Mme Marie B.., 32 ans, vigneronne, Salpêtrière
Il y a deux ans (janvier 1906), hémianopsie gauche au début, lentement et progressivement croissante, jusqu'à effacement total du champ visuel
gauche.
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Six mois après, céphalalgies droites violentes avec nausées fréquentes, mais sans vomissements.
Puis apparition lente et progressive d’une hémiparésie gauche, jambe au début, bras ensuite, enfin la face.
A l'entrée : douleurs paroxystiques violentes dans la nuque,irradiant vers les épaules, particulièrement la gauche, vertiges avec chute et perte de connaissance, mais sans convulsions.
11 janvier 41907. — Motilité. — Hémiparésie gauche, plus aux membres qu’à la face, affaiblissement musculaire, amyotrophie diffuse. Réfiectivité. — Réflexes tendineux exagérés, les réflexes rotuliens des
deux côtés, le réflexe archilléen, les réflexes du poignet et du coude uniquement à gauche.
Ebauche de trépidation épileptoïde et Babinski à gauche.
Réflexe pupillaire très faible à la lumière.
Sensorialité. — Hémianopsie latérale homonyme gauche; stase papillaire bilatérale légère.
Ouïe (otite), goût et odorat normaux.
Sensibilité. — Aémianesthésie gauche du type cérébral, c’est-à-dire totale aux extrémités des membres et sur les parties latérales du tronc, mais diminuant vers la ligne médiane ou vers la partie proximale des membres, où l’hypoesthésie est d’ailleurs encore très marquée. A la face, paresthésiée du côté gauche, toutes les excitations sont perçues comme du froid.
Anesthésie de toutes les articulations des membres du côté gauche.
Agnosie tactile. — Absolue.
Les auteurs estiment qu'il s'agit d'un néoplasme à siège principalement thalamique.
OBSERVATIONS DE DEJERINE.