‹ Sur l'Agnosie TactileChapitre 48 sur 60 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

— Homme de 25 ans, marchand de chaussures. Cysticercose multi -

ple antérieure, avec ablations successives d'un grand nombre de cysticer-

0 ECS RS ques musculaires, périostés, etc... ; enfin d'un cysticerque de la régio rolandique droite, ayant déterminé des crises typiques d'épilepsie jacksonnienne gauche.

1904. Crises nouvelles, tantôt diffuses, tantôt à droite, tantôt à gauche ; mouvements actifs difficiles à la main gauche, particulièrement aux trois derniers doigts.

Troubles des sensibilités superficielle et profonde, à gauche, dans la moitié cubitale de l’avant-bras, de la main et dans les trois derniers doigts. Aguosie tactile superposable.

Hémianesthésie brusque à gauche, ayant toujours respecté la moitié radiale de la main et les deux premiers doigts. Agnosie tactile superposable.

Guérison des troubles de sensibilité, par suggestion faradique. Agnosie tactile disparue.

Après avoir discuté l'hypothèse d'une cysticercose multiple du cerveau, l'auteur s'arrête au diagnostic, vraisemblablement exact, d’une hystérie dont l'expression symptomatique a précédemment été déclanchée par une première série de troubles vraiment organiques.

(Centr. BI. für Nervenheilk. und Psych., 1902, p. 244.)

407. — J. V..., fille 13 ans. Méningite (?) à 11 ans, cécité consécutive, pas d’Argyll Robertson.

Motilité. — Hémiparésie gauche ayant laissé derrière elle un peu d'inhabileté dans la main, sans contracture et sans gros affaiblissement musculaire.

Réfiectivité. — Réflexes exagérés à gauche.

Sensibilité. — Tactile. — À gauche, élargissement des champs de Weber (au bras gauche, 60 mm., au bras droit, 48 mm. ; à l'avant-bras gauche, 56 mm., à l'avant-bras droit, 35 mm.); thermique intacte ; à la pression diminuée : aucun autre renseignement.

Agnosie tactile. — Quand on lui met un objet dans la main gauche, la malade s'en rend compile, mais sans arriver jamais à l'identifier.

IT 108. — J. B..., fille 12 ans, trois « attaques » à 4 ans, suivies d’amaurose complète à gauche et d'amblyopie forte à droite, avec inégalité pupillaire et signe unilatéral d’Argyll-Robertson, atrophie optique.

Motilité. — Fémiparésie droite avec cyanose, atrophie légère du membre supérieur.

Réflectivité. — Réflexes exagérés à droite.

Sensibilité. — Douloureuse, thermique, à la pression, sens musculaire

abolie à droite,

Agnosie tactile. — À droite la malade ignore jusqu’au fait qu'on ait mis un objet dans sa main.

Ogservarion DE Fucns.

(Wien. klin. Wochens., 1908, p. 1182, I).

409. — W. S..., meunier, 55 ans, 1908. Sans alcoolisme, sans syphilis, sans intoxications professionnelles antérieures, sans aucun signe qu'on puisse rapporter au cerveau, en décembre 1907, le malade fait aux quatre membres une paralysie paresthésique avec abolition ou diminution des réflexes tendineux, ataxie légère, atrophie du thénar droit, troubles légers de la sensibilité au seul côté radial de la main droite : polynévrite certaine, sans lésion cérébrale.

Août1908. — Motilité. — Il persiste exclusivement une inhabileté des mains dans les mouvements délicats, avec une démarche lourde, mal assurée, mais sans ataxie.

Sensibilité. — Superficielle el profonde. — Normale sauf au bord radial de la main droite : aucun renseignement sur la localisation, ni sur la discrimination tactiles.

Agnosie tactile. — Absolue aux mains et aux pieds, le malade ne reconnaît pas les objets moyens: clé, montre, blaireau, ciseaux, ou même les très gros objets : soulier, tabouret.

. L'auteur fait remarquer l'impossibilité d’un trouble par lésion cérébrale: il conclut à l'hystérie ou peut-être à quelque « anesthésie psychique » persistante d’origine polynévritique.

OBSERVATIONS DE KRAMER.

(Monat. für Psyci. und Neurol., 1906, XIX).

