. — Chien gris roux: 10 kilos

Injection dans la vessie de 20 cent. cubes d'une solution de sulfate de strychnine à 1 p. 100, soit 0,20 centigr. Il est 4 heures 10.

A4 heures 25, agitation extrême, salivation abondante, respiration accélérée, quelques mouvements convulsifs ; le corps se raidit et se tord sur le côté gauche.

À 4 heures 45, mêmes phénomènes sont exagérés. Les muscles du tronc et des membres se raidissent ; tous les membres et tout le corps de l'animal sont en extension. Sa respiration est haletante, les pupilles dilatées. L'animal pousse quelques cris; période d’accalmie, pendant laquelle le moindre contact amène de nouveau la contracture en extension. Les tremblements convulsifs réapparaissent par accès et l'animal meurt. Il est 5 heures 50.

CNE

Expérience III

Faite le lundi 12 août. — Chien roux : 18 kilos

Injection dans la vessie de 45 cent. cubes de solution de sulfate de strychnine à 4 p. 100, soit 0,15 centigr.

L’injection est faite à 5 heures 30.

À 5 heures 45, salivation abondante, agitation qui se continue quelque temps, hyperesthésie.

À 6 heures 30, anxiété extrême, acuité des sens, respiration très rapide, mouvements du cœur: irréguliers et faibles, salivation très abondante.

À Theures, le chien est détaché ; il ne peut tenir sur ses pattes. Il urine abondamment et boit beaucoup. Le lendemain il est assez bien. Ilavait vomi pendant la nuit.

Expérience IV

Faite le mardi 43 août 1901. — Chien blane : 18 kilos.

Injection dans la vessie de 25 cent. cubes d’une solution à 4 p. 100 de sulfate de strychnine, soit 0,25 centigr. Il est 4 heures 10.

À 4 heures 20. — Le chien commence à saliver, sa respiration devient saccadée.

A 4 heures 30. — Contractures en extension, dilatation des pupilles, hyperesthésie généralisée sensitive et sensorielle.

A 4 heures 45. — Léger degré d'épisthotonos, respiration très rapide ; plus de 150 inspirations par minute ; les membres sont en extension forcée. L'anxiété augmente.

A à heures 15. — L'anxiété est extrême, la salivation abondante, les mouvements respiratoires sont de plus en plus rapides, ils arrivent à 300 par minute. Les pupilles sont si dilatées que l'iris n’est plus qu'une ligne. L'état du chien s'aggrave, des tremblements convulsifs apparaissent dans les membres et se montrent par accès. Le moindre bruit, le moindre geste, le simple contact suffit pour

amener des accès, où les membres se contractent brusquement en

extension. Les accès paroxystiques deviennent de plus en plus fréquents et le chien meurt à 6 heures 20.

Expérience V

Faite le 8 octobre. — Chien blanc : 43 kilos.

Injection dans la vessie de 5 cent. cubes d’une solution d'apomorphine à 4 p. 100, soit 0,05 centigr. Il est 40 heures 30.

À 10 heures 32, l'animal a des nausées et du hoquet.

À 10 heures 33, il a des vomissements très abondants.

L'après-midi, ce chien mangeait de bon appétit.

Expériencé VI

Faite le vendredi 41 octobre dans l'après-midi. — Chien noir : 42 kilos 300.

Injection dans la vessie de 0,04 centigr. d’apomorphine dans 4 cent. cubes d’eau.

Injection à 4 heures 20.

À 4heures 22, le chien est déjà agité, les mouvements respiratoires sont accélérés.

À 4 heures 95, il a des vomissements de tout le contenu stomacal ; on reconnait la viande qu'il a mangée auparavant.

À 4 heures 28, nouveaux vomissements très abondants de matières bilieuses.

Puis le chien est détaché. Il a été assez calme dans la soirée. Il allait très bien le lendemain.

Expérience VII

Faite le 41 octobre après midi. — Chien marron : 14 kilos.

Le chien à uriné en arrivant au laboratoire. Injection de 0,03 cen-

La

tigramme d'amorphine dans 3 cent. cubes d’eau. Il est 5 heures

moins 40. À 5 heures moins 2, le chien est inquiet, a des nausées. Il vomit à 5 heures 4 minute.

Le lendemain il était bien.

Expérience VIII

Faite le 12 octobre. — Chien: 13 kilos.

Injection dans la vessie de 2 cent. cubes de la solution d’apomorphine, soit 0,02 centigr. Il est 3 heures moins 5. À 3 heures 15, nausées suivies bientôt de vomissements.

Expérience 1X

Faite le 15 octobre 1904 après midi. — Chien noir à pieds blanes : 43 kilos.

Injection dans la vessie de 0,01 centigr. d’apomorphine dans 4 grammes d eau, à 4 heures 34.

A 4 heures 48, le chien, tranquille jusqu'alors, manifeste de l'inquiétude et de l'agitation.

Quelques minutes après il a des nausées, les mouvements cardiaques et respiratoires deviennent plus rapides. L'’agitation persiste quelque temps, mais le chien ne vomit pas; il salive un peu.

