ANÉVRYSME CONGÉNITAL
Ce terme a été employé par les auteurs avec des sens différents.
Les uns ont entendu parler d'anévrysmes véritablement congénitaux, c'est-à-dire existant déjà à la naissance.
Ilest très rare que l’on rencontre chez des nouveau-nés des anévrysmes semblables aux anévrys-
AS mes spontanés de l'adulte. Schroetter (1) n’en connait qu'un seul cas, celui de Phaenomenow (2); ül s'agissait d'un anévrysme de l'aorte abdominale, allant de l’origine des artères rénales à la bifurcation de l'aorte ; les trois tuniques artérielles présentaient des lésions inflammatoires marquées, ainsi que des phénomènes de dégénérescence. La cause de cette artérite resta inconnue. Cet anévrysme ne différait, en somme, en rien des anévrysmes ordinaires, et il est bien possible qu'il relevät de la même pathogénie ; il serait néanmoins téméraire de l’affirmer a priori, et il est plus prudent d’écarter provisoirement du cadre général des faits aussi exceptionnels.
La plupart des anévrysmes congénitaux ont été trouvés, soit sur l’artère ombilicale, soit surtout sur le canal artériel (Thore, Parise, J. Renaut, etc.) Il est très probable que leur production a été liée à un trouble des processus évolutifs si particuliers que présentent normalement ces vaisseaux. Quant à la cause de ce trouble, on peut faire iciles mêmes hypothèses que pour toutes les autres anomalies, celles du cœur par exemple. Thoma (3) fait intervenir un processus septico-pyohémique; il pense que le virus circulant gêne la nutrition du canal de Botal, l’empêche de se resserrer (4), puis de s’oblitérer.
(1) ScHrogtrer. — Erkrankungen der Gefässe (Spec. Pathol. und ther., von Nothnagel, Wien., 1890).
(2) PHAENOMENOw. — Arch. f. gynekel., 1881.
(3) THoma. — Deut. med. Woch., 1880.
(4) Cet auteur admet, en effet; que, normalement, de suite
pra c dir hd mue Us: da 7 NT