110. — Anna T., 16 ans, 1903. À 6 ans, état infectieux avec température et délire, hémiplégie gauche à régression consécutive, sans arrêt du développement intellectuel.

Actuellement. Motilité. — Epilepsie jacksonnienne gauche, avec hémiparésie gauche, affaiblissement musculaire, arrêt du développement osseux, musculaire et cutané, mouvements actifs normaux, sauf les mouvements délicats, légèrement inhabiles aux doigts gauches.

Réfiectivité. — Normale.

Sensibilité. — Tactile, douloureuse et thermique. — Normales, sauf à gauche écart moyen d'un millimètre en plus au compas de Weber, el minime hyperalgésie.

À la pression. — Affaiblie : au baresthésiomètre d'Eulemburg, il faut à

gauche un poids au moins double du poids qu'il faut à droite pour éveiller la sensation,

Actitudes segmentaires. — Les petits mouvements passifs des doigts sont mal perçus et faussement décrits, les mouvements plus amples sont bien décrits.

Agnosie tactile — Aux premiers examens, la malade arrivait à peine à reconnaître parfois un objet avec la main gauche, mais son agnosie s'a méliora peu à peu par l'exercice sans dépasser Loutefois un certain niveau, L'agnosie apparaît d'autant plus qu'il s'agit d'objets moins familiers.

Le 29 juillet 1903, sauf de la laine, et une brosse à habit (parce qu'elle pique) aucun des objets (huit) immédiatement reconnus ensuite à la main droite, n’est reconnu par la main gauche.

Le 30 mars 1904, l’'agnosie s’est améliorée,

OBserTs. Main GAUCHE, CAN ST EUR PRET GENE Petit pain . . . . . . Dur d’un côté, grenu de l’autre, puis après quelque temps, petit pain.

Br0Sse 2. 57. mire abTOSSO; Couteau , , . . . . . Tire-bouchon, dur, aigu, d’un bout. Verre à liqueur. . . . Bouteille en verre.

Toupie. . . . . . . . En bois, anguleux, allongé, lisse PélOte el RP el0 tent enILLE Porte-monnaie . . . . Porte monnaie.

Rond de porcelaine. . Dur, lisse.

CEAVON A NT CAE CraTOns Grosse noix. . . . . . Lisse, anguleux, dur.

Balle en caoutchouc. . Boule en bois.

Petit flacon. . . . . . Petit-flacon.

Coquillage . . . . . . En bois, allongé, anguleux. Quille en bois. . . . . Quille en bois.

Dé a jouer re PANNEAU Tire-bouchon, . . . . Tire bouchon.

Bobine Dobines TAMPON. MP ANSUICNX Anneau de fer . . . . Anneau de rideau en porcelaine. Cane Rte DRPNIlonPe ele:

2 marks . . . . . . . Monnaie, un mark.

Compas de Weber. . . Clé.

À la main droite, tous ces objets, reconnus lentement, avec hésitation à la main gauche, ont été rapidement et sûrement reconnus.

Quelques jours après, on a institué toute une série d’examens avec trois seuls objets : boule en bois, quille en bois, et cube en bois. Graduellement la malade, attentive aux fautes commises, améliora son agnosie, sans arriver toutefois à l'identification toujours sûre et rapide :

Elle appréciait maintenant les grosses différences, par exemple entre le

OBSERVATIONS DE LANGUE ALLEMANDE 93 TL velours ou le cuir d'une part, une étoffe molle, d'autre part, mais non les différences délicates : ainsi des étolfes voisines (lin, laine, ou soie) étaient presque toujours confondues.

Au contraire, la reconnaissance des chiffres écrits dans la main a toujours donné d'aussi bons résultats à la main droite qu'à la main gauche.

L'auteur conclut à l'existence d’une encéphalite ancienne, à siège cortical.

Observation 19 de Foersrer.

(Monut. für Psych. und Neur., IX).

4144. — Hermann B. 32 ans, syphilitique, 8 décembre 1898. — Motilité. — Hémiparésie droite, avec affaiblissement musculaire minime et gène aux seuls mouvements délicats, consécutive à une hémiplégie droite avec dysarthrie passagère remontant à 3 mois.

Réflectivité. — Réflexes tendineux exagérés à droite ; elonus du pied droit.

