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DOSES LETHALES DE S-GAÏAZULENE EN FONCTION DU TEMPS DE PERFUSION

Dose injectée | Durée par kg. animal | de la perfusion

CEE Sexe | Poids en kg.

1 ä 6,700 0,15 non mort 2 4 : 6,000 0,50 2h30 3 À ? 5,000 jl 47 min.

4 4 6,500 0,80 30 min.

ê 7,000 0,70 82 min.

3. — INVESTIGATIONS COMPLEMENTAIRES A) LOCALISATION DU S-GAIAZULENE

La méthode de détermination de l’action toxique, la volatilité du produit, ses affinités pour les lipides et la lenteur de son absorption par les cellules conditionnent la localisation du S-gaïazulène.

L’hydrocarbure existe encore dans le sang, au moment de la mort du sujet, de telle sorte qu’il est répandu dans tout l'organisme, mnême à l’état de traces. Les poumons, émonctoires des substances volatiles, en sont particulièrement chargés. Dans le cerveau, le cœur, le foie, la rate et les reins la présence de traces de S-gaïazulène a été révélée après que ces organes aient été pulpés et l’hydrocarbure soumis à un entrainement par la vapeur d’eau. Il est remarquable que la barrière hépatique n’en accumule pas des quantités notables comme l’on pourrait s’y attendre. L’affinité des azulènes pour les substances lipidiques fait que notre produit se retrouve dans tout le parenchyme adipeux.

B) LESIONS ORGANIQUES PROVOQUEES PAR LE S-GAIAZULENE

Nous avons procédé à l'examen histologique de tissus prélevés sur les sujets dès leur mort. Des fragments de cerveau, de poumon, de rein, de surrénale et d’intestin ont été étudiés et nous ont permis de faire les constatations suivantes :

a) Cortex cérébral

Structure normale.

b) Poumon

Lésions d’alvéolite œdémateuse. La majorité des alvéoles pulmonaires sont remplies par un exsudat fibrineux, com-

prenant d'assez nombreuses cellules alvéolaires, desquamées. Remplissage partiel des petites bronches intralobulaires.

c) Rein

Au niveau des glomérules : congesticen vasculaire importante, sans qu'il y ait pour cela d’érythrodiapédèse.

Au niveau des portions sécrétrices des tubes rénaux, quelques légers signés de néphrite tubulaire avec oblitérations des lumières par des produits cellulaires de desquamations.

Au niveau du tissu interstitiel, pas de lésions visibles.

d) Surrénale Cytolyse importante, au niveau de la médullo-surrénale, d'origine post-mertem très certainement.

e) Paroi intestinale

L'observation de coupes congelées, faite au microscope à contraste de phase, nous a permis de constater la présence de S-gaïazulène au niveau des lumières vasculaires et sa diffusion aux parois des vaisseaux.

C) ACTION SUR LA GLYCEMIE, L'UREMIE ET LA CHOLESTEROLEMIE

Les phénomènes d'intoxication ne s’accompagnent pas de modifications notables de ces constantes sanguines.

Nous avons suivi les effets du S-gaïazulène sur le chien chloralosé et nous avons déterminé l’action de doses non mortelles et celle de doses mortelles.

Nous avons montré que le S-gaïazulène pur, aux doses supérieures à 0,05 g. par kilog, agit sur la pression, sur le cœur et sur la respiration.

a) Action sur la pression et sur le cœur.

Grâce à la méthode dite du cœur suspendu, nous avons pu mettre en évidence l’action dépressive de l’hydrocarbure sur le mycearde de l’animal dont les réponses vagales ont été supprimées par section chirurgicale et physiologique des pneumogastriques.

La comparaison des effets obtenus, avant et après élimination de la réflectivité parasympathique, sur la pression et sur le cœur nous ont permis de déceler une action du S-gaïazulène sur le système parasympathique. Il semblerait que ce produit provoque une excitation vagale qui participe à l’établissement de l’hypotention et de la bradycardie constatées.

b) Action sur la réflectivité neuro-végétative.

‘ L'étude de la réflectivité neuro-végétative faite en pratiquant la compression des globes oculaires (recherche du réflexe oculo-cardiaque) et l’occlusion des carotides (recherch: du tonus sympathique) nous permet de conclure à l’action inhibitrice qu’exerce le S-gaïazulène sur les deux systèmes autchomes. 4

I1 semblerait que le parasympathique soit d’abord excité, puis progressivement inhibé tandis que le tonus sympathique serait très précocement diminué.:

c) Action périphérique.

L'enregistrement simultané de la pression carotidienne centrale et de la pression fémorale périphérique ne nous à

2 ut pe

pas permis de reconnaître une action vasodilatatrice périphérique notable.

d) Action sur la respiration.

Nous avons recherché l’action du S-gaïazulène sur la respiration et nous avons vu que ce COTpS, administré à doses fortes, par voie intraveineuse, provoque une apnée transitoire suivie de polypnée persistante. La section chirurgicale et physiologique du système vagal supprimant ces réponses, nous avons cru pouvoir conclure que l’un des effets du S-gaïazulène est de produire l'excitation du pneumogastrique au niveau du parenchyme pulmonaire.

e) Action sur l'intestin.

L'enregistrement des mouvements intestinaux nous à permis de constater l’action stimulante de notre produit sur la motricité intestinale. Il est possible que l'effet observé résulte d’une excitation vagale et d’une action propre sur la fibre intestinale.

Nous avons mis en évidence l’action excito-motrice de solutions d’azulène tweenées administrées par voie buccale.

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