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Le seul travail qui ait été fait dans ce sens ne porte pas sur les nitrodiméthylanilines, mais bien sur la nitrosodiméthylaniline. Il est dû à Sckraube (Ber. VII (1875) 619) qui par l’action de la potasse alcoolique sur le chlorhydrate de nitrosodiméthylaniline prépara la paraazoxydiméthylaniline.
Et cependant on était en droit d'attendre de ces réactions toute une série de corps ne manquant pas d'intérêt.
Il y avait là une lacune intéressante à combler; c'est dans ce but qu'a été entrepris le présent travail.
Les deux nitrodiméthylanilines
N(CH3)2 N(CH3)2 D Xe 7 4 N Éoe HE) Re ie | | & | NO2 NOz2 Paranitrodiméthylantline Métanitrodinéthylantiline
sont connues depuis longtemps.
Weber (Ber. X (1877), 761) a été le premier à nitrer la diméthylaniline,
11 a travaillé en solution acétique et a obtenu le dérivé paranitré à côté de «un peu de cristaux rouges » dont il ne poursuivit pas l'étude: le dérivé métanitré.
En réduisant son dérivé nitré, il obtint la diméthylparaphénylènediamine, dont il constata l’identité en la transformant en paraphénylènediamine.
Mais la paranitrodiméthylaniline était déjà connue à l’époque, car Schraube (Ber. VIII (1875), 620) l'avait déjà obtenue en oxydant la nitrosodiméthylaniline par le ferricyanure ou le permanganate de potassium,
Les données des deux auteurs ne concordaient pas entièrement.
D'après Weber, la paranitrodiméthylaniline devait fondre à 163° et ne pas donner de sels; Schraube indiquait comme
point de fusion 169°, et mentionnait un chlorhydrate cristallisé obtenu avec son dérivé nitré.
Wurster (Ber. XII (1870), 528) entreprit de vérifier ces données ; il constata l'identité des deux produits et confirma les données de Weber.
Au cours d’une étude sur la nitration des amines, Veltine et Collin (Ber. XVII (1884) 268) trouvèrent un mode de préparation plus pratique des nitrodiméthylanilines.
Ils nitrèrent la diméthylaniline en solution dans vingt parties d’acide sulfurique.
Ils n'avaient travaillé que sur de petites quantités et sans vérifier le rendement; comme d’autre part toutes les données existant alors sur les nitrodiméthylanilines s’accordaient pour établir que ces corps sont insolubles dans les acides, ils ne pensèrent pas à étudier les eaux-mères acides de la nitration dans lesquelles se trouvait la métanitrodiméthylaniline.
Plus tard Michler ct Walder (Ber. XIV (1881), 2176) obtinrent le même corps à côté d’acide nitrodiméthylanilinesulfonique en traitant le sel de chaux de l'acide diméthylanilinesulfonique par du nitrite du sodium, Zeymann (Ber. XV (1882), 1234) l’obtint en chauffant le paranitrochlorbenzol avec une solution alcoolique de triméthylamine en tube scellé.
Ce fut GroZ/, (Ber. XIX (1886) 198), qui en répétant le travail de Nœlting et Collin en vue d’une application industrielle trouva la métanitrodiméthylaniline dans les eaux-mères acides dont il avait séparé la paranitrodiméthylaniline.
Il avait neutralisé ces eaux-mères parce qu'il avait été frappé du faible rendement en paranitrodiméthylaniline qu'il obtenait d’après ce procédé.
Il réduisit la métanitrodiméthylaniline par le fer et l'acide chlorhydrique à l’état de diméthylmétaphénylènediamine.
Enfin. Séedel ct Bauer (Ber. XIX (1886) 1944) obtinrent la métanitrodiméthylaniline en chauffant le bromhydrate de métanitraniline avec de l'alcool méthylique à 100° en tube scellé.