A 5 heures, il se remue fortement sur la gouttière, paraît très excité. On le détache alors et on le reconduit. Il n'a pas vomi et a pris de la nourriture dans la soirée.

Expérience X

Faite le 15 octobre 1901 après midi. — Chien blane : 42 kilos.

Injection dans la vessie de 0,02 centigr. d'apomorphine dans 60 grammes d'eau à 5 heures 32.

À 5 heures 37, agilation, inquiétude, accélération des battements du cœur.

À 5 heures 40, nausées, salivation, accélération des mouvements

a ee

respiratoires. Les nausées et l'inquiétude augmentent de plus en plus, et à 5 heures 35, le chien vomit un peu de liquide jaunâtre.

À partir de ce moment, l'agitation disparaît et le chien devient calme. On lui retire la sonde, on le détache, on le met à terre. Il se couche. Il se portait très bien le lendemain.

Expérience XT

Faite le 29 octobre 1901. — Chien noir : 13 kilos.

Injection dans la vessie de 3 cent. cubes d’éther. Aussitôt la vessie est très distendue.

Deux minutes après, agitation extrême, phénomènes d’excitation très marqués. |

Quelques minutes après, l'animal est détaché; il va aussitôt se blottir dans un coin. "

Expérience XI1

Faite le 29 octobre 1901. — Chien gris: 43 kilos.

Injection dans la vessie de 0,01 centigr. d'apomorphine et de 3 cent. cubes d’éther. L'injection est faite à 4 heures 6. La vessie est très distendue. Deux minutes après, agitation extrême, excitation. Vomissements très abondants à 4 heures 16, soit dix minutes après. Le lendemain, l'animal se portait bien.

Expérience XIII

Falte Le 6 novembre. — Chienne: 12 kilos

Injection sous la peau d'un demi-centimètre cube de la solution d'apomorphine à 1 p.100, soit 0 gr. 005. Il est 4 heures 40. Le chien est à l’état normal jusqu'à 4 heures 51 ; à ce moment il paraît fatigué, a des nausées à 4 heures 52 et vomit à 4 heures 53, les vomissements ne sont pas très abondants, mais se continuent jusqu’à 4 heures 56. À partir de ce moment le chien est plus gai.

Le

Expérience XIV

Faite le 6 novembre. — Chien roux: 12 kilos

Injection sous la peau d'un quart de centimètre cube de la solution d’apomorphine à 1 p.100, soit O gr. 0025. Il est 4 heures 8. L'animal reste bien jusqu'à 4 heures 15; à ce moment il a des nau sées, puis à 4 heures 16 à un petit vomissement; ensuite ii a l'air très bien.

Expérience XV

Faite le 12 novembre. — Chien: 12 kilos

Injection dans la vessie de 20 centimètres cubes d'une solution d'acide acétique à 1 p. 100. Injection quelques minutes après de 0,02 centigr. d'apomorphine. Le chien n'a pas eu de vomissements dans la soirée, il n'avait pas vomi le lendemain.

Expérience À VI Faite le 21 novembre. — Chien: 13 kilos Injection dans la vessie de 15 centimètres cubes d’eau blanche (solution de sous-acétate de plomb). Injection quelques minutes

après de 0.025 milligr. de chlorhydrate d'apomorphine. Le chien n'a pas eu de vomissements.

Expérience X VII Faite le 12 novembre. — Chien roux: 12 kilos Injection dans la vessie de 15 centimètres cubes de solution

mucilagineuse (décoction de grainès de lin et guimauve). Il est 4 heures 30. À 4 heures 50, injection dans la vessie de 2 centi-

AU Ce . mètres cubes de la solution d'apomorphine, soit 0,02 centigr. A

5 heures 30, le chien n'avait pas eu de nausées. Il n'en a pas eu dans la soirée.

Expérience XVIIT

Faite le 13 novembre. — Chien: 12 kilos

Injection dans la vessie de 15 centimètres cubes de la solution mucilagineuse (décoction de graines de lin et de racines de guimauve). Vingt minutes après, injection de 5 centimètres cubes de la solution d'apomorphine à 1 p. 100, soit 0,05 centigr. :

Quinze minutes après, le Chien n'avait pas eu de vomissements ni de nausées. Vers la vingtième minute après, à 2 heures 21, nausées et vomissement unique et peu abondant.

Expérience XIX

Faite le 11 novembre. — Chien: 14 kilos

La vessie est vidée. Injection de 30 centimètres cubes d’eau que nous faisons ressortir. Injection dans la vessie d’un centimètre cube de la solution d’apomorphine à 4 p. 100, soit 0,01 centigr.

Il est 2 heures. Le chien a des nausées à 2 heures 8. II vomit à 2 heures 9, à différentes reprises.

Le lendemain, il se portait bien.

Expérience XX

Faite le 20 novembre. — Chien: 13 kilos

Injection dans la vessie de 15 centimètres cubes d'une solution contenant 2 p. 100 d'acide sulfurique. Quelques minutes après, injection de un centimètre cube et demi de la solution d'apomorphine, soit 0,015 milligr. Il est 2 heures 10. Le chien a des nausées à 2 heures 16, et du tremblement dans l’arrière-train. Il vomit à

2 heures 18 d'une facon {rès abondante.

