‹ Sur L'Activité Biologique Du S-GaiazulèneChapitre 10 sur 84 · RE" PR · texte numérisé non relu

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vétivol, peut être cyclisé en une apocétone dont la déshydrogénation conduit à un indanol phénolique; ces réactions établissent que la f-vétivone renferme un cycle pentanique et un cycle heptanique. La formation simultanée, par déshydrogénation, d’un eudalol et de vétivazulène (isomérisable en un carbure naphtalénique, le vétivazulène) a établi que les cycles sont liés en ortho et rendu l’enchaînement iscprénique hautement vraisemblable ».

L'indanol phénolique obtenu est le diméthyl-4-7-1Scpropyl-2-indanol-5, qui a été reproduit par synthèse :

oH

Il résulte dans la dégradation de PFAU et PLATTNER de la déshydrogénation de l’apocétone :

elle-même obtenue par cyclisation du dioïque de richesse carbcnée immédiatement supérieure (ce qui postule le cycle C,):

coon

coor

Ce dioïque provenait de l’exydation chromique de la vétivanone, elle-même préparée à partir des deux vétivanols, qui résultent de l’hydrogénation complète sur le platine soit de la B vétivone, soit de ses dérivés partiellement hydrés : la dihydrovétivone et le dihydrovétivol,

Le point de départ de PFAU et PLATTNER fut l'essence de Andropogon muricatus (RETZ), qui renferme des carbures, des alcools (vétivénols), un ester (vétivénate de vétivényle), et enfin des cétones : la vétivone a et la vétivone B dont le mélange fut désigné par PFAU et PLATTNER sous le nom d'isovétivone; NAVES et PEROTTET devaient démontrer que l’a vétivone est un stéréoisomère de la B vétivone.

Le fait important découle d'observations déjà anciennes établissant le passage facile de la B vétivone au vétivazulène. Une simple déshydrogénation au ‘sélénium détermine une transformation nctable de la B vétivone en vétivazulène; comme la réduction sélénique ne détermine généralement pas de transformation des noyaux, il peut être admis que la structure du vétivazulène est identique à celle de la f (ou de l’&) vétivones, d'où pour le vétivazulène la structure:

Vétivones Vétivazulène

Une remarque s'impose dès l’akord, qui satisfait pleinement aux conditions théoriquement prévisibles : non seulement le schéma (0, 3, 5) de PFAU et PLATTNER répond à toutes les exigences des épreuves physiques et de l'analyse chimique, mais il confère à la molécule un caractère absolument polyénique, qui traduit une origine isoprénique. Cette origine, par le relai du farnésol, rattache bien les azulènes aux terpènes, ou plus exactement confère aux terpènes (à . noyau fondamental de type cyclohexanique) et aux azulènes un ancêtre commun, l’isoprène.

Le mérite de PFAU et PLATTNER est considérable d’avoir mené à bonne fin l’étude structurale des azulènes. Des circonstances expérimentales compliquent singulièrement la recherche : en la matière, le facile passage du type azulénique au type naphtalénique, plus stable, entraînait des isomérisations pouvant 4 tout instant compliquer les problèmes analytiques posés. Ainsi, lors de la réduction au sélénium des vétivones, le vétivazulène produit se transforme en notable partie en son

LMRETe

isomètre naphtalénique, le 1-5-diméthyl-7-isopropylnaphtalène, ou vétivalène, par un mécanisme de migration intramoléculaire, qui n’est pas sans parenté avec la transposition rétropinacolique.

Vétivazulène Vétivalène

Dès que la structure du vétivazulène fut élucidée, par enchaînement, la structure de tous les azulènes, de proche en proche, put être établie; et en particulier celle du S-gaïazulène sur laquelle nous aurons à nous étendre plus longuement. Enfin, l’azulène fondamental fut isolé par déshydrogénation et déshydratation du cyclopenténocycloheptanol, provenant lui-même de la réduction de la cyclopentènocycloheptanone de HÜCKEL et SCHMITZSPAHN (43).

Azulène fondamental

Par synthèse, les divers azulènes naturels, et de nombreux azulènes non encore rencontrés dans la nature, ont pu être obtenus et leurs dérivés immédiats ont pu être préparés; ces synthèses ont entièrement confirmé l'œuvre princeps de : PFAU et PLATTNER.

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