‹ Sur l'aimantation des terres cuites et ses applications géophysiquesChapitre 17 sur 74 · Historique · texte numérisé non relu

Historique

roches avaient été faites Jusqu'à ces dernières années avec des magnétomètres. ,. 19 R. Chevallier rejetant le magnétomètre à cause de son instabilité dans les villes, a étudié et utilisé des méthodes d’induetion (*). Il emploie une méthode de zéro, soit avec enlèvement, le champ 46 étant perpendiculaire au champ terrestre, soit avec rotation continue, Son appareil présenterait encore quelques défauts :

le circuit induit est une bobine plate; son rayon moyen étant petit (28 centimètres) pour les échantillons utilisés, le champ 96 est assez loin de l’uniformité dans tout leur volume. | — la sensibilité, déjà faible pour l’étude des laves dont l’aimantation est assez forte (J est de l’ordre de 80.10-*), est insuffisante pour l’étude de la plupart des terres cuites et des roches, même des basaltes dont l’aimantation est souvent inférieure à 10.10-4, — l'instabilité magnétique et thermique est assez grande. Mais on sait que les méthodes d’induction sont utilisables ; il suffira maintenant de s’ingénier à corriger ces défauts dans des appareils nouveaux. |

(1) Plus exactement, serait sans effet, si l’aimantation induite était purement temporaire ; mais quelques terres cuites et des roches ferromagnétiques, gardent une aimantation rémanente (voir $ 91) cause d'erreur dans ces mesures.

(2) G. GRENET. — Sur les propriétés magnétiques des roches. Ann. de phys., 10€ série, t. XIII, 1930, p. 263-348.

(5) R. Cnevazzier. — L’aimantation des laves de l’Etna et l'orientation du champ terrestre en Sicile du xr1 au xvri® siècles. Ann. de phys., 10° série, 4, 1925, p. 5-62.

20 G. Grenet (!) a décrit un nouvel appareil d’induction procédant aussi par enlèvement, mais avec méthode de déviation et champ 4 parallèle au champ terrestre. Le cireuit induit est un solénoïde dans lequel le champ est uniforme dans tout le volume de l’échantillon. La sensibilité est grande grâce à l'emploi d’un galvanomètre à aimant mobile. L'instabilité magnétique est corrigée par une bobine de surface égale à celle du solénoïde, montée en opposition avec lui. L'auteur signale la possibilité de mesurer la susceptibilité par la différence de 2 moments M: et M}; obtenus pour 2 positions à 1800. Cette différence est, le plus souvent, très faible et ne donnerait, comme on le verra plus loin, qu'un ordre de grandeur de la susceptibilité.

30 J'ai, à mon tour, construit un appareil d A At pour lequel j’ai systématiquement recherché :

un champ uniforme dans un grand volume,

une grande sensibilité,

un zéro très stable (galvanomètre à cadre mobile et suppression complète des perturbations magnétiques et thermiques).

Cet appareil est utilisé en méthode de déviation, mais avec retournement. Il est complété, comme Je l’ai dit, par un dispositif permettant la mesure des susceptibilités dans des champs connus pouvant atteindre 60 gauss (?).

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