Expérience XXT

Faite le 18 novembre. — Chien: 12 kilos

Injection dans la vessie de 15 centimètres cubes d'une solution d'acétate neutre de plomb à 1 p.100. Vingt minutes après, à 5 heures 40, injection dans la vessie de 2 centimètres cubes de la solution de chlorhydrate d'apomorphine à 1 p. 100, soit 0 gr. 02 centigr. |

À 6 heures moins 12, nausées, agitation, les nausées deviennent de plusen plus fréquentes, et l’animal a des vomissements abondants à 6 heures moins 3, qui se répètent et se continuent pendant une demi-heure.

Expérience XX IT

Faite le 19 novembre. — Chien: 12 kilos

Injection dans la vessie de 15 centimètres cubes d’une solution de glucose.

Injection quelques minutes plus tard de 0 gr. 025 d’apomorphine, en solution à 1 p. 100. À 4 heures 25, quelques nausées, tremblements dans l'arrière-train. À 4 heures 40, nouvelles nausées, mais pas de vomissements. Nous n'avons pas eu de vomissements dans la soirée.

Expérience XXTII

Faite le 7 octobre. — Chien tacheté: 14 kilos

Injection dans la vessie de 0,05 centigr. de chlorhydrate de pilocarpine en solution dans 25 gr. d'eau. Il est 4 heures moins 20.

À 4 heures moins 10, salivation abondante.

À heures moins 5, éternuement, larmoiement. Les pupilles se contractent. Le chien présente quelques tremblements dans les membres.

À 4 heures 30, il est détaché ; il continue à baver,

nr el

Expérience XX1V

Faite le vendredi 16 août. — Chienne rousse: pesant 17 kilos

Toutés précautions prises, injection dans la vessie de 10 cent. cubes d’une solution de chlorure de lithium à 1 p. 100, soit 0,10 centigrammes. Deux heures et demie après, nous prenons quelques centimètres cubes de sang dans une veine superficielle de la cuisse.

Notre ami, Guillot, préparateur de chimie à l'École de pharmacie, qui a bien voulu se mettre à notre disposition, a fait l'examen du sang. Il a trouvé que le lithium existait dans ce sang en quantité notable. -

Expérience XXV

Faite le samedi 17 août après midi. — Chien gris: 10 kilos

Injection dans la vessie de 10 cent. cubes d’une solution de chlorure de lithium à 4 p. 100, soit 10 centigr. Injection une heure après de 0,02 centigr. de pilocarpine sous la peau.

Quand l'animal commence à saliver, nous recueillons la salive. En même temps, on lui prend du sang dans une veine de la cuisse. Le sang et la salive sont confiés à M. Guillot,.

Voici le résultat de son examen:

Salive.— Pas de lithium.

Sang. — Traces de lithium,

Expérience XX VI

Faite le jeudi 17 octobre. — Chien noir: 13 kilos

Injection dans la vessie de 5 cent. cubes d'une solution de chlorure de lithium à 4 p. 100, soit 0,05 centigr., et 5 cent. cubes d’une solution de pilocarpine à 1 p.100, soit 0,05 centigr. aussi. Les injections ont été faites à 4 heures 20. La salivation n'a commencé à être assez abondante qu'une heure après, vers 5 heures 20. À partir de

NES 2 ce moment, nous avons recueilli la salive, que nous avons fait porter à M. Guillot, avec un peu de sang pris dans une veine de la cuisse au même moment. Voici le résultat de l'examen de mon ami Guillot:

Salive. — Pas de lithium.

Sang.— Traces de lithium.

Expérience XX VIT

Faite le 21 octobre — Chienne: 14 kilos 500

Injection sous la peau de 1 cent. cube d'une solution de chlorure de lithium à 2 p. 50, soit 0,04 centigr. L'injection est faite à 3 heures.

À 5 heures, injection sous la peau de 2 cent. cubes de pilocarpine à 1 p. 100, soit 0,02 centigr. En même temps, on lui prenait quelques centimètres cubes de sang.

Le sang et la salive ont été remis à M. Guillot.

A l'examen spectroscopique, il a trouvé des traces de lithium dans le sang, tandis qu'il n’en a pas trouvé dans la salive.

Expérience XX VIII

Faite le 21 octobre. — Chien feu : 14 kilos 300

Injection dans la vessie, à 3 heures 15, de 2 cent. cubes et demi de chlorure de lithium, soit 0,10 centigrammes. |

À 5 heures 40, injection sous la peau de 2 cent. cubes d’une solution de pilocarpine à 1 p. 100, soit 0,02 centigr.

En mème temps, nous prenons quelques centimètres cubes de sang dans une veine superficielle de la cuisse ; il est six heures.

Le sang et la salive recueillis ont été remis à M. Guillot. L'examen spectroscopique lui a permis de déceler des traces de lithium dans le sang. U n'y en avait pas dans la salive. |

Page 1