Sensibilité (main droite). — Tactile, douloureuse et thermique : affaiblie. — Notion de position des doigts : disparue.

Agnosie tactile. — A la main droite absolue.

28 avril 1899. — Motilité. — Améliorée.

Sensibilité. — Améliorée : affaiblissement léger des sensibilités superficielles, avec ferreurs dans la localisation des excitations ; légères erreurs dans l'appréciation des mouvements passifs. — Aucun renseignement sur la discrimination tactile.

Agnosie tactile. — Persistante.

VI (p. 139).

112. — Auguste G..., 42 ans, 1903, — Motilité. — Hémiparésie gauche, avec paresthésies, maladresse de la main.

Réflectivité. — Réflexes tendineux exagérés à gauche. Sensibilité (main gauche). — Tactile, douloureuse et thermique. — Affaiblies aux trois derniers doigts, avec erreurs de localisation, sans renseigne-

ment sur la discrimination tactile.

Altitudes segmentaires. — Les mouvements passifs sont relativement bien

perçus, sauf aux deuxième et troisième doigts. Agnosie tactile. — A la main gauche, les objets ne sont pas reconnus ; les chiffres écrits dans la main, sont au contraire bien reconnus.

VII (p. 139).

413. — Arthur S..., 18 ans, 1903. — Motilité. — Hémiplégie droite, après trépanation suivie d’ablation d’esquilles, pour une chute sur le pariétal gauche. Spasme, affaiblissement musculaire, impossibilité des mouvements

délicats.

Réflectivité. — Réflexes tendineux exagérés à droite ; ébauche de clonus du pied droit.

Sensibilité (main droite). — Tactile. — Affaiblie, avec erreurs marquées dans la localisation ; douloureuse et thermique normales.

Attitudes segmentaires. — Les mouvements passifs sont mal perçus aux doigts et au poignet.

Agnosie tactile. — A la main droite, les objets ne sont pas reconnus,

les chiffres écrits dans la main; sont plus mal perçus qu’à la main gauche.

VII (p. 140).

114. — Paul K..., 22 ans, 1903. — Motilité. — Depuis sis semaines, faiblesse augmentant progressivement à la main gauche avec paresthésies variées dans l’avant-bras et la main, motilité tout à fait normale.

Sensibilité (main gauche). — Tactile, douloureuse et thermique. — Atfaiblissement très accusé.

Atlitudes segmentaires. — Les mouvements passifs sont mal perçus dans les doigts et dans la main.

Agnosie tactile. — À la main gauche, les objets ne sont pas reconnus, les chiffres écrits dans la main, sont au contraire bien reconnus.

IX (p. 140).

445. — S.., 15 ans, apprenti charpentier, 5 avril 1905. Le malade reçoit une poutre sur la moitié droite de la tête, évanouissement passager, céphalalgie, vomissements, il peut toutefois rentrer chez lui à bicyclette.

7 avril 1905. — Malade somnolent, avec un pouls lrès ralenti (48), quoi qu'il soit bien orienté : réponse aux questions exacte et rapide. Motilité gauche. — Aucune paralysie : léger affaiblissement musculaire

à la pression de la main après occlusion des yeux, légère ébauche d'ataxie. Réflectivité. — Normale. | Sensorialité. — Hémianopsie ; rien au fond d'œil.

Sensibilité. — Tactile. — Affaiblissement très marqué au membre supérieur gauche, progressivement croissant vers l'extrémité périphérique du membre.

Aucune autre exploration : visiblement fatigué, le malade se trompe à droite comme à gauche et finit par s'endormir.

Agnosie tactile. — A la main gauche, le malade, auparavant examiné, n'avait pas reconnu la plupart des objets qu’il reconnaissait immédiatement à la main droite ; crayon, clé (qu'il a nommé crayon), montre (qu'il a prise pour un livre: il avait vu apporter un livre pour l'examen) ; pendant l'examen « persévération » fréquente.

8 avril 1905. — Le malade est plus attentif et se fatigue moins facilement. Motilité. — Sans modification.

Sensibilité. — Sans modification : à l'examen, les mouvements passifs

sont mal perçus dans les doigts et dans la main gauche. Agnosie tactile. — A la main gauche :

OBsers Main GAUCHE DR, pu... : Ok Porte-monnaie . . . . Canif.

