‹ Sur l'Anatomie Pathologique et la Pathogénie des Anévrysmes Spontanés de l'AorteChapitre 4 sur 73 · PRÉAMBULE · texte numérisé non relu

PRÉAMBULE

On:a; | appliqué la ant os d’anévrysme a — plusieurs groupes de faits tellement différents les uns des autres par leur pathogénie et aussi par les lésions qu'ils constituent, qu’il n’y a pas grand inté-. rêt à les étudier ensemble. Chaque groupe mérite une étude tout à fait spéciale, et c’est un seul d’entre eux que nous avons pris pour objet de ce travail. = La première division essentielle à établir, est celle des anévrysmes traumatiquee et des anévrysmes spontanés. Nous laisserons complètement de côté les premiers qui doivent, en somme, être étudiés avec les plaies des artères. ee

Les anévrysmes spontanés eux-mêmes relèvent de causes très diverses. Parmi eux nous avons choisi comme seul objet d'étude l'anévrysme spontané vulgaire de l'aorte qui constitue un type morbide assez homogène.

Donc, d'une part, nous n'avons pas étudié toute une série de variétés, telles que l’anévrysme embolique, l’anévrysme par arrosion, etc., qui n’ont pas de

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rapport avec l’anévrysme vulgaire tel qu'on l'observe au niveau de l'aorte. Nous en dirons seulement quelques mots, indiquant les opinions des auteurs à leur sujet, mais sans rien y ajouter de personnel. C'est ce qui fera l'objet d'un premier chapitre; celui-ci n'était pas nécessaire, puisqu'il a pour sujet des anévrysmes que nous avons systématiquement retranchés du cadre de nos recherches; il ne nous a pas, cependant, paru inutile de donner un court tableau de ces lésions, dont quelques-unes sont assez peu connues, en France du moins.

Nous avons aussi laissé de côté les anévrysmes des membres. Non pas que nous voulions indiquer par là qu'ils ne puissent pas reconnaître la même pathogénie que ceux de l'aorte, mais nous avons estimé que notre étude serait ainsi plus claire. D'abord, les différences de structure qui existent entre deux points du territoire artériel sont assez marquées pour que la comparaison de lésions de points divers nécessite une assez grande part d'interprétation. Pour la même raison cela permet mieux d'établir un rapprochement avec les recherches des auteurs qui ont été faites pour la plupart sur des anévrysmes

aortiques. D'autre part ceux-ci sont encore un objet

d'études particulièrement favorable, non seulement à cause de leur grande fréquence, mais aussi parce qu'ils forment un groupe particulièrement homogène,attendu que,pour les anévrysmes des membres, il faut souvent faire intervenir un traumatisme direct, etc., et que leur pathogénie n’est donc pas univoque. Enfin parmi les gros vaisseaux l'aorte est

PT VIRE un lieu d'élection de lésions diverses, telles que l’'athérome ou la syphilis, auxquelles on a fait jouer le rôle que nous verrons dans la pathogénie des anévrysmes spontanés ; cette condition permet de comparer plus aisément les lésions des aortes anévrysmales des lésions des athéromateux ou des syphilitiques.

Cela étant éliminé, nous retracerons, dans un deuxième chapitre, l'histoire des travaux relatifs à la structure et à la pathogénie des anévrysmes, en nous limitant autant que possible à ceux ayant trait à la variété d'anévrysme que nous avons seule étudiée. Nous n'avons pas eu, d’aïlleurs, la prétention de faire un historique complet. Nous avons indiqué avec quelques détails certains travaux importants, notamment des travaux allemands récents qui ont eu pour objet d’établir,sur la pathogénie des anévrysmes, des notions complètement différentes de celles qui ont cours en France. |

Les diverses questions en litige ayant été ainsi indiquées, nous chercherons à les résoudre en indiquant ce que nous avons pu observer.

L’'anatomie pathologique fera l'objet du troisième chapitre ; elle sera basée sur les examens (que nous rapporterons alors) de huit anévrysmes sacciformes et d’un certain nombre d’autres dilatations. Le quatrième chapitre est relatif à la pathogénie ; nous discuterons les diverses théoriesetnousarriverons à cette conclusion que l’anévrysme commun que nous avons étudié relève directement de la syphilis, comme l'enseigne depuis longtemps M. le professeur Tripier.

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