OH OH
Nœælting et Rosenstiehl ont trouvé le point de fusion de la métaazoaniline à 147—148°, donc de 2 degrés plus bas que celui de la métaazoxyaniline, ce qui paraît une anomalie.
En me basant sur ces essais, j'ai de mon côté préparé la métaazoaniline de la façon suivante: le précipité obtenu lors de la préparation de la métaazoxyaniline (voir plus haut) consistant en un mélange d’azoxyaniline, de poudre de zinc et d'oxyde de zinc, est dilué dans une quantité pas trop forte d'alcool, on ajoute alors 15 gr de potasse caustique et 15 gr de poudre de zinc à la solution alcoolique et on fait bouillir pendant quelque temps.
Il y a un fort dégagement hydrogène et la solution devient presque incolore, probablement par suite de la formation de métahydrazoaniline. On filtre alors et on extrait l'oxyde
Rs Che
de zinc restant par beaucoup d'alcool. Les eaux-mères alcooliques sont fortement évaporées et précipitées par de l'eau.
Le précipité obtenu, recristallisé de l'alcool, formait de belles aiguilles jaune orangées, fusibles vers 144°. Il était évidemment identique avec la hydrazoaniline de Græff et l’azoaniline de Nœlting et Rosenstiehl.
Chauffé pendant trois heures à 100°, avec dix fois son poids d'acide sulfurique à 100°/, il se transpose encore partiellement en donnant de l’oxyazoaniline.
Le corps ainsi débarrassé de l’azoxyaniline qui le souillait encore et purifé par des cristallations systématiques de l'alcool dilué, de la benzine et de ligroine fondait à 154—156°.
Bien qu'il ne se transposat plus avec l'acide sulfurique, il ne fondait pas bien nettement.
La métaazoaniline cristallise en belles aiguilles colorées en jaune-orangé vif; elle est peu soluble dans l’eau et dans la ligroine, assez facilement dans l'alcool et dans la benzine.
Ses sels sont jaunes et stables. —
Comme pour la métaazoxyaniline, la méthylation de la métaazoaniline peut se faire de deux façons:
1° en chauffant le bromhydrate de la base avec de l’alcool méthylique à 100° en tube scellé.
2° en chauffant la base, avec de l’iodure de méthyle en excès à 100° en tube scellé.
Le bromhydrate de la métaazoaniline Cie Hio Ni - 2 H Br se prépare comme celui de la métaazoxyaniline. Paillettes jaunes, très solubles dans l’eau, moins dans l'alcool.
O gr 9202 de sel donnèrent © gr 6831 de Ag Br Trouvé Calculé pour C,, Hio Na : 2 H Br Br 42,641/0 42,78/0 La méthylation du bromhydrate de la métaazoaniline se fait absolument comme la méthylation de la métaazoxyaniline. Le résultat seul est différent, car au lieu de la métaazodiméthylaniline attendue, il se forme, même après un fort
court temps de chauffe, un colorant bleu violacé soluble dans l'eau paraissant appartenir à la famille des indulines,
Cette formation d'induline parait ne pouvoir avoir lieu que quand les groupes NE de l’azoaniline ne sont pas substitués, car la métaazodiméthylaniline donne par méthylation un jodométhylate bien caractérisé avec le rendement théorique.
Méthylation de la métaazoaniline par le jodure de méthyle.
Quand on chauffe de la métaazoaniline avec un excès de jodure de méthyle et la quantité théorique de carbonate de soude à 100° en tube scellé, on obtient un colorant analogue à celui que je viens de mentionner, mais plus bleu et moins soluble.
Jodométhylate de la métaazodiméthylaniline.
J(CH3N | N(CEH]
Ce corps se forme très facilement quand on chauffe la métaazodiméthylaniline avec un excès de jodure de méthyle en tube scellé à 100. |
Après refroidissement le tube est rempli de belles aiguilles jaune-orangées qui, après avoir été traitées par de lacide sulfureux et recristallisées de l’eau, constituent le jodométhylate de la métaazodiméthylaniline.
Peu soluble dans l’eau froide et dans l'alcool, assez soluble dans Peau bouillante.
Vers 100! les cristaux brunissent, ils fondent avec décomposition vers 230°.
L’oxyde d'argent humide lui enlève de l’jode en le transformant en la base ammonium, qui est encore plus instable que celle du dérivé azoxy correspondant et se décompose très