CPAYORL NS MENU 2 Montré:

AM. Ce. - :. + HeCrayonilpuis canif, 5 marks, . . . . . . Couteau de poche.

Morceau de pain . . . Il se demande si c’est un couteau de poche. Citron. . . . . . . . Une chose froide.

Verre à eau . . . . . Mou, orange ou citron.

À la main droite, tous ces objets ont été reconnus, sauf le citron, pour lequel il a répondu : orange ou citron.

12 avril 1905. — Malade extrêmement amélioré, Motilité normale, sensibilité normale, hémianopsie disparue. j

Aganosie tactile : tout à fait disparue.

L'auteur émet l'hypothèse d'une hémorragie superficielle rapidement résorbée, au niveau du tiers moyen des circonvolutions rolandiques.

416. — Martha L..., 6 ans, 1899. — /! y a T semaines strabisme (para lysie du moteur oculaire externe droit) avec mouvements nystagmiformes, quelques jours après, paralysie faciale droite, parésie du nerf maxillaire inférieur, puis ataxie du bras et de la jambe gauches, chute vers la gauche, exagération des réflexes et clonus du pied.

Sensibilité. — Hémianesthésie gauche factile, douloureuse et thermique : la localisation et les champs de Weber sont impossibles à examiner.

Les mouvements passifs sont perçus aux doigts gauches, mais inexactement décrits.

Agnosie tactile. — À la main gauche, absolue.

Ultérieurement, paralysie du voile du palais, paralysie de la déglutition, rapidité du pouls, faiblesse des sphincters, sortie.

L'auteur estime qu'il s'agit vraisemblablement d'une tumeur de la moelle

allongée.

OBservATIONS DE KUTNER.

(Monat. für Psych. und Neur., 1905, XVII.) I (p. 313).

417 — Pauline S..., 25 ans, 1897. Coma urémique, avec éclampsie, atta-

ques et troubles mentaux persistants, internement.

Epilepsie jacksonnienne droite, laissant après elle une obnubilation passagère, un peu de raideur à droite, sans paralysie, mais avec inhabiieté de la main, un peu d’engourdissement et diverses paresthésies dans la main droite, particulièrement aux doigts.

1904. — Motilité droite. Aucune paralysie : à la main, gêne dans les mouvements délicats, avec incoordination légère.

Sensibilité droite. — Anesthésie jusqu'au coude aux contacts légers, hypoesthésie aux contacts appuyés avec erreurs marquées dans la localisation ; hyperalgésie des doigts, sensibilité thermique aflaiblie.

Mouvements passifs mal perçus aux doigts. Sensibilité osseuse normale à a main, affaiblie au radius et au cubitus.

Agnosie tactile.— Absolue : mal sentis dans la main, sauf très chauds ou très froids, les petits objets sont lächés par la malade. Les gros objets sont reconnus dans leur seule température, mais non dans leur consistance, ni dans leurs dimensions, ni dans leur signification. À la main gauche, reconnaissance immédiate.

118. — Augusta K..., 52 ans. — Depuis 1898, épilepsie jacksonnienne droite récidivante, autrefois suivie d'hémiparésie droite avec aphasie motrice et sensorielle, rapidement guéries, chez une alcoolique avec troubles mentaux ayant nécessité plusieurs internements

Après les attaques, sans parésie droite, sans troubles des réflexes tendineux, sans Babinski, sans Argyll-Robertson, et sans œdème papillaire, obnubilation passagère avec paraphasie, engourdissement et douleurs à droite, sensibilité du bras droit objectivement altérée, agnosie tactile à la main droite, lentement régressives.

II (p. 326).

419. — Rudolph K..., 70 ans, 1904. — A dater du 12 octobre 1899. Sans évanouissement, hémiparésie droite avec douleurs violentes comparées à des brülures : améliorée jusqu’à disparaître pour l’hémiparésie, avec réflexes tendineux forts, mais sans Babinski, — persistante pour les douleurs (brûlures, gelures, paresthésies diverses), au point que le malade a voulu se suicider.

Mouvements délicats intacts, sans affaiblissement musculaire.

