‹ Sur L'Activité Biologique Du S-GaiazulèneChapitre 61 sur 84 · INTOXICATION MORTELLE OÙ SURAIGUE · texte numérisé non relu

INTOXICATION MORTELLE OÙ SURAIGUE

En procédant selon la méthode de TIFFENEAU, nous avons suivi les effets du S-gaïazulène administré par voie intraveineuse, en perfusion lente, jusqu’à la mort de l’animal.

Au cours de l'intoxication mortelle (ou suraiguë) nous avons constaté des effets tensionnels et respiratoires.

a) Action sur la pression.

Hypotension progressive accompagnée de bradycardie et de variations de la différentielle selon la réflectivité neurovégétative du sujet.

b) Action sur la respiration.

1° Apnée transitoire, provoquée par administration brutale

des doses dans le torrent circulatoire, suivie de polypnée durable.

2° Polypnée primitive et durable quand les premières doses perfusées sont faibles.

3° Apnée mortelle qui précède toujours l’hypotension terminale et l’arrêt du cœur.

©) Doses léthales.

La dose léthale en + 60 minutes se situe aux environs de 0,70 g/Kg.

d) Localisation.

L’autopsie pratiquée sitôt après la mort des sujets, l'examen histologique de coupes d'organes et l’extraction des azulènes par entraînement à la vapeur d’eau nous ont permis de faire les constatations suivantes :

1° Le sang renferme encore du S-gaïazulène de telle sorte que tout l’organisme en contient.

2° Le cerveau, le cœur, le foie, les reins et la rate n’en retiennent que des traces.

3° Le poumon. qui constitue l’émonctoire principal de l’hydrocarbure, en retient d'importantes quantités.

4° Le poumon et le rein sont lésés par le S-gaïazulène.

e) Action sur la glycémie, l’urémie et la cholestérolémie.

La glycémie, l’urémie et la cholestérolémie ne sont pas sensiklement modifiées au cours de l’intoxication aiguë.

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