PQ ET M EN RER
OBSERVATIONS DE WERNICKE.
(Arbeit. aus der Psych. Klin. in Breslau, 1895, Heft. Il.)
126. — N.., 36 ans. Perd connaissance à cheval et tombe sans se faire aucune blessure apparente à la tête.
Motilité. — Hémiparésie droite marquée surtout à la face avec dysarthrie, moins au bras, utilisable mais avec maladresse, à peine à la jambe,
Sensibilité droite. — Tactile (?) -- Anesthésie sur une bande transversale étroite au niveau du poignet, erreurs dans la localisation.
Douloureuse. — Affaiblie.
Thermique. — Normale.
Altitudes segmentaires. — Le malade doit constamment suivre ses mouve-
ments avec les yeux : l'opposition du pouce aux autres doigts devient ataxique les yeux fermés.
Les mouvements passifs, s'ils ne sont pas de très petite étendue, sont perçus, mais leur direction est souvent mal indiquée.
La représentation de la position des doigts est mauvaise.
Agnosie tactile. — Le malade ne reconnait pas les objets qu'on lui met dans la main droite, même s'il fait des mouvements de palpation : un crayon, un canif, une gomme, une bourse, un mouchoir, un petit flacon, et beaucoup d’autres.
Intervention. — Dans la région rolandique droite, à cheval sur la scissure de Rolando, substance cérébrale jaunâtre et molle, adhérente à la dure-mère.
Huit jours après, troubles de sensibilité persistants, concurremment avec l'abolition complète de la perception stéréognostique.
II (p. 49).
127. — Hermann J..., 3 avril 1896.Coup de canne sur le pariétal gauche : parole scandée, incompréhensible ; grande maladresse de la ‘main droite.
Intervention. — Sur le pariétal gauche, entre l'oreille et la suture sagittale, plaie cutanée (dimension : 50 pfennigs), enfoncement esquilleux du pariétal (dimension : 2 marks), ouverture triangulaire à la dure-mère, section artérielle béante, — Nettoyage, ligature et suture incomplète,
Cinq heures après l'intervention, langage troublé, sans aphasie proprement dite, à droite, facial inférieur paralysé ; membre inférieur parésié ; membre supérieur : paralysie flasque des doigts et de la main, mouvements possibles de l’avant-bras et du bras ; sensibilité tactile affaiblie, ‘surtout à l'extrémité périphérique, sensibilité douloureuse conservée, mouvements passifs ignorés aux doigts et à la main, mal perçus à l’avant-bras, perçus distinctement au bras.
30 avril, — Motilité. — Les mouvements actifs sont rétablis, la main
| peut être ouverte ou fermée, mouvements du pouce encore un peu gênés. | Sensibilité. — Tactile, douloureuse et thermique. — 1. Seuil intensif. | Sensibilités revenues : Wernicke remarque la disproportion entre les trou- | bies de la sensibilité tactile et l'astéréognosie.
2. Localisation. Très mauvaise aux doigts, moins mauvaise à la main, bonne à l'avant-bras.
Sensibilité à la pression et sens des attitudes segmentaires. Au 30 avril, | aucune indication ; au 15 avril ils étaient absolument abolis aux doigts et à la main,
Agnosie tactile. — A la main droite, les objets ne sont pas reconnus : thaler, cuillère, verre à vin, livre, bourse, montre, clé, pain. Un pince-nez, un trousseau de clé, sont reconnus, mais manifestement par l'intervention d'autres sens. Le malade examine surtout si les objets sont lourds ou légers, s'ils sont chauds ou froids, et fait attention aux moindres bruits.
21 juin. — Motilité. — Les doigts sont facilement étendus ou fléchis en | masse, rapidement et avec force; le pouce est facilement mis en oppo- | sition.
Sensibilité. — 11 n’existe plus maintenant aucun trouble grossier de la sensibilité (Wernicke). Toutefois :
5 ans plus tard, le malade se plaindra d'avoir la main droite insensible.
Les mouvements passifs des doigts et de la main sont le plus souvent perçus.
Les mouvements délicats des doigts et de la main, possibles sous la direction de la vue, deviennent impossibles les yeux fermés.
Agnosie tactile. — Persistante ; une clé et une éponge ne sont pas dis- | tinguées.
18 juiilet. — Sortie — Cicatrice étoilée et profondément déprimée.
Août 1891 (5 ans après). — Motilité. — La main droite est plus faible que la main gauche.
Sensibilité. — Tactile. — Comme reliquat de sa maladie, le malade
insiste sur le manque de sensibilité de la main droite à la face palmaire des
doigts el de la main. A cette condition toutefois, — difficile à réaliser — qu'on arrive à diriger sur eux l'attention du patient, les attouchements sont perçus.
Douloureuse et thermique. — 1. Seuil intensif. Sensibilité normale, égale à droite et à gauche.
2. Localisation. Erreurs légères : les phalangines et les phalangettes sont quelquefois confondues.
Atlitudes segmentaires. — Les mouvements passifs du pouce à petite étendue, sont ignorés, les mouvements étendus sont perçus, mais leur amplitude et leur direction mal définies.
La direction de la vue est toujours indispensable en tout pour les mouvements de la main droite : aussi son usage est-il toujours restreint.
Agnosie tactile, — Améliorée, mais persistante : le malade ne peut rien