‹ Sur l'Anatomie Pathologique et la Pathogénie des Anévrysmes Spontanés de l'AorteChapitre 46 sur 73 · CAS XXIV · texte numérisé non relu

CAS XXIV

Homme de 40 ans. On trouvait sur laorte ascendaute un anévrysme disséquant et une dépression. La dépression était « large de 5,5 millimètres et profonde de 1,5 centimètres ». Surtrois côtés, elle est limitée par des bords à pic, au niveau desquels la moyenne est interrompue; le fond est tapissé par une « couche interne assez épaisse, formée de belles cellulés fusiformes, qui se continue progressivement avec la

couche endothéliale de l’aorte dont elle représente un épaississement ». Sur le côté gauche, le rebord est également brusque, la paroi « paraît repliée » ; seulement, de ce côté, la paroi aortique était déjà un peu déprimée et amincie, sur une longueur de 3,7 centimètres, dépression correspondant à un amincissement de la moyenne. En effet, sur les coupes qui partent de l’origine de cette dépression et vont jusqu’à l’anévrysme, on voit que la moyenne s’amincit peu à peu; arrivée au collet,ellese r:plie, puis diminue rapidemeut et disparait,

Nous voyons donc ici un anévrysme qui n’a rien de bien spécial. On ne voit rien qui indique une déchirure. Eppinger admet que l'anévrysme s’est formé à l'extrémité d’une déchirure dont le reste serait représenté par la dépression indiquée; mais c'est une simple hypothèse; il est tout aussi logique de penser que l’anévrysme s'est formé au niveau d'un de ces points amincis qu'on trouve si fréquemment dans les aortes anévrysmatiques et dans les aortes syphi!itiques. L'auteur ne donne pas de détails suffisants pour permettre de juger de la présence ou de l'absence de lésions inflammatoires.

Donc, pour résumer les trois cas destinés à montrer la transformation d’une déchirure en anévrysme, nous voyons que, dans deux, la déchirure n'est pas prouvée, et dans celui où la déchirure est nette on a une légère dépression qui n'est peut-être pas un anévrysme,en tout cas n ést pas un anévrysme ordinaire.

Les autres cas sont relatifs à des anévrysmes nets, anciens, plus ou moins volumineux, tels qu’on les rencontre ordinairement. Pour qu'ils confirment la théorie d'Eppinger, il fâudrait : 10 qu’on y trouve

“quelqu'indice de déchirure; 2° qu'il n'y ait pas ‘d’autres lésions capables d'expliquer autrement leur

.production. Dans trois cas seulement il s'agit d’ané- 1 , s

-vrysmes de l'aorte; ce sont donc Îes seuls que nous -examinerons. Les voici : ; 4 |

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