‹ Sur l'aimantation des terres cuites et ses applications géophysiquesChapitre 62 sur 74 · APPLICATION A LA PHYSIQUE DU GLOBE · texte numérisé non relu

APPLICATION A LA PHYSIQUE DU GLOBE

Les roches, comme les terres cuites, sont faiblement magnétiques ; dans le champ terrestre actuel, elles prennent une aimantation induite dirigée, à l’anisotropie près, comme ce champ et on peut, pour chacune, définir une susceptibilité x. Mais elles portent aussi, souvent, une aimantation permanente (*) (d’origine thermique, rémanente isotherme ou mixte) ; ces aimantations sont intéressantes à deux points de vue en géophysique :

19 aimantations induites et aimantations permanentes produisent un champ magnétique s’ajoutant au champ terrestre, d’où anomalie magnétique et possibilité de prospection magnétique ;

29 l’aimantation thermique est, croit-on, due au champ ayant agi lors du refroidissement de la roche (refroidissement lent des roches endogènes ou rapide des roches exogènes, refroidissement aussi, sans doute, des roches métamorphiques) ; l’aimantation permanente thermique doit pouvoir renseigner sur ce champ magnétique historique en direction et en intensité.

Mais là surgissent maintes difficultés, outre celles dues aux mesures de ces faibles aimantations : il faut pouvoir, d’abord, déterminer l’âge des objets étudiés ; puis il faudrait savoir distinguer l’aimantation thermique de l’aimantation rémanente s’il en existe ; enfin, il faudrait s’assurer encore que cette aimantation thermique n’a pas évolué. Cet intéressant problème géophysique étant résolu, c’està-dire le champ terrestre étant connu en un lieu, pendant une certaine période, on pourrait alors songer au problème inverse qui serait de dater des matériaux en étudiant leur aimantation. Disons, tout de suite, que ce trop ambitieux programme n’est certainement pas réalisable pour les périodes géologiques, mais 1l l’est, probablement, pour toute la période historique.

Le chapitre I sera consacré au problème du champ terrestre dans le passé ;

Le chapitre IT, aux effets des aimantations permanentes et induites sur le champterrestre actuel.

(*) Les roches sédimentaires sont le plus souvent très faiblement magnétiques : susceptibilités extrêmement faibles et aimantations permanentes nulles ; on ne s’intéressera ici qu'aux roches éruptives.

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