I. — Drserine et EGcer (in extenso
(Revue neurologique, 1899, p. 892).
50. — Homme de 39 ans, corroyeur. Syphilis il y a sept ans. Depuis deux mois et demi, attaques d'épilepsie partielle du côté gauche avec chute et perte incomplète de connaissance. La crise commence par des mouvements de l'index s'étendant au bras,à l'avant-bras, à la moitié gauche de la
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face, puis à la jambe Pas de généralisation au côté du corps. Depuis le début, il ya eu cinq crises analogues, A la même époque, apparition de céphalée violente et actuellement persistante, ayant son maximum au niveau de la région pariétale droite.
3 décembre 1899. — Motiiité. — Pas d'hémiplégie des membres ou de la face, toutefois la force musculaire du bras gauche est nettement diminuée et les réflexes tendineux — radiaux et patellaire — sont exagérés de ce côté.
Sensibilité cutanée. — Intacte sous tous ses modes, tact, douleur, température — dans la moitié gauche comme dans la moitié droite du corps. L'examen le plus minutieux ne dénote pas l’existence de la plus légère altération des divers modes de cette sensibilité ; pas la moindre différence d’un côté à l’autre chez ce malade. Sens de localisation : très altéré sur les membres supérieurs et inférieurs avec erreurs très grandes dans la localisation des impressions. Cercles de sensation : ces cercles sont agrandis sur les membres supérieur et inférieur du côté gauche, C'est ainsi que sur les pulpes digitales — à l'état normal on perçoit un écartement de 2 millimètres du compas — il faut un écartement équivalent à la longueur d'une phalange pour que le malade ait la perception de deux contacts. Les sensibilités douloureuse et thermique sont également intactes des deux côtés.
Sensibilité profonde. — Abolition complète dans les doigts de la perception des mouvements passifs et de leurs attitudes. Ces troubles diminuent en remontant vers la racine du membre ; moins accusés déjà au niveau du poignet, ces troubles de la sensibilité profonde n'existent plus au niveau de l'articulation du coude.
Pour le membre inférieur, il en est de même ; toutefois ici, ces troubles qui diminuent également en remontant de bas en haut, sont moins accentués qu'au membre supérieur. Ces troubles de la sensibilité profonde nous expliquent la légère incoordination motrice du membre supérieur gauche, lorsqu'on dit au malade de toucher la pointe de son nez et de boutonner ses vêtements.
Sens stéréognostique. — Lorsqu'on place un objet quelconque dans la main gauche du malade, ce dernier ayant les yeux fermés, et qu'on lui fait palper cet objet, qu'il s'agisse d’une clé, d’un porte-monnaie, d’une boîtes d'’allumettes, il dit du premier que c'est un objet dur, lisse et froid ; du second que c’est quelque chose de mou, moins lisse et moins froid. Quant à la boite d’allumettes, il en décrit également les qualités physiques correspondantes, mais pas plus que pour les autres objets, il n’est capable d'en indiquer la forme et partant le nom. L'expérience répétée à l’aide d'un grand nombre d'objets donne toujours les mêmes résultats négatifs, et on peut affirmer que chez ce malade, le sens stéréognostique de la main gauche a complètement et totalement disparu. Dans la main droite, ce sens est au contraire absolument normal.
Sensibilités spéciales. — Intactes sous tous les modes ; l'examen campimétrique montre que le champ visuel est normal, ainsi que le fond de l'œil examiné à l'ophtalmoscope par M. Rochon-Duvigneaud. L'odorat, le goût et l'ouïe ne présentent aucune différence d'un côté à l’autre.
Les auteurs rapportent les symptômes observés à la localisation d’une plaque de méningite gommeuse à la partie moyenne de la corticalité rolan dique gauche.