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se continue sans démarcation avec le tissu ambiant conte-
nant de la graisse.
Résumé. — Le petit anévrysme présente une interruption complète de la moyenne au collet; cependant, un petit flot situé tout à côté, et un autre en plein sac, mettent hors de doute que celui-ci est constitué par la paroi aortique elle-même refoulée, et que la couche interne est bien l’intime aortique. Le gros présente plusieurs particularités. D’un côté, l’afFaissement de la paroi s’est fait en deux points successifs; le premier affaissement a produit le bourrelet indiqué; plus loin, les lésions s'étant trouvées plus intenses, et surtout plus étendues, la paroi a cédé complètement et l'’anévrysme proprement dit a pris naissance. Dans le reste, l’affaissement, bien marqué d'emblée, ne s’est fait qu'en un point, au niveau du collet. Nous voyons, d'autre part, le diaphragme subir, en un point, une destruction qui, vraisemblablement, aurait pu le faire disparaître à ce niveau.
CASATIT
Homme de 64 ans, entré, le 27 mai 1899,dans le service de M. le professeur Bondet. Antécédents muets. Signes de dilatation de l'aorte, mais on ne diagnostiqua pas d’anévrysme; pleurésie droite; albuminerie ; asystolie progressive à laquelle succomba le malade.
A l’autopsie. dilatation générale de l'aorte ascendante et de
Ja crosse; laorte descendante a un calibre voisin de la
Ro at
normale. L’aorte ascendante et la crosse présentent de très nombreuses plaques gélatiniformes ; la surface est irrégulière, présente par places un aspect gaufré par suite de la présence de légères dépressions entre des plaques gélatiniformes,; il y a aussi un Certain nombre de plaques calcifiées; pas d’abcès athéromateux. L'aorte descendante présente scniemene quelques rares plaques gélatiniformes.
19 Sur la face gauche et antérieure de l'aorte ascendante est un anévrysme sacciforme, du volume d’une mandarine. L'aorte incisée, on voit que celui-ci présente un orifice arrondi, épaissi en bourrelet, mais ne formant pas de diaphragme; il commence à 1 cent. au-dessus des sigmoiïdes aortiques; la tumeur est remplie par un caillot dur; celui-ci étant enlevé, on voit que la poche communique avec l'artère pulmonaire par un orifice arrondi, régulier, laissant passer un doigt. Nous prélevons de ue fragments pour l'examen histologique (alcool).
a) D'abord nous prélevons une tranche comprenant foute la tumeur dans le sens vertical. Celle-ci étant trop longue pour être coupée en une seule fois, nous la divisons en cinq fragments qui se suivent exactement.
Le premier fragment contient le collet, au niveau du bord inférieur de l’orifice. En partant de l'aorte, on trouve une adventice épaisse, mais pas très dense, avec une légère infiltration de cellules rondes; le tissu conjonctif avoisinant est un peu densifié et contient plusieurs petits vaisseaux oblitérés. La moyenne est peu altérée, a une épaisseur normale et des limites régulières; vers le milieu, on trouve une piaque fibreuse, formée d’un tissu peu dense, ayant un vaisseau à son centre; plus près du collet, on retrouve plusieurs toutes -petites Rues d’un tissu fibreux rose homogène. L’intime est épaisse; elle présente, un peu avant le collet, un épaississement gélatiniforme. Au collet, la moyenne se recourbe en masse, puis S’interrompt brusquement après un trajet de ‘1.5 mill.et, dès lors, on n’en retrouve plus. L’extrémité interrompue estenchassée dans une masse d’untissu conjonctif
Écagomes
délicat, dont les fibres sont perpendiculaires à la surface d'interruption de la movenne; ce tissu contient de nombreuses cellules rondes. Entre cette terminaison de la moyenne et le collet macroscopique, cette tunique est, en un point, interrompue en grande partie par un gros amas arrondi de tissu de granulation qui part de l’adventice et ne
& respecte que les couches les plus internes. Sur quelques ke coupes, la terminaison de la moyenne n’est pas perpendi- 4 culaire; il y a une petite bande qui va un peu plus loin, puis 4 se replie en point d’interrogation et disparaît. L’intime se “8 recourbe au niveau du collet pour passer dans le sac; elle $ présente, à ce niveau, un épaississement progressif très F considérable, formé par les couches superficielles de l’intime et contenant de très nombreuses cellules fusiformes. L’adventice passe aussi dans le sac; à son point de réflexion, ses faisceaux sont comme chiffonnés, elle présente de l'infiltration et contient trois vaisseaux oblitérés; de ce point part un petit vaisseau allant dans l’amas situé au point d’interruption de la moyenne.
Dans la partie du sac comprise dans cette coupe, on ne trouve point d’îlots de moyenne. L’adventice est épaisse et contient des débris pigmentaires. L’intime, qui est d’abord | bien nette, n'est bientôt pas reconnaissable; elle devient < __ fibreuse et on ne peut plus la distinguer de l’adventice. On
ne trouve alors qu’une paroi fibreuse épaisse dont la face interne est mal délimitée d’avec le caillot, car celui-ci envoit de petits prol>ngements entre les fibres conjonctives.
Les trois fragments suivants répondent donc à la paroi
du sac.
Le deuxième fait suite au précédent. La paroi n'est d’abord formée que d’une très mince couche fibreuse qui est en contact immédiat avec la moyenne de l'artère pulmonaire (cette moyenne est parcourue de travées scléreuses et l'intime épaissie). Plus loin, la paroi se sépare de la pulmonaire, et alors elle devient plus épaisse : on y distingue une couche fibreuse épaisse [adventice), contenant deux ou trois amas