C.46 : azote, 1659, 13 gauss jusqu’à
C.48 : cuissons successives (azote, champ de 13 gauss jusqu’à 300), à températures T croissantes.
p 5-104 4108 75° 0,6 13,5 100 0,9 ee Cho 1309 0,8 13,8
S1 on remarque que le cylindre C.48 cuit à 6700 ne prendrait, pour le même champ, qu’une aiman-
tation inférieure à 10.10, on voit que les cuissons à températures peu élevées produisent une aimantation déjà importante.
68. Aïmantation partielle et réchauffement. — On a étudié précédemment ($$ 57 à 60) la désai-
mantation, par réchauffement en champ nul, dans le cas de l’aimantation complète ; on va étudier le cas de l’aimantation partielle : une terre dont le refroidissement initial a eu lieu dans un champ
magnétique n’agissant qu'entre les températures T' et T'’ est réchauffée en champ nul à des températures croissantes.
197 Cas: T' > T,. — Il s’agit de terres ($$ 51 à 53) sur lesquelles le champ a agi dès le début du refroidissement. Je n’ai étudié avec détails que des cylindres d’argile de Noron, cuits en atmosphère neutre, à 8700 ; les réchauffements, en atmosphère neutre aussi, ont quels le tableau XXXIT donne :
T”' température de suppression du champ,
et 7 aimantation permanente et susceptibilité avant réchauffement.
porté sur 5 cylindres pour les-
Taszeau XXXII
Cylindres
19 Résurrars. — Dans le tableau qui suit on trouve, pour les 5 cylindres, les températures 1 des réchauffements successifs et, pour chacune d'elles, oo on restante, toujours mesurée après refroidissement complet.
Tagzeau XXXIII
Les aimantations sont données en unités arbitraires (centimètres de déviation au magnétomètre) : le nombre lu devant 20° représente l’aimantation ‘avant réchauffement : il correspond à : du tableau précédent (en unités e. m.). Ces résultats ont été étudiés déjà dans une note (!) où l’on trouvera les courbes de désaimantation tracées avec les nombres du tableau précédent (?).
20 Coxczusron. — La conclusion est nette et surprend un peu : la désaimantation ne commence qu'au-dessus de T!'; le corps se souvient, en quelque sorte, de cette température T/' à laquelle le champ a cessé son action et tout réchauffement à température plus basse laisse l’aimantation permanente thermique complètement intacte (*). Ce phénomène est encore une manifestation de cette indépendance des intervalles de température étudiée au $ 60, 39 : le réchauffement à la température t ne fait disparaître que l’aimantation acquise entre t et la température ordinaire.
22 Cas : T' < T,. — Lorsque le champ magnétique a agi entre T' et T‘', avec T' <T,, on peut se demander si le corps se souvient aussi de la ÉUpé Riu T' du début de l’action du champ et si, réchauffé à T”, il aura perdu toute aimantation. Je n’ai fait, à ce sujet, qu'un seul essai ; le cylindre C.12, éananrs par réchauffement à 6700 et réaimanté par un ‘champ de 135 gauss agissant au refroidissement entre 4700 et 2900 ($ 52), est réchauffé en champ nul :
aimantation initiale g — 3065-10 après réchauffement à 4700 115 » » 5409 8 »
La désaimantation semble devoir se terminer, comme précédemment, vers 5800 ; en tout cas le réchauffement à 4709 n’a pas fait disparaître toute l’aimantation thermique. Donc les deux témpératures limitant l'intervalle d’action du champ n’ont pas le même effet :
() E. Tæezrrer. — Sur la disparition de l’aimantation permanente des terres cuites par réchauffement en champ magnétique nul. C.R., 205, 1937, p. 334.
(2) La courbe de C. 7 a été donnée figure 31, avec 5 exprimé en u. e. m.
(5) Les corps étudiés $$ 57 à 60 sont, en réalité, à aimantation partielle avec T”’ = 1200. Les réchauffements à 1202 n’ont pas été faits ; les nombres donnés pour 120° sont les aimanñtations initiales qui n'auraient pas été modifiées par ce réchauffement.
la 2e, T'', de suppression du champ, est celle à partir de laquelle la désaimantation commence ; la 17e, 1”, de début d’action du champ, ne paraît pas retenue par le corps dont la désaimantation s’achève toujours à la température T, laquelle ne dépend que de la composition chimique et minéralogique. :
69. Remarques d'ordre ehimique et minéralogique. — On va voir qu’en définitive j’ai peu étudié, chimiquement et minéralogiquement, les terres cuites qui m'intéressaient surtout par leurs applications géophysiques. |
19 rue caimique. — L’argile de Noron ayant été cuite dans des conditions varices (température et atmosphère) j'avais cru intéressant de suivre ses modifications chimiques. Quelques analyses ont été faites, sous la direction de M. Brémond, à l’Institut de Céramique, à Sèvres ; elles n’ont porté que sur les quantités de fer ferreux et ferrique. Le tableau qui suit rappelle, pour chaque cylindre, les conditions de sa cuisson, la susceptibilité acquise et il donne les quantités de FeO et Fe0° pour 100 grammes de terre cuite ; avec l’argile de Noron crue du même lot on à - FeO 0,68 :
FeO* 4,16.