Sensibilité objective. — Tactile, douloureuse et thermique. — Très légèrement affaiblie dans toute la moitié droite du corps, sans qu’elle soit nulle part disparues, sans erreurs dans la localisation, sans élargissement des champs de Weber.

A la pressiun, aux mouvements passifs, osseuse (au diapason), — Normales.

Agnosie tactile, — A la main droite, le malade n'arrive pas à différencier les étoffes, la laine d'avec le velours, par exemple — à part quoi la reconnaissance tactile est bonne.

OësERVATION be Von Monakow.

120. — Homme, 25 ans. — Coup violent sur la tête, ayant laissé sur la région pariétale gauche une cicatrice,à peu près d'un centimètre antérieure à la ligne transverse, réunissan les bords postérieurs des pavillons auricu-

OBSERVATIONS DE LANGUE ALLEMANDE 97 mt ee UN RS Et EP MR seu Ut fa) juré laires, et d'environ 5 centimètres inférieure au vertex : motilité et sensibilité abolies au membre supérieur droit.

Intervention. — Ablation d’un fragment osseux, pénétrant d'un centimètre environ dans le cerveau.

Huit jours plus tard, motilité du bras droit — païtiellement revenue.

Sensibilité du bras droit Tactile et douloureuse affaibli ; — musculaire très affaiblie.

Agnosie tactile à la main droite.

OBsERvATION DE Poccio.

(Neur. Centr. Bl., 1908.) 421. — Femme, 26 ans, 1907. — En février 1905, tænia ; quelques mois

après, cysticerque de l'œil droit, opéré dans une clinique ophtalmologique ; quelques mois après, crises typiques d’épilepsie jacksonnienne, les unes

dans les trois derniers doigts de la main gauche, les autres à l’hémi-face

gauche, sans jamais s'étendre au reste du corps.

Motilité. — A part les crises, aucun trouble dans la motilité volontaire, pas d’affaiblissement musculaire, aucune atrophie musculaire.

Réflectivité. — Tous les réflexes sont normaux.

Sensibilité. — Toutes les sensibilités sont normales : {aclile, sans agrandissement des champs de Weber, douloureuse el thermique, sens musculaire.

Reconnaissance tactile excellente.

6 juillet 1907. — Intervention sur la région rolandique droite : on trouve deux petits cysticerques, d’ablation facile, à la frontale ascendante.

28 juillet 1907. — Motilité. — Normale, après plusieurs jours où les trois derniers doigts ont présenté une contracture passagère.

Sensibilité. — « Les troubles de la sensibilité n'étaient pas démontrables — léger élargissement des cercles de Weber : 4 à 6 millimètres à la puple du doigt. »

Agnosie tactile. — À la main gauche, la forme des objets est reconnue, mais jamais les objets eux-mêmes. — A la main droite, ils sont immédiatement reconnus.

Ogrets. MAIN GAUCHE, CE LAN RERO EN Un objet assez long avec un trou sur le côté. Dé. . . . . . . . . . Un objet dur, à parois rugueuses, à peu près gros

comme une noisette,

Merren, ir. Un objet poli, avec un trou dans le milieu, gros comme le poing.

Crayon. . .. . . . . Un objet dur, long, petit, rond, avec un côté

pointu.

Vouters

OBSERvVATION DE RIEGNER.

(Deutsch. med. Wochens. 1894, n° 23).

122. — Enfant, 6 ans, 1894. — Motilité. — Epilepsie jacksonnienne droite, mouvements maladroits dans l'intervalle des crises.

Sensibilité. — Tactile, allaiblie, particulièrement aux doigts avéc erreurs grossières dans la localisation, musculaire ; aucun renseignement.

Agnosie tactile. — À sa main droite, l'enfant ne reconnaissait pas les objets.

Intervention. — Trépanation sur la région rolandique gauche : extirpation d'un néoplasme sous-cortical, large environ comme 3 marks. — Monoplégie avec anesthésie du bras droit, ayant persisté dans la suite (ablation du fragment cortical sous lequel apparaissait la tumeur).

OBSERVATIONS DE SCHITTENHELNM.

(Deutsch. Arch. für klin. Med., 1905, LXXXV.)

423. — Mineur 38 ans. /! y a 5 ans, chute sur la tête dans une fosse à charbon, fracture ayant laissé sur le pariétal gauche une longue cicatrice antéro-postérieure, profondément déprimée, coupant, à l'union du tiers inférieur avec le tiers moyen, la projection sur l'os de la scissure de Rolando : paralysie du bras droit consécutive, ayant rétrocédé depuis.

Actuellement, motilité droite. — Mouvements normaux, sauf l’opposition du pouce un peu génée ; main légèrement ataxique ; un peu d’affaiblissement musculaire, sans raideur et sans atrophie.

Réflectivité. — Réflexes rotuliens forts, réflexes cutanés normaux, pas de clonus du pied, pas de Babinski.

Sensibilité droite. — Tactile. — 1. Seuil intensif. Anesthésie pour les

seuls doigts aux contacts légers, hypoesthésie aux forts contacts, paume normale.

2. Localisation. À peu près normale, un peu moins bonne à droite.

3. Seuil extensif. Elargissement des champs de Weber : à la paume 80 millimètres à droite (sa largeur entière), 15 millimètres à gauche ; le malade cherche à localiser l'unique sensation fournie par les deux pointes qu'il rapporte, tantôt à distance égale entre elles, tantôt à la plus appuyée.

Douloureuse el thermique. — Normale.

À la pression. — Il faut arriver à 200 grammes pour déterminer plus qu'une sensation tactile, à 500 grammes aucune distinction n'est faite avec la pression de 200.

Atlitudes segmentaires. — Atteinte aux trois doigts du milieu.

La main gauche n'arrive pas à reproduire l'attitude qu’on imprime à la main droite.

Osseusé (au diapäson). — Abolie aux doigts et à la main, affaiblie à l’avant-bras, normale au bras.

LE ee em me te ee ee CE UNE ZE VU

Agnosie tactile. — A la main droite, absolue : aucune sensation pour les petits objets: centimes, marks, etc.…, sensation vague pour les gros, sans renseignements sur leur constitution ; à la main gauche, reconnaissance immédiate.

II (p. 568).

124. — Tisseur, 44 ans, tuberculeux. Æn 1902, épilepsie jacksonnienne gauche, sans paralysie consécutive, mais avec troubles persistants de la

sensibilité.

Actuellement. Motilité gauche. Mouvements normaux, sans affaiblissement musculaire ni contracture, ataxie franche à la main gauche, particulèrement après occlusion des yeux.

Réfiectivité normale.

Sensibilité. — Tactile. — Affaiblie seulement aux légers contacts, sans erreurs dans la localisation, avec élargissement modéré des cercles de : Weber aux doigts (7 mm. à gauche, 3 mm. à droite).

Douloureuse et thermique. — Normale.

A la pression. — Si troublée qu'elle n’a pas Jété précisée : au baresthésiomètre d'Eulenburg, le plus fort poids (500 gr.), n'arrive à déterminer qu'une simple sensation de contact.

Atliludes segmentaires. — Orientation au repos troublée, mouvements pas- | sifs bien perçus, sauf les petits mouvements des doigts. Osseuse (au diapason). — Normale.

Agnosie tactile. — A la main gauche, les petits objets sont unique-

ment sentis avec l’aide du pouce qui n'arrive jamais à les identifier, les gros objets (montre, couteau), sout assez fréquemment reconnus avec l’aide du pouce, auquel il faut longtemps. A la main droite, reconnaissance immédiate.

| IV (p. 576).

1425. — Ouvrier, 40 ans. Convulsions dans l'enfance ; hémiplégie gauche à 16 ans, progressivement améliorée, mais ayant laissé derrière elle an tremblement continuel du membre supérieur gauche. A dater d'alors il n’a plus reconnu les objets avec la main gauche.

Motilité. — Normale, sauf un tremblement continuel à la main gauche. Réflectivité. — Normale.

Sensibilité (main gauche). — Anesthésie tactile, Aypoalgésie, hypother-

mésie, avec élargissement des champs de Weber {aux doigts, toujours un seul contact ; à la paume, 50 à 60 m/m.).

A la pression, très altérée : 500 grammes déterminent à peine une sensation de pression, musculaire, très altérée, osseuse (au diapason) très altérée. Agnosie tactile. — Absolue : c'est à peine si la présence d'un gros objet peut être reconnue.

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