‹ Sur l'aimantation des terres cuites et ses applications géophysiquesChapitre 54 sur 74 · IV. — QuEesTIONS DIVERSES SUR L’AIMANTATION À CHAUD · texte numérisé non relu

IV. — QuEesTIONS DIVERSES SUR L’AIMANTATION À CHAUD

Les réponses à plusieurs de ces questions ont été plus ou moins implicitement admises et utilisées dans toute la 2€ partie.

65. L’aimantation thermique est-elle une grandeur bien définie ? —— On a vu précédemment que, pour une argile donnée, l’aimantation permanente, gardée après cuisson en champ magnétique et la susceptibilité variaient très fortement avec l’atmosphère et la température de cuisson : l’aimantation variant aussi, bien entendu, avec le champ. Ces 3 facteurs sont-ils seuls à agir et, ans ils sont fixés, c« et 7 sont-ils bien définis ?

19 FLUCTUATIONS DE 5 ET DE X POUR UNE MÊME TERRE. — L’aimantation et la susceptibilité de cylindres provenant d’un même lot de terre et cuits dans les mêmes conditions sont variables ce qui provoque la dispersion des points dans toutes les courbes établies avec les résultats d’expériences sur différents cylindres. Ces variations sont dues, certainement, à des différences légères de composition et on peut conclure, inversement, que c et x dépendent d’une façon très sensible de la composition de la terre crue. On voit qu’il ne faut pas songer à établir des relations donnant s et y en fonction des températures T et des champs H de cuisson, de l'atmosphère et de la composition de la terre convenablement définies ; que, par conséquent, il sera toujours impossible de déterminer directement l’un des 4 facteurs, H par exemple, connaissant les 3 autres, après avoir mesuré & et y. On verra (3€ partie) que de toutes les propriétés précédemment étudiées, on pourra déduire, au contraire, une méthode indirecte de détermination de H.

20 INFLUENCE DES VITESSES DE CHAUFFE ET DE REFROIDISSEMENT. — La vitesse de chauffe ne peut agir qu’en faisant varier la composition de la terre cuite. Le cas particulier de la chauffe très

(!) Ces différences entre la 17€ réaimantation et les suivantes apparaîtraient mieux si les terres cuites ne subissaient aucun réchauffement intermédiaire qui les fait évoluer. Par une succession de cuissons en atmosphère neutre, toute terre cuite tend vers un état d'équilibre : si beaucoup de réchauffements ont eu lieu {cas des exemples donnés) entre la cuisson initiale et la première réaimantation, les aimantations alors obtenues vont différer fortement, puis les différences seront beaucoup plus faibles entre la 1'2 réaimantation et les

suivantes.

rapide étant éliminé, il semble que cette vitesse est sans effet important (objets petits, vitesse modérée) d’après les quelques essais suivants : | ; essais indirects : un cylindre cuit deux fois, dans les mêmes conditions, donne souvent les mêmes valeurs pour & et pour y ($ 6r et 62) :

essais directs : ils sont difficiles car ils doivent porter sur des cylindres différents, mais alors les fluctuations de cylindre à cylindre peuvent cacher le phénomène à étudier. :

Exemple : 3 cylindres cuits à la même température 8050.

B:18 chauffe lente 3!30 d'ADN O Y=:107 "107 B:5 » normale 130 76 67 B:17 » rapide Tr" 107 95

D’autres essais semblables ne donnent pas de résultats plus nets ; ils montrent, tout de même, que cet effet de la vitesse de chauffe, s’il existe, est assez faible, |

La vitesse de refroidissement va agir, à priori, de deux façons : d’une part, la terre subit au cours de son refroidissement des modifications chimiques et minéralogiques qui peuvent dépendre de cette vitesse, d’où variations de 5 et de y ; d’autre part, on admet généralement que l’aimantation prise augmente, toutes choses égales, avec la vitesse de refroidissement. L’effet total m’a paru assez faible; voici un exemple qui donne son ordre de grandeur. ne

Le cylindre C. 6, cuit initialement à 870° en atmosphère d’azote, subit 4 réchauffements successiis, identiques, à 6009 ; chaque fois il est refroidi dans un champ de 13 gauss agissant jusqu’à 800, le refroidissement étant lent (vitesse habituelle, soit 8 heures environ) ou rapide (2 heures environ). On obtient les aimantations suivantes: |

refroidissement lent gs OLIS 107 rapide 875 rapide 880 lent 830

La vitesse de refroidissement agit donc nettement, mais faiblement (7 % environ) pour augmenter l’aimantation permanente. On remarquera que ce cylindre n’est pas exactement stabilisé ; par cuissons successives identiques, il tend à devenir plus magnétique, mais faiblement, J'ai opéré par essais croisés

pour éliminer cet effet qui aurait pu être plus important.

En définitive, pour une terre donnée, quand l'atmosphère, la température de cuisson et le champ magnétique sont bien déterminés, & et x le sont à peu près, les fluctuations possibles étant de , 1 ste N . À . .

l’ordre de 20 % (”). Mais il faut que les 3 facteurs (atmosphère, T et H) soient exactement définis, sinon

Jes grandeurs & et x apparaissent comme extrêmement capricieuses.

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