‹ Sur l'Anatomie Pathologique et la Pathogénie des Anévrysmes Spontanés de l'AorteChapitre 45 sur 73 · MIRE · texte numérisé non relu

MIRE

reste à remarquer entre elles qu'un léger sillon ». L'espace ainsi délimité, est revêtu d’un tissu blanc, et est déprimé ; la dépression est nulle vers les extrémités où, d’ailleurs, la déchirure a respecté une grande partie de la moyenne ; elle augmente progressivement vers le fond et arrive à avoir 1 cent. ; à ce niveau la moyenne a été complètement déchi-

rée sur une faible étendue.

Donc, il semble bien qu'il y ait eu, ici, une déchirure guérie et que cette cicatrice se soit légèrement laissé dilater. Est-ce un anévrysme au début ? On peut parfaitement lui donner ce nom, puisqu'on désigne ainsi toutes les dilatations localisées des artères. Mais, ilest évident qu’un tel anévrysme, de forme si spéciale, n'a rien à faire avec l’anévrysme ordinaire; jamais, même dans des anévrysmes encore plus petits, nous n'avons trouvé une telle disposition. Rien ne prouve que la dilatation aurait augmenté. Ilest probable qu'il s'agissait d'une de ces dépressions en rigole que Zahn obtenait en déchirant les tuniques internes, sans jamais leur voir succéder de véritables anévrysmes